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Re: Votre livre de chevet...

Publié : 04 févr. 2018, 11:04
par Amsalem
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Re: Votre livre de chevet...

Publié : 05 févr. 2018, 16:20
par DCD
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Il s’agit du premier livre d’Alan Moore, dont je suis un inconditionnel des scénarios de bandes dessinées, telles que Watchmen, V pour Vendetta, From Hell… Et je ne sais pas par où commencer pour vous en parler.

Bon ! Du coup, parlons du livre en lui-même, c’est-à-dire de son apparence physique. Et bien c’est un pavé. Un gros pavé, plus large et plus haut que des livres de poche et dont les feuilles sont très fines, presque diaphanes, afin d’éviter qu’il ne soit trop épais.

Ceci à son importance, car cela exclue de le tenir trop longtemps en mains, mais surtout, cela vous effraie quand vous entamez son prélude.

En effet, sur le fond ce dernier est déstabilisant car les évènements qu’il conte sont étranges et pour cause, il s’agit de la description d’un rêve. Et sur la forme, Alan Moore, qui n’est pas limité par la taille des bulles de ses personnages, se lance dans de longues descriptions et ennuyeuses métaphores.

Bref ! On prend peur et on doute de la qualité de l’histoire à venir. Surtout que M. Moore est un amoureux de sa ville de Northampton, qu’il décrit en long, en large et en travers, au sens propre, et à différentes époques s’il vous plaît ! Depuis la naissance du quartier des Boroughs, qui est le centre de l’histoire (et non, ce n’est pas Jérusalem) en lien avec tous les personnages. Y compris un moine étranger du VIIIème siècle.

Car oui, en plus, l’histoire n’est pas chronologique. Et quand je dis qu’elle ne l’est pas, je n’évoque pas de simples analepses, qui nous éclaireraient sur le passé de personnages, mais des récits antérieurs qui en font intervenir d’autres à différentes époques. Et il y en a beaucoup des protagonistes. A la fin de la première partie du livre, dans laquelle tous les personnages principaux ont été présentés, il y en a une quarantaine à retenir, avec cerise sur le gâteau, parfois les mêmes noms et prénoms. Sans parler de ceux qui sont morts et qui pourtant bougent encore.

Et oui ! Il s’agit d’une œuvre d’Alan Moore : l’ésotérisme bat son plein, même s’il apparaît occasionnellement dans la première partie du livre, par l’intermédiaire des rêves, des fantômes donc, et de la folie de certains personnages. Folie dont seul le lecteur connaît la cause et qui l’intrigue. On mord à l’hameçon dès que le fantastique se manifeste.

L’ésotérisme apparaît aussi par le biais des monuments abondamment décrits et dont certaines fonctionnalités, qui échappent au commun des mortels, comme cette porte placée très haute sur un mur extérieur d’un édifice public, ont une justification et une utilité auprès des initiés.

Alan Moore a tout simplement basé son récit sur le quartier des Boroughs, le plus ancien de Northampton : sur son histoire, sur son architecture (et ses incongruités), sur ses personnages célèbres, et sur ses habitants anonymes. Ces derniers ont en commun d’évoluer dans un quartier populaire et défraîchit, mais qui serait pourtant, le centre de l’Angleterre et par là même, le centre de phénomènes mystiques, comme l’apparition d’un ange à un moine du… VIIIème siècle.

Les bases ainsi posées dans la première partie du roman, le rythme de l’histoire s’accélère dès le début de la deuxième, avec le voyage d’un enfant mort dans l’au-delà. Mais là aussi, même si l’histoire avance, Alan Moore, fou amoureux de sa ville, le fera voyager dans le temps pour vivre les évènements marquants de celle-ci : la rencontre d’Olivier Cromwell qui dormit à Northampton la veille de bataille décisive pour la première révolution anglaise, le grand incendie de 1675…

On sait que le roman est bon et qu’il sera probablement dans la lignée des œuvres d’Alan Moore, mais on se dit aussi, qu’il aurait gagné à être allégé.

Et pour répondre à votre question le plus brûlante, le phallus en haut à gauche représente le nord-ouest du quartier des Boroughs, par où les troupes du roi Henry III pénétrèrent pour mater une révolte étudiante.

Re: Votre livre de chevet...

Publié : 05 févr. 2018, 20:35
par Grenadier
DCD a écrit :Image

Il s’agit du premier livre d’Alan Moore, dont je suis un inconditionnel des scénarios de bandes dessinées, telles que Watchmen, V pour Vendetta, From Hell… Et je ne sais pas par où commencer pour vous en parler.

Bon ! Du coup, parlons du livre en lui-même, c’est-à-dire de son apparence physique. Et bien c’est un pavé. Un gros pavé, plus large et plus haut que des livres de poche et dont les feuilles sont très fines, presque diaphanes, afin d’éviter qu’il ne soit trop épais.

