R.L. 30/10 : Metz passe en force
Publié : 30 oct. 2014, 07:11
Metz passe en force

Le jeune Thibaut Vion, auteur d’une prestation remarquable, a inscrit le troisième but des Messins. Photo AFP
Au terme d’un scénario complètement fou, Metz s’est qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue après les tirs au but. Une autre issue aurait été cruelle après avoir mené 3-0.
Comme six semaines plus tôt en championnat (défaite 1-0 dans le temps additionnel), le match à Nice a été corsé pour les Messins. Mais, hier soir, le dénouement a été heureux pour les joueurs d’Albert Cartier, qui ont mérité leur qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue. Même s’ils se seraient bien épargné un scénario complètement fou…
De notre envoyé spécial à Nice
Toujours propice à des surprises, cette Coupe de la Ligue en a réservé une bonne, une exceptionnelle même, à la sortie du premier quart d’heure, quand Metz menait déjà 3 à 0. Les Niçois, qui venaient d’exploser Guingamp en Bretagne (7-2) trois jours plus tôt, n’en croyaient pas leurs yeux. Pourtant, c’était bel et bien opération portes ouvertes dans la défense azuréenne, transpercée facilement par des Messins plus mobiles, plus entreprenants et surtout plus volontaires.
Alors qu’ils n’avaient marqué qu’un but en six sorties cette saison en championnat, il n’a fallu que dix-sept minutes aux Lorrains pour faire trembler les filets de Pouplin à trois reprises. D’abord sur une tête de Palomino. L’Argentin a fêté sa première titularisation depuis son arrivée cet été en reprenant victorieusement un corner de Ngbakoto (5e ). Ce dernier a ensuite surgi au point de penalty pour un placer une tête plongeante consécutive à un centre de Métanire (13e ). Et pour enfoncer le clou, Vion, sur un service Maïga, a signé sa première réalisation chez les professionnels en gagnant son duel face à Pouplin (17e ).
Aussi surréaliste que logique, le score a, cependant, encore évolué. Sans se montrer particulièrement dangereux, l’OGC Nice a réagi grâce à Maupay, à l’affût pour reprendre un ballon mal capté par Carrasso (21e ). De la même façon, Bosetti a, lui, profité d’une frappe sur le poteau d’Esseyric pour permettre aux siens de revenir à un but des Messins (37e ). Encore un peu, et Puel remettait les deux équipes à égalité juste dans le temps additionnel de la première période.
Un penalty oublié
Ce match de folie n’en est pas resté là. Face à une formation niçoise en manque d’idées, le FC Metz a bénéficié de plusieurs opportunités pour creuser l’écart, avec un tir vicieux de Maïga (49e ) puis une autre tête de l’ancien Sochalien (69e ). L’arbitre, M. Buquet, a même omis de siffler une main de Diawara suite à un centre de Vion (70e ). Néanmoins, l’OGC Nice, même en se montrant peu créatif, a fini par égaliser grâce à Cvitanich (88e ). Entré en jeu une poignée de minutes plus tôt, l’Argentin, de retour de blessure, a transformé un penalty concédé suite à une main de Palomino. Dur à encaisser…
Dans la foulée d’une deuxième mi-temps dont l’intensité est redescendue d’un cran, les prolongations n’ont pas pu permettre aux deux formations de se départager. Et à la loterie des tirs au but, les Messins ont été plus efficaces que leurs adversaires : Bodmer a trouvé Carrasso sur son chemin, Cvitanich, au-dessus, et Bosetti, sur la barre transversale quand, côté lorrain, le seul Malouda se manquait devant Pouplin. L’essentiel était atteint, à trois jours d’un match important à Saint-Symphorien face à Caen, un concurrent direct pour le maintien en L1.
Maxime RODHAIN.
Vion ouvre son compteur
À l’occasion de ce déplacement sur la Côte d’Azur, Albert Cartier a profondément remanié son onze de départ pour faire souffler quelques-uns de ses cadres (Choplin, Milan, Malouda, Krivets) et offrir du temps de jeu à des garçons qui se contentent, jusqu’ici, de bouts de matches (Palomino, Rivierez, Vion, Maïga). À l’Allianz Riviera, l’entraîneur lorrain est également revenu à un système en 4-4-2 qu‘il avait délaissé ces dernières semaines au profit d’un 4-1-4-1.
Dans le but, Carrasso a retrouvé sa place de titulaire qu’il avait abandonné… à Nice, le mois dernier, sur blessure. S’il a manqué d’assurance dans ses interventions, le gardien messin s’est, toutefois, montré décisif dans la séance des tirs au but en repoussant la frappe de Bodmer pour mettre d’entrée la pression sur les Aiglons.
En charnière centrale, Marchal et Palomino ont été associés pour la première fois en compétition. La défense a craqué à trois reprises, mais le duo a plutôt bien résisté aux attaquants niçois. Soirée paradoxale pour l’Argentin, dont la première titularisation a été marquée d’un but et d’un penalty concédé pour une main. Sur les côtés, Métanire, même dans les prolongations, a apporté son écot offensivement alors que Rivierez s’est révélé plus discret pour se concentrer sur ses tâches défensives.
