Alors que Bah et Othon ont pris la poudre d'escampette en ce dernier jour de mercato, la DNCG (*) doit se prononcer ce matin sur le sort des six joueurs encore en attente de qualification. Avec une seule certitude : certains d'entre-eux resteront sur le carreau.
La vente de Mamadou Bah (ici lors du match de préparation face à Aarau) et le prêt de Quentin Othon seront insuffisants pour qualifier les six recrues strasbourgeoises encore en attente. (Photo DNA - Cathy Kohler)
Au mieux, ils seront trois. Plus sûrement, deux. Dans le pire des cas, il n'y aura personne sur la liste de la DNCG.
Car hier après-midi, il n'y a pas eu de miracle. Malgré les départs de Mamadou Bah et Quentin Othon - juste avant que sonne la cloche de la fin du mercato d'été - la DNCG n'a pas pour autant donné de blanc-seing au Racing.
Réponse attendue ce matin, par fax
La commission d'appel a certes reçu le président Jean-Claude Plessis en fin d'après-midi, mais s'est refusée à donner une réponse claire quant aux joueurs toujours dans l'attente d'une qualification.
« On devrait avoir une réponse demain (ce matin) par fax », lâche simplement Jean-Luc Witzel, le directeur sportif. Fax sur lequel devrait juste figurer des noms de joueurs.
Quoi qu'il en soit, cette liste ne sera pas complète. Car sur les six recrues (voir encadré) qui s'entraînent sans pouvoir jouer depuis des semaines, une bonne moitié risque de rester sur le carreau.
Ce matin, la tâche risque donc d'être compliquée et délicate pour Jean-Claude Plessis. Le président du Racing va en effet devoir signifier à certains joueurs strasbourgeois qu'ils sont désormais chômeurs.
Car, vente ou pas, la masse salariale du Racing reste sous contrôle. Et la DNCG, on le sait, ne blague pas à ce sujet. Or seul un départ supplémentaire - celui de Stéphane Pichot était envisagé au début de l'été - aurait pu permettre de qualifier les six joueurs encore en attente.
« C'est la DNCG qui choisit »
« Ceux qui ne seront pas qualifiés seront libres », souligne Jean-Luc Witzel. Et le plus cruel, c'est qu'hier soir, personne au club ne connaissait l'identité des heureux élus et de ceux qui seraient, au final, les dindons de la farce. « Personne ici n'a de pouvoir là-dessus. C'est la DNCG qui choisit », ajoute, laconique, Jean-Luc Witzel.
Ce dernier avait pourtant réussi à finaliser deux départs à la dernière minute : celui de Mamadou Bah et celui de Quentin Othon.
Pour Mamadou Bah, la piste anglaise menant à Blackpool avait fini par s'éteindre lundi soir. Des problèmes récurrents de visa de travail et un certain flou au niveau des dirigeants anglais ont fait le reste. Du coup, le Guinéen a finalement pris le chemin de l'Allemagne hier après-midi.
Le milieu récupérateur a rejoint officiellement le VfB Stuttgart - où il va notamment côtoyer un certain Mauro Camoranesi - pour une somme estimée à 600 000 €, après avoir un temps intéressé Auxerre.
Pour Quentin Othon - encore en phase de reprise après son opération du genou - la destination a bien été l'ouest de la France. Mais le jeune milieu récupérateur, annoncé partant à Nantes, a finalement posé ses valises à Châteauroux, sous forme de prêt « sans option d'achat », comme le souligne encore le directeur sportif.
Quant aux rumeurs concernant la venue de tel ou tel attaquant (Wiltord, Lesage, Diawara), elles se sont toutes éteintes. « On ne va pas faire venir au club des joueurs alors que certains qui sont présents ne sont pas qualifiés », indique-t-on logiquement du côté de la Meinau.
Pas « d'effectif au complet »
Reste que ce matin, le Racing n'a toujours pas « un effectif au complet pour lancer sa saison », comme le souhaitait Laurent Fournier. Et le coach ne l'aura pas - quoi qu'il arrive - avant le mercato d'hiver, seul un joker pouvant désormais s'engager sous les couleurs du Racing... si la DNCG le veut bien.
Ce qui n'est pas vraiment une bonne nouvelle, surtout au vu des ambitieux objectifs annoncés au mois de juin, qui vont devoir être revus sérieusement à la baisse.
Barbara Schuster
(*) Direction nationale du contrôle de gestion