
Romain Métanire et le FC Metz vont tenter de décrocher leur deuxième succès en déplacement de la saison. Photo Anthony PICORÉ
Le FC Metz se sait attendu au tournant ce soir. Par Toulouse d’abord, qui a ce besoin urgent de renouer avec la victoire, et par le peuple grenat, qui s’interroge sur les aptitudes de ce drôle de voyageur.
Le FC Metz se déplace tout à l’heure au chevet d’une équipe malade pour tenter de répondre à une question. Que vaut exactement le promu mosellan à l’extérieur ? Sera-t-il le visiteur frileux de Lille (0-0) et Saint-Etienne (1-0) ? L’invité tonitruant et qualifié de Nice en Coupe de la Ligue ? Ou proposera-t-il sa version du heureux résistant aperçue à Guingamp (0-1) ? Le mystère, ce matin, se veut aussi épais qu’un bon vieux brouillard d’automne en Lorraine.
Albert Cartier a reconnu, hier, cette recrudescence de facettes. « On a montré des prises de risques, de l’animation, de la fébrilité, certaines craintes parfois, mais on a toujours agi avec l’envie de ramener un résultat , développe l’entraîneur. On n’a pas toujours réussi, et on n’a pas, non plus, toujours fait passer ce que nous avions travaillé, mais il va bien falloir aller chercher quelques points à l’extérieur. »
Cartier : « Trouver le savant dosage »
Le technicien vosgien préconisait deux réponses hier. Première piste : « La façon dont on va défendre sera importante, et surtout la hauteur à laquelle on va défendre. » Deuxième piste : « Il faudrait trouver le savant dosage, être à la fois solide, créatif et efficace. » Soit trois leviers incontournables. Car Metz avait été solide mais parfaitement inoffensif à Lille (0-0), créatif mais inefficace à Montpellier (2-0), et… proche du néant sur le terrain d’Evian-TG (3-0). Preuve, encore, que cette équipe est parfois difficile à suivre quand elle voyage. « C’est toujours bien d’avoir des repères, à défaut de certitudes », estime le même Cartier.
Si le FC Metz cherche à se situer en déplacement, Toulouse songera d’abord à se rassurer ce soir. Car la ville rose broie du noir et compte sur la venue des Grenats pour retrouver des couleurs. Une cinquième défaite de rang, toutes compétitions confondues, serait difficile à digérer du côté du Stadium. Les Lorrains ont beau occuper le top 10 sur l’instantané du classement, ils demeurent surtout des promus sur la photo de classe de la Ligue 1… Alain Casanova a d’ailleurs décrété le huis clos toute la semaine pour travailler sur son affaire. « Ils préparent un gros match », devine Cartier.
Au crible de l’entraîneur messin, Toulouse fait moins figure d’adversaire blessé que d’équipe impressionnante. « Il y a quinze jours, elle était près de tutoyer la sixième voire la quatrième place, dit-il. En foot, les choses vont très vite, mais cette équipe a assez d’expérience, elle est bien en place, intéressante dans son animation offensive et très dangereuse par ses combinaisons sur coups de pied arrêtés. »
La pression et la nervosité seront, malgré tout, les compagnes du TFC au coup d’envoi. Il appartiendra aux Grenats de prolonger cette union, avant d’aborder une nouvelle trêve internationale et de préparer la venue du PSG. Mais tout dépendra, évidemment, du visage que ces insaisissables voyageurs messins voudront bien présenter au Stadium.
Christian JOUGLEUX.
Vion titulaire, Krivets remplaçant

Thibaut Vion. Photo Anthony PICORÉ
S’il n’a rien dévoilé de ses intentions, Albert Cartier devrait adopter le 4-4-2 pour contrarier les plans toulousains. Avec le duo Maïga-Vion devant.
Contraint de se passer des services de Juan Falcon (mollet), Gaëtan Bussmann (genou) et Romain Rocchi (quadriceps), le staff messin a également choisi de se priver de Yeni Ngbakoto ( lire par ailleurs ). Numériquement, c’est le jeune Fadil Sido qui le remplace dans le groupe de dix-huit joueurs dévoilé hier par Albert Cartier.
