R.L. 17/10 : La vie rêvée de Krivets
Publié : 17 oct. 2014, 06:43
La vie rêvée de Krivets

S’il ne s’est pas encore familiarisé avec la langue française, l’adaptation de Sergeï Krivets au sein du groupe d’Albert Cartier a, elle, été immédiate. Photo Pascal BROCARD
Réservé dans la vie, insaisissable sur le terrain, le milieu de terrain biélorusse s’épanouit totalement sous ses nouvelles couleurs. Découverte de l’une des révélations messines de ce début de championnat.
Un sourire, aussi discret que spontané, éclaire régulièrement son visage. Sergeï Krivets ne boude pas son plaisir. Messin d’adoption depuis fin août, l’international biélorusse est un homme « heureux ». Totalement inconnu (ou presque) en France, le natif de Grodno – ville de 356 557 habitants située à une quinzaine de kilomètres de la frontière polonaise – s’est rapidement fait un nom sur la scène de l’élite française. En seulement six représentations… « C’est une bonne chose qu’on s’intéresse à moi et donc au FC Metz , glisse l’intéressé avec beaucoup de retenue. Mais j’ai quand même l’impression que je peux apporter bien plus. »
Auteur d’un magnifique but face à Bastia le 21 septembre, le milieu de terrain avoue s’être « fixé des objectifs personnels », mais refuse poliment de les dévoiler. « Je découvre un nouveau championnat passionnant avec un niveau très élevé », explique-t-il avouant qu’il attend « avec impatience d’affronter Saint-Étienne, Paris et Marseille », dont il « aime le jeu produit actuellement ».
« La quiche ! J’adore ça »
En attendant, Sergeï Krivets s’imprègne doucement mais sûrement « d’une nouvelle culture ». Une de plus. De ses passages en Pologne (2009-2011) et en Chine (2011-2012), il assure avoir « découvert et appris, avec beaucoup de plaisir, énormément de choses bien différentes » de ce qu’il connaissait dans son pays d’origine. Une ouverture que le joueur de vingt-huit ans espère enrichir grâce à son passage en France. « Je m’imprègne petit à petit du mode de vie et j’apprends à connaître une ville complètement différente des grandes agglomérations modernes de mon pays. Metz possède un passé, le centre est chargé d’histoire . Cela me plaît beaucoup. »
Au détour d’une visite de la « très belle » cathédrale Saint-Étienne et de la Porte des Allemands, le néo-Messin a aussi découvert une autre spécialité lorraine : « La quiche ! J’adore ça », lâche-t-il avec gourmandise. Un plat qu’il déguste « très souvent », en compagnie de son épouse et de son… chien. « C’est fou, il peut aller partout , s’enthousiasme-t-il soudain. Même dans les restaurants et les boutiques. Il n’a pas l’habitude d’une telle liberté. Lui aussi adore la ville… »
Tout ce petit monde va, dans les jours qui viennent, quitter l’hôtel pour un appartement. « On a hâte. Cela va nous permettre d’accélérer notre intégration », devine-t-il. Reste le problème de la langue. « J’espère maîtriser un maximum de termes rapidement, mais la langue du football, elle, est universelle ». Pour l’heure, le Biélorusse se contente de quelques mots : « Bonjour », « Comment ça va ? », « Je m’appelle Sergeï » et d’un délicieux hispanisme « Un, dos, tres ». La forte communauté sud-américaine du vestiaire du FC Metz doit être passée par là…
Demain, face à Rennes, Sergeï Krivets, l’une des nouvelles coqueluches de Saint-Symphorien, retrouvera son public. Là encore, il ne boude pas son plaisir : « Je ne pensais pas que les supporters messins étaient si passionnés ! L’engouement est énorme autour de l’équipe ». Le Biélorusse y est sans doute un peu pour quelque chose…
Jean-Sébastien GALLOIS.
« Le coach est un passionné »
« Dès son premier entraînement, il a marqué les esprits. On a tous senti qu’il respirait le football, qu’il sentait les bons coups. » Albert Cartier se souvient précisément de ce 29 août. Jour où il a découvert, en chair et en os, Sergeï Krivets, la trouvaille du président Serin. « J’avais l’impression qu’il connaissait déjà tous les joueurs et leurs caractéristiques », poursuit l’entraîneur du FC Metz qui, depuis, a toujours fait débuter l’international biélorusse (6 matches, 1 but).