Ceci à son importance, car cela exclue de le tenir trop longtemps en mains, mais surtout, cela vous effraie quand vous entamez son prélude.

En effet, sur le fond ce dernier est déstabilisant car les évènements qu’il conte sont étranges et pour cause, il s’agit de la description d’un rêve. Et sur la forme, Alan Moore, qui n’est pas limité par la taille des bulles de ses personnages, se lance dans de longues descriptions et ennuyeuses métaphores.

Bref ! On prend peur et on doute de la qualité de l’histoire à venir. Surtout que M. Moore est un amoureux de sa ville de Northampton, qu’il décrit en long, en large et en travers, au sens propre, et à différentes époques s’il vous plaît ! Depuis la naissance du quartier des Boroughs, qui est le centre de l’histoire (et non, ce n’est pas Jérusalem) en lien avec tous les personnages. Y compris un moine étranger du VIIIème siècle.

Car oui, en plus, l’histoire n’est pas chronologique. Et quand je dis qu’elle ne l’est pas, je n’évoque pas de simples analepses, qui nous éclaireraient sur le passé de personnages, mais des récits antérieurs qui en font intervenir d’autres à différentes époques. Et il y en a beaucoup des protagonistes. A la fin de la première partie du livre, dans laquelle tous les personnages principaux ont été présentés, il y en a une quarantaine à retenir, avec cerise sur le gâteau, parfois les mêmes noms et prénoms. Sans parler de ceux qui sont morts et qui pourtant bougent encore.

Et oui ! Il s’agit d’une œuvre d’Alan Moore : l’ésotérisme bat son plein, même s’il apparaît occasionnellement dans la première partie du livre, par l’intermédiaire des rêves, des fantômes donc, et de la folie de certains personnages. Folie dont seul le lecteur connaît la cause et qui l’intrigue. On mord à l’hameçon dès que le fantastique se manifeste.

L’ésotérisme apparaît aussi par le biais des monuments abondamment décrits et dont certaines fonctionnalités, qui échappent au commun des mortels, comme cette porte placée très haute sur un mur extérieur d’un édifice public, ont une justification et une utilité auprès des initiés.

Alan Moore a tout simplement basé son récit sur le quartier des Boroughs, le plus ancien de Northampton : sur son histoire, sur son architecture (et ses incongruités), sur ses personnages célèbres, et sur ses habitants anonymes. Ces derniers ont en commun d’évoluer dans un quartier populaire et défraîchit, mais qui serait pourtant, le centre de l’Angleterre et par là même, le centre de phénomènes mystiques, comme l’apparition d’un ange à un moine du… VIIIème siècle.

Les bases ainsi posées dans la première partie du roman, le rythme de l’histoire s’accélère dès le début de la deuxième, avec le voyage d’un enfant mort dans l’au-delà. Mais là aussi, même si l’histoire avance, Alan Moore, fou amoureux de sa ville, le fera voyager dans le temps pour vivre les évènements marquants de celle-ci : la rencontre d’Olivier Cromwell qui dormit à Northampton la veille de bataille décisive pour la première révolution anglaise, le grand incendie de 1675…

On sait que le roman est bon et qu’il sera probablement dans la lignée des œuvres d’Alan Moore, mais on se dit aussi, qu’il aurait gagné à être allégé.

Et pour répondre à votre question le plus brûlante, le phallus en haut à gauche représente le nord-ouest du quartier des Boroughs, par où les troupes du roi Henry III pénétrèrent pour mater une révolte étudiante.
Cela aurait pu plaire à W. Blake, A. Huxley voir J. Morrison, à moi aussi mais trop de trucs à faire, alors ingurgiter un tel pavé, quel courage :acclam:

Re: Votre livre de chevet...

Publié : 07 févr. 2018, 00:34
par Toni Truand
Toujours pas fini les livres que j'ai entamé y a longtemps, mais j'aime bien faire durer le plaisir. Je suis sur bio de Brel, bio de Desproges, bio de Danone ( :-l ), la peau sur les os de Stephen King et un carnet tâché de vin avec des textes de Bukowski. (

Édite flood superflu

Re: Votre livre de chevet...

Publié : 07 févr. 2018, 17:05
par Toni Truand
bulbi a écrit :
Toni Truand a écrit :Toujours pas fini les livres que j'ai entamé y a longtemps, mais j'aime bien faire durer le plaisir. Je suis sur bio de Brel, bio de Desproges, bio de Danone ( :-l ), la peau sur les os de Stephen King et un carnet tâché de vin avec des textes de Bukowski.
Je suis sur du Bokowski en ce moment. Génial.
lequel? J'ai une préférence pour ses romans le postier, women, factotum, mais ses nouvelles et des poèmes se lisent super bien aussi :-)

Re: Votre livre de chevet...

Publié : 08 févr. 2018, 11:23
par my_keul
Pour ceux qui l'ont deja lu (ainsi que le tome 1)

Re: Votre livre de chevet...