Dans l’entrejeu, le tandem Kashi-N’Daw a ratissé de nombreux ballons que Ngbakoto et Doukouré, excentrés, ont essayé de bonifier. Ngbakoto a même trouvé le chemin des filets d’une jolie tête plongeante. Souvent, ils sont parvenus à servir Maïga et Vion dans de bonnes conditions. Le premier s’est démené sur le front de l’attaque, autant que le second qui a inscrit, hier soir, son premier but chez les professionnels.
Les changements opérés sont intervenus tardivement : Rocchi, Sido et Malouda sont, à tour de rôle apparus dans le temps additionnel, relayant respectivement N’Daw, Vion et Ngbakoto.
M. R.
Cartier : « On a gagné ce match sur la générosité »
Albert Cartier (entraîneur de Metz) : « Finir un match aux tirs au but n’est jamais facile, pas plus pour l’équipe qui perd que celle qui gagne parce que c’est toujours une issue paradoxale dans un match. On sortait d’une période difficile à l’extérieur où on marque très peu de buts. On se créait des occasions et on arrivait rarement à être efficace et, là, en un peu plus d’un quart d’heure, on a rendu une copie parfaite de ce qu’on voulait faire depuis plusieurs matches. C’est un bon début. Et ça montre que cette équipe de Metz n’a pas deux visages, un à domicile et un à l’extérieur, où elle a aussi envie de jouer. Mais on n’a pas toujours le réalisme et l’efficacité. Ce match, on l’a gagné sur la générosité. C’est un match dans la saison, qui va compter ou pas. Seul l’avenir nous le dira. »
Claude Puel (entraîneur de Nice) : « C’est rageant… On n’a pas le temps de s’apitoyer sur notre sort. Ç’a été un match de Coupe où l’on a eu une éclipse pendant un quart d’heure, avant d’être énorme. Il n’y a pas de temps de frustration car il y a un gros match dans trois jours (contre Lyon). On est tous fautifs, moi le premier. Je n’ai pas dû avoir le discours adéquat. Ensuite, on a montré un gros caractère, tout le monde a tout donné. Je ne peux pas en vouloir à mes joueurs. On a été en passe de gagner ce match. On a les situations pour mettre le quatrième but. On est déjà passé à autre chose. Ce match doit nous servir pour la suite. »

Le jeune Thibaut Vion, auteur d’une prestation remarquable, a inscrit le troisième but des Messins. Photo AFP
Au terme d’un scénario complètement fou, Metz s’est qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue après les tirs au but. Une autre issue aurait été cruelle après avoir mené 3-0.
Comme six semaines plus tôt en championnat (défaite 1-0 dans le temps additionnel), le match à Nice a été corsé pour les Messins. Mais, hier soir, le dénouement a été heureux pour les joueurs d’Albert Cartier, qui ont mérité leur qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue. Même s’ils se seraient bien épargné un scénario complètement fou…
De notre envoyé spécial à Nice
Toujours propice à des surprises, cette Coupe de la Ligue en a réservé une bonne, une exceptionnelle même, à la sortie du premier quart d’heure, quand Metz menait déjà 3 à 0. Les Niçois, qui venaient d’exploser Guingamp en Bretagne (7-2) trois jours plus tôt, n’en croyaient pas leurs yeux. Pourtant, c’était bel et bien opération portes ouvertes dans la défense azuréenne, transpercée facilement par des Messins plus mobiles, plus entreprenants et surtout plus volontaires.
Alors qu’ils n’avaient marqué qu’un but en six sorties cette saison en championnat, il n’a fallu que dix-sept minutes aux Lorrains pour faire trembler les filets de Pouplin à trois reprises. D’abord sur une tête de Palomino. L’Argentin a fêté sa première titularisation depuis son arrivée cet été en reprenant victorieusement un corner de Ngbakoto (5e ). Ce dernier a ensuite surgi au point de penalty pour un placer une tête plongeante consécutive à un centre de Métanire (13e ). Et pour enfoncer le clou, Vion, sur un service Maïga, a signé sa première réalisation chez les professionnels en gagnant son duel face à Pouplin (17e ).
Aussi surréaliste que logique, le score a, cependant, encore évolué. Sans se montrer particulièrement dangereux, l’OGC Nice a réagi grâce à Maupay, à l’affût pour reprendre un ballon mal capté par Carrasso (21e ). De la même façon, Bosetti a, lui, profité d’une frappe sur le poteau d’Esseyric pour permettre aux siens de revenir à un but des Messins (37e ). Encore un peu, et Puel remettait les deux équipes à égalité juste dans le temps additionnel de la première période.