Ce dernier, même s’il n’a rien confirmé, devrait faire débuter son équipe dans un système en 4-4-2 qui lui avait plutôt réussi la semaine dernière à Nice. Même si le casting sera forcément un brin différent. Mais, a priori, pas concernant l’attaque. Les différentes mises en place effectuées ces derniers jours prêtent en effet à croire que Mobido Maïga, auteur d’un doublé face à Caen, soit associé au jeune Thibaut Vion (qui a ouvert son compteur à Nice). Soit le duo offensif ayant débuté la rencontre en Coupe de la Ligue.
Pour le reste, le staff lorrain ne devrait pas effectuer de révolution. À commencer par une défense à quatre, devant Johann Carrasso, composée du capitaine Romain Métanire, de Guido Milan, de Jérémy Choplin et de Jose Palomino, remplaçant désigné et convaincant de Gaëtan Bussmann sur le côté gauche.
Au milieu, Guirane N’Daw et Ahmed Kashi endosseront leurs panoplies habituelles de récupérateurs, alors que les couloirs seront occupés par deux hommes très en vue samedi dernier lors de la victoire contre le Stade Malherbe de Caen : Kévin Lejeune à droite et Florent Malouda à gauche, les deux joueurs étant invités à régulièrement permuter. Du coup, en adoptant ce système, le Biélorusse Sergeï Krivets – qui a sans doute besoin de souffler – débuterait la rencontre sur le banc.
Didot titulaire
Côté toulousain, Alain Casanova va-t-il revoir son système de jeu (3-5-2) ? L’entraîneur du TFC a laissé planer le doute (et organisé toutes les séances d’entraînement de la semaine à huis clos). Il doit, de toute façon, remanier sa défense, qui vient d’encaisser neuf buts en quatre matches. En effet, le Roumain Dragos Grigore est suspendu, alors que William Matheus et Marcel Tisserand sont blessés. En revanche, le défenseur serbe Dusan Veskovac effectue son retour, alors que le milieu relayeur Étienne Didot, entré en jeu à Bordeaux (2-1), devrait débuter la rencontre après plus de cinq semaines d’absence (entorse du genou).
J.-S. G.
Yeni Ngbakoto « sait pourquoi »

Pour la première fois de la saison, Yeni Ngbakoto n’est pas convoqué par Albert Cartier. Photo Pascal BROCARD
Après Rennes, le milieu de terrain messin avait endossé la panoplie de remplaçant pour la deuxième fois de la saison face à Caen. Pour le déplacement à Toulouse, Yeni Ngbakoto ne figure même pas dans le groupe…
« Il sait pourquoi il ne fait pas partie du groupe pour ce match. » Albert Cartier n’en dira pas plus. Invité à expliquer les raisons l’ayant poussé à écarter Yeni Ngbakoto du contingent appelé à affronter Toulouse ce soir, l’entraîneur messin, contrairement à ses habitudes, s’est montré peu disert. Raison disciplinaire ? « Je le répète, il sait pourquoi. » Méforme ? « Aussi. » Fermez le ban !
Relégué sur le banc samedi dernier lors de la réception de Caen (3-2), le milieu de terrain du FC Metz n’avait joué que vingt-quatre petites minutes. « C’est une grande frustration de ne pas débuter une rencontre , expliquait l’intéressé jeudi. Mais je n’en fais pas un drame non plus. Cela prouve simplement qu’il faut sans cesse se battre pour mériter sa place au sein d’un effectif étoffé et de qualité. Le coach doit faire des choix et, face à Caen, cela s’est révélé payant. »
Le choix du coach, cette fois, est cinglant. Le numéro vingt-trois grenat ne prendra pas l’avion qui décollera à 9h45 ce matin, direction la ville rose. Un choix fort aussi, puisque Yeni Ngbakoto avait, jusqu’ici, toujours été convoqué par son entraîneur. La seule absence du joueur de vingt-deux ans remonte au 27 septembre face à Reims (3-0, 8e journée de Ligue 1) pour cause de suspension.
Auteur de deux réalisations en championnat (deux penaltys), le milieu lorrain – qui a prolongé en juin dernier son contrat avec le FC Metz jusqu’en 2017) – a inscrit son premier but dans le jeