Messagepar Bel Jéthucine » 21 déc. 2015, 08:17
Article du R.L. de ce matin.
(Article assez bizarre, d'ailleurs, puisqu'il se trompe dans la description du premier but et sur l'identité du deuxième buteur. Vu qu'il donne surtout la parole au coach adverse, je suppose que cet article a été écrit par un "correspondant" de Moselle-Est.)
Metz soigne ses fêtes
Le FC Metz a bouclé 2015 par une large victoire dans le derby face à Sarreguemines (3-0), ce qui lui permet de rester à portée de la première place. « Un beau cadeau de Noël » estime Larrière, double buteur hier.
Sébastien Meyer est longtemps resté sur son banc après le coup de sifflet final, seul et furieux. Sarreguemines aurait pu boucler idéalement une semaine rondelette, après la victoire contre Haguenau (2-0) et un nul face à Nancy (1-1), mais les Faïenciers sont restés sur le carreau, à Metz (3-0), où les joueurs de José Pinot réalisent la belle opération du week-end. Car ils passeront les fêtes à un petit point seulement du leader rémois.
« C’est un beau cadeau de Noël , apprécie Alexis Larrière. On a su se motiver et faire le job. Sarreguemines a eu beaucoup d’occasions mais nous, on a eu l’efficacité. Et notre gardien a été très bon. » La mention à Dylan Dufrenne s’imposait. Ses parades ont pesé dans cette partie, notamment face à Peifer (13e ) et Guendez (84e ), sans oublier cette double intervention devant Hassli et Wengert (56e ).
Meyer « en colère »
La défense du FC Metz n’a pas offert de grandes garanties sur un terrain toujours aussi désastreux, mais elle a tenu. Et cette équipe a surtout accompli le nécessaire pour se mettre à l’abri. Par un jeu plus direct qu’à l’accoutumée et une insistance sur les côtés pour amener le danger, les coéquipiers de Guillaume Kremer ont rapidement pris les devants. Après deux tentatives infructueuses de Teixeira (1re , 3e ), Larrière ouvrait en effet son compteur en profitant d’un cafouillage sur une incursion de Hadji dans la surface (1-0, 22e ).
Avant la pause, Karayer a évité le break en revenant dans les pieds de Bozok (44e ) et Taarimte a raté l’égalisation (45e ). La rencontre semblait encore ouverte à tous les scénarios et la frappe enroulée de Thierry Hassli confirmait la tendance (47e ). Provisoirement du moins. Car Kehli profitait ensuite d’un coup franc messin pour ajuster Trimborn au deuxième poteau (2-0, 54e ) et Larrière s’offrait un doublé sur un penalty (3-0, 62e ) qu’il avait lui-même provoqué. Le SFC avait rendu les armes. Il aurait d’ailleurs pu déguster encore sur une dernière occasion de Hein annihilée par Trimborn (90e +1).
Certes, Sarreguemines déplorait beaucoup d’absences (E. Hassli, Idazza, M’Barki, Ba…) mais « ce n’est pas une excuse », tranchait son entraîneur. « Je suis très en colère , pestait-il. On n’a pas fait ce qu’il fallait pour inquiéter une équipe qui n’était pas dans un grand jour. Je n’ai pas vu d’envie ni d’agressivité, seulement des sénateurs. Voilà, on a occupé notre dimanche… Je ne supporte pas cette absence d’esprit de compétition et je pense qu’on pourrait être bien au chaud, au classement, si on n’avait pas fait des non-matches comme celui-ci. Résultat : on va avoir peur jusqu’au bout. »
Metz, de son côté, vivra des fêtes plus sereines. Sa jeune garde est dans les temps de passage d’un candidat à la montée. Et elle a gagné sans être flamboyante. Ces signes-là, en général, sont encourageants.