Un penalty oublié
Ce match de folie n’en est pas resté là. Face à une formation niçoise en manque d’idées, le FC Metz a bénéficié de plusieurs opportunités pour creuser l’écart, avec un tir vicieux de Maïga (49e ) puis une autre tête de l’ancien Sochalien (69e ). L’arbitre, M. Buquet, a même omis de siffler une main de Diawara suite à un centre de Vion (70e ). Néanmoins, l’OGC Nice, même en se montrant peu créatif, a fini par égaliser grâce à Cvitanich (88e ). Entré en jeu une poignée de minutes plus tôt, l’Argentin, de retour de blessure, a transformé un penalty concédé suite à une main de Palomino. Dur à encaisser…
Dans la foulée d’une deuxième mi-temps dont l’intensité est redescendue d’un cran, les prolongations n’ont pas pu permettre aux deux formations de se départager. Et à la loterie des tirs au but, les Messins ont été plus efficaces que leurs adversaires : Bodmer a trouvé Carrasso sur son chemin, Cvitanich, au-dessus, et Bosetti, sur la barre transversale quand, côté lorrain, le seul Malouda se manquait devant Pouplin. L’essentiel était atteint, à trois jours d’un match important à Saint-Symphorien face à Caen, un concurrent direct pour le maintien en L1.
Maxime RODHAIN.
Vion ouvre son compteur
À l’occasion de ce déplacement sur la Côte d’Azur, Albert Cartier a profondément remanié son onze de départ pour faire souffler quelques-uns de ses cadres (Choplin, Milan, Malouda, Krivets) et offrir du temps de jeu à des garçons qui se contentent, jusqu’ici, de bouts de matches (Palomino, Rivierez, Vion, Maïga). À l’Allianz Riviera, l’entraîneur lorrain est également revenu à un système en 4-4-2 qu‘il avait délaissé ces dernières semaines au profit d’un 4-1-4-1.
Dans le but, Carrasso a retrouvé sa place de titulaire qu’il avait abandonné… à Nice, le mois dernier, sur blessure. S’il a manqué d’assurance dans ses interventions, le gardien messin s’est, toutefois, montré décisif dans la séance des tirs au but en repoussant la frappe de Bodmer pour mettre d’entrée la pression sur les Aiglons.
En charnière centrale, Marchal et Palomino ont été associés pour la première fois en compétition. La défense a craqué à trois reprises, mais le duo a plutôt bien résisté aux attaquants niçois. Soirée paradoxale pour l’Argentin, dont la première titularisation a été marquée d’un but et d’un penalty concédé pour une main. Sur les côtés, Métanire, même dans les prolongations, a apporté son écot offensivement alors que Rivierez s’est révélé plus discret pour se concentrer sur ses tâches défensives.
Dans l’entrejeu, le tandem Kashi-N’Daw a ratissé de nombreux ballons que Ngbakoto et Doukouré, excentrés, ont essayé de bonifier. Ngbakoto a même trouvé le chemin des filets d’une jolie tête plongeante. Souvent, ils sont parvenus à servir Maïga et Vion dans de bonnes conditions. Le premier s’est démené sur le front de l’attaque, autant que le second qui a inscrit, hier soir, son premier but chez les professionnels.
Les changements opérés sont intervenus tardivement : Rocchi, Sido et Malouda sont, à tour de rôle apparus dans le temps additionnel, relayant respectivement N’Daw, Vion et Ngbakoto.
M. R.
Cartier : « On a gagné ce match sur la générosité »
Albert Cartier (entraîneur de Metz) : « Finir un match aux tirs au but n’est jamais facile, pas plus pour l’équipe qui perd que celle qui gagne parce que c’est toujours une issue paradoxale dans un match. On sortait d’une période difficile à l’extérieur où on marque très peu de buts. On se créait des occasions et on arrivait rarement à être efficace et, là, en un peu plus d’un quart d’heure, on a rendu une copie parfaite de ce qu’on voulait faire depuis plusieurs matches. C’est un bon début. Et ça montre que cette équipe de Metz n’a pas deux visages, un à domicile et un à l’extérieur, où elle a aussi envie de jouer. Mais on n’a pas toujours le réalisme et l’efficacité. Ce match, on l’a gagné sur la générosité. C’est un match dans la saison, qui va compter ou pas. Seul l’avenir nous le dira. »
Claude Puel (entraîneur de Nice) : « C’est rageant… On n’a pas le temps de s’apitoyer sur notre sort. Ç’a été un match de Coupe où l’on a eu une éclipse pendant un quart d’heure, avant d’être énorme. Il n’y a pas de temps de frustration car il y a un gros match dans trois jours (contre Lyon). On est tous fautifs, moi le premier. Je n’ai pas dû avoir le discours adéquat. Ensuite, on a montré un gros caractère, tout le monde a tout donné. Je ne peux pas en vouloir à mes joueurs. On a été en passe de gagner ce match. On a les situations pour mettre le quatrième but. On est déjà passé à autre chose. Ce match doit nous servir pour la suite. »