Placé très haut, le milieu de terrain s’est immédiatement imposé et ce, quel que soit le dispositif. « Il aime produire du beau jeu, mais sans jamais faire le beau , certifie le technicien-philosophe lorrain. Au contraire, outre son efficacité, sa technique et sa créativité, il sait également être rigoureux, discipliné et respectueux des consignes. Il a non seulement compris les exigences de la Ligue 1 – son expérience en Ligue des Champions l’aide forcément – mais aussi celles de notre équipe. »
L’intéressé, lui, assure être « content » d’évoluer aussi près de l’attaquant : « J’ai le sentiment d’être utile dans cette position ». Quant à la découverte de la méthode Cartier, l’ex-joueur du BATE Borisov reconnaît que « les entraînements sont plus intenses » que ce qu’il a connu dans son pays, en Chine ou en Pologne. « On n’arrête pas, du début à la fin… J’aime ça , précise-t-il. Cela n’a rien d’étonnant : le coach est un passionné, il est très actif et complètement impliqué, avant, pendant et après les séances. Jusqu’ici mes entraîneurs étaient beaucoup plus calmes… »
Devenu, en l’espace de quelques semaines seulement, l’un des dépositaires du jeu messin, Sergeï Krivets pourrait très vite se muer en véritable leader du FC Metz. « C’est un peu tôt , assure-t-il. D’autres, comme Florent Malouda, tiennent déjà ce rôle. Peut-être ai-je aussi les qualités pour le devenir, mais il me faut d’abord mieux maîtriser le français. » « On n’a pas encore réussi à lui adjoindre un prof dans l’avion lors de ses déplacements avec l’équipe nationale », glisse Albert Cartier avant de conclure plus sérieusement : « Sur le terrain, cela ne se ressent pas ».
J.-S. G.
Fc Metz express
Tableau de bord. Hier : une séance d’entraînement en matinée. Aujourd’hui : une séance à16h30.
D’un match à l’autre. Dernier match : Evian TG - Metz (9e journée de Ligue 1), samedi 4 octobre : 3-0. Prochain match : Metz - Rennes (10e journée de L1), samedi 18 octobre à 20h. À suivre : Saint-Étienne - Metz (11e journée de L1), dimanche 26 octobre à 17h ; Nice - Metz (16es de finale de la Coupe de la Ligue), mercredi 29 octobre à 18h30 ; Metz - Caen (12e journée de L1), samedi 1er novembre à 20 h ; Toulouse - Metz (13e journée de L1), samedi 8 novembre à 20 h.
À l’infirmerie. Habib Diallo (pied) et Kwame Nsor (genou) sont toujours à l’arrêt. Sylvain Marchal (cheville) et Romain Rocchi (cheville) poursuivent, quant à eux, leur travail individualisé, tandis que Gaëtan Bussmann (genou) et Ahmed Kashi (ischio-jambiers) ont été ménagés hier, par précaution. Enfin, Johann Carrasso (quadriceps) s’entraîne normalement mais le FC Metz a annoncé son forfait pour la réception de Rennes, afin d’optimiser sa cicatrisation.
Suspendus. Guirane N’Daw et Romain Métanire sont suspendus pour la venue de Rennes demain.

S’il ne s’est pas encore familiarisé avec la langue française, l’adaptation de Sergeï Krivets au sein du groupe d’Albert Cartier a, elle, été immédiate. Photo Pascal BROCARD
Réservé dans la vie, insaisissable sur le terrain, le milieu de terrain biélorusse s’épanouit totalement sous ses nouvelles couleurs. Découverte de l’une des révélations messines de ce début de championnat.
Un sourire, aussi discret que spontané, éclaire régulièrement son visage. Sergeï Krivets ne boude pas son plaisir. Messin d’adoption depuis fin août, l’international biélorusse est un homme « heureux ». Totalement inconnu (ou presque) en France, le natif de Grodno – ville de 356 557 habitants située à une quinzaine de kilomètres de la frontière polonaise – s’est rapidement fait un nom sur la scène de l’élite française. En seulement six représentations… « C’est une bonne chose qu’on s’intéresse à moi et donc au FC Metz , glisse l’intéressé avec beaucoup de retenue. Mais j’ai quand même l’impression que je peux apporter bien plus. »
Auteur d’un magnifique but face à Bastia le 21 septembre, le milieu de terrain avoue s’être « fixé des objectifs personnels », mais refuse poliment de les dévoiler. « Je découvre un nouveau championnat passionnant avec un niveau très élevé », explique-t-il avouant qu’il attend « avec impatience d’affronter Saint-Étienne, Paris et Marseille », dont il « aime le jeu produit actuellement ».