Publié : 10 févr. 2018, 22:58
par Amsalem
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Re: Votre livre de chevet...

Publié : 15 févr. 2018, 20:03
par Amsalem
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Re: Votre livre de chevet...

Publié : 19 févr. 2018, 15:40
par DCD
Grenadier a écrit :
DCD a écrit :Image

Il s’agit du premier livre d’Alan Moore, dont je suis un inconditionnel des scénarios de bandes dessinées, telles que Watchmen, V pour Vendetta, From Hell… Et je ne sais pas par où commencer pour vous en parler.

Bon ! Du coup, parlons du livre en lui-même, c’est-à-dire de son apparence physique. Et bien c’est un pavé. Un gros pavé, plus large et plus haut que des livres de poche et dont les feuilles sont très fines, presque diaphanes, afin d’éviter qu’il ne soit trop épais.

Ceci à son importance, car cela exclue de le tenir trop longtemps en mains, mais surtout, cela vous effraie quand vous entamez son prélude.

En effet, sur le fond ce dernier est déstabilisant car les évènements qu’il conte sont étranges et pour cause, il s’agit de la description d’un rêve. Et sur la forme, Alan Moore, qui n’est pas limité par la taille des bulles de ses personnages, se lance dans de longues descriptions et ennuyeuses métaphores.

Bref ! On prend peur et on doute de la qualité de l’histoire à venir. Surtout que M. Moore est un amoureux de sa ville de Northampton, qu’il décrit en long, en large et en travers, au sens propre, et à différentes époques s’il vous plaît ! Depuis la naissance du quartier des Boroughs, qui est le centre de l’histoire (et non, ce n’est pas Jérusalem) en lien avec tous les personnages. Y compris un moine étranger du VIIIème siècle.

Car oui, en plus, l’histoire n’est pas chronologique. Et quand je dis qu’elle ne l’est pas, je n’évoque pas de simples analepses, qui nous éclaireraient sur le passé de personnages, mais des récits antérieurs qui en font intervenir d’autres à différentes époques. Et il y en a beaucoup des protagonistes. A la fin de la première partie du livre, dans laquelle tous les personnages principaux ont été présentés, il y en a une quarantaine à retenir, avec cerise sur le gâteau, parfois les mêmes noms et prénoms. Sans parler de ceux qui sont morts et qui pourtant bougent encore.

Et oui ! Il s’agit d’une œuvre d’Alan Moore : l’ésotérisme bat son plein, même s’il apparaît occasionnellement dans la première partie du livre, par l’intermédiaire des rêves, des fantômes donc, et de la folie de certains personnages. Folie dont seul le lecteur connaît la cause et qui l’intrigue. On mord à l’hameçon dès que le fantastique se manifeste.

L’ésotérisme apparaît aussi par le biais des monuments abondamment décrits et dont certaines fonctionnalités, qui échappent au commun des mortels, comme cette porte placée très haute sur un mur extérieur d’un édifice public, ont une justification et une utilité auprès des initiés.

Alan Moore a tout simplement basé son récit sur le quartier des Boroughs, le plus ancien de Northampton : sur son histoire, sur son architecture (et ses incongruités), sur ses personnages célèbres, et sur ses habitants anonymes. Ces derniers ont en commun d’évoluer dans un quartier populaire et défraîchit, mais qui serait pourtant, le centre de l’Angleterre et par là même, le centre de phénomènes mystiques, comme l’apparition d’un ange à un moine du… VIIIème siècle.

Les bases ainsi posées dans la première partie du roman, le rythme de l’histoire s’accélère dès le début de la deuxième, avec le voyage d’un enfant mort dans l’au-delà. Mais là aussi, même si l’histoire avance, Alan Moore, fou amoureux de sa ville, le fera voyager dans le temps pour vivre les évènements marquants de celle-ci : la rencontre d’Olivier Cromwell qui dormit à Northampton la veille de bataille décisive pour la première révolution anglaise, le grand incendie de 1675…

On sait que le roman est bon et qu’il sera probablement dans la lignée des œuvres d’Alan Moore, mais on se dit aussi, qu’il aurait gagné à être allégé.

Et pour répondre à votre question le plus brûlante, le phallus en haut à gauche représente le nord-ouest du quartier des Boroughs, par où les troupes du roi Henry III pénétrèrent pour mater une révolte étudiante.
Cela aurait pu plaire à W. Blake, A. Huxley voir J. Morrison, à moi aussi mais trop de trucs à faire, alors ingurgiter un tel pavé, quel courage :acclam:
Surtout qu'il y a un chapitre de la partie 3, en relation avec un personnage ayant un langage inintelligible, basé sur l'association phonétique de syllabes, que Moore a utilisé pour tout le chapitre* et pas uniquement les dialogues, très rares au demeurant, que les pires intervenants du forum n'aurait jamais osé écrire même sur leur téléphone.

Re: Votre livre de chevet...

Publié : 22 févr. 2018, 13:36
par Amsalem
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