« La quiche ! J’adore ça »
En attendant, Sergeï Krivets s’imprègne doucement mais sûrement « d’une nouvelle culture ». Une de plus. De ses passages en Pologne (2009-2011) et en Chine (2011-2012), il assure avoir « découvert et appris, avec beaucoup de plaisir, énormément de choses bien différentes » de ce qu’il connaissait dans son pays d’origine. Une ouverture que le joueur de vingt-huit ans espère enrichir grâce à son passage en France. « Je m’imprègne petit à petit du mode de vie et j’apprends à connaître une ville complètement différente des grandes agglomérations modernes de mon pays. Metz possède un passé, le centre est chargé d’histoire . Cela me plaît beaucoup. »
Au détour d’une visite de la « très belle » cathédrale Saint-Étienne et de la Porte des Allemands, le néo-Messin a aussi découvert une autre spécialité lorraine : « La quiche ! J’adore ça », lâche-t-il avec gourmandise. Un plat qu’il déguste « très souvent », en compagnie de son épouse et de son… chien. « C’est fou, il peut aller partout , s’enthousiasme-t-il soudain. Même dans les restaurants et les boutiques. Il n’a pas l’habitude d’une telle liberté. Lui aussi adore la ville… »
Tout ce petit monde va, dans les jours qui viennent, quitter l’hôtel pour un appartement. « On a hâte. Cela va nous permettre d’accélérer notre intégration », devine-t-il. Reste le problème de la langue. « J’espère maîtriser un maximum de termes rapidement, mais la langue du football, elle, est universelle ». Pour l’heure, le Biélorusse se contente de quelques mots : « Bonjour », « Comment ça va ? », « Je m’appelle Sergeï » et d’un délicieux hispanisme « Un, dos, tres ». La forte communauté sud-américaine du vestiaire du FC Metz doit être passée par là…
Demain, face à Rennes, Sergeï Krivets, l’une des nouvelles coqueluches de Saint-Symphorien, retrouvera son public. Là encore, il ne boude pas son plaisir : « Je ne pensais pas que les supporters messins étaient si passionnés ! L’engouement est énorme autour de l’équipe ». Le Biélorusse y est sans doute un peu pour quelque chose…
Jean-Sébastien GALLOIS.
« Le coach est un passionné »
« Dès son premier entraînement, il a marqué les esprits. On a tous senti qu’il respirait le football, qu’il sentait les bons coups. » Albert Cartier se souvient précisément de ce 29 août. Jour où il a découvert, en chair et en os, Sergeï Krivets, la trouvaille du président Serin. « J’avais l’impression qu’il connaissait déjà tous les joueurs et leurs caractéristiques », poursuit l’entraîneur du FC Metz qui, depuis, a toujours fait débuter l’international biélorusse (6 matches, 1 but).
Placé très haut, le milieu de terrain s’est immédiatement imposé et ce, quel que soit le dispositif. « Il aime produire du beau jeu, mais sans jamais faire le beau , certifie le technicien-philosophe lorrain. Au contraire, outre son efficacité, sa technique et sa créativité, il sait également être rigoureux, discipliné et respectueux des consignes. Il a non seulement compris les exigences de la Ligue 1 – son expérience en Ligue des Champions l’aide forcément – mais aussi celles de notre équipe. »
L’intéressé, lui, assure être « content » d’évoluer aussi près de l’attaquant : « J’ai le sentiment d’être utile dans cette position ». Quant à la découverte de la méthode Cartier, l’ex-joueur du BATE Borisov reconnaît que « les entraînements sont plus intenses » que ce qu’il a connu dans son pays, en Chine ou en Pologne. « On n’arrête pas, du début à la fin… J’aime ça , précise-t-il. Cela n’a rien d’étonnant : le coach est un passionné, il est très actif et complètement impliqué, avant, pendant et après les séances. Jusqu’ici mes entraîneurs étaient beaucoup plus calmes… »
Devenu, en l’espace de quelques semaines seulement, l’un des dépositaires du jeu messin, Sergeï Krivets pourrait très vite se muer en véritable leader du FC Metz. « C’est un peu tôt , assure-t-il. D’autres, comme Florent Malouda, tiennent déjà ce rôle. Peut-être ai-je aussi les qualités pour le devenir, mais il me faut d’abord mieux maîtriser le français. » « On n’a pas encore réussi à lui adjoindre un prof dans l’avion lors de ses déplacements avec l’équipe nationale », glisse Albert Cartier avant de conclure plus sérieusement : « Sur le terrain, cela ne se ressent pas ».
J.-S. G.
Fc Metz express
Tableau de bord. Hier : une séance d’entraînement en matinée. Aujourd’hui : une séance à16h30.
D’un match à l’autre. Dernier match : Evian TG - Metz (9e journée de Ligue 1), samedi 4 octobre : 3-0. Prochain match : Metz - Rennes (10e journée de L1), samedi 18 octobre à 20h. À suivre : Saint-Étienne - Metz (11e journée de L1), dimanche 26 octobre à 17h ; Nice - Metz (16es de finale de la Coupe de la Ligue), mercredi 29 octobre à 18h30 ; Metz - Caen (12e journée de L1), samedi 1er novembre à 20 h ; Toulouse - Metz (13e journée de L1), samedi 8 novembre à 20 h.
À l’infirmerie. Habib Diallo (pied) et Kwame Nsor (genou) sont toujours à l’arrêt. Sylvain Marchal (cheville) et Romain Rocchi (cheville) poursuivent, quant à eux, leur travail individualisé, tandis que Gaëtan Bussmann (genou) et Ahmed Kashi (ischio-jambiers) ont été ménagés hier, par précaution. Enfin, Johann Carrasso (quadriceps) s’entraîne normalement mais le FC Metz a annoncé son forfait pour la réception de Rennes, afin d’optimiser sa cicatrisation.
Suspendus. Guirane N’Daw et Romain Métanire sont suspendus pour la venue de Rennes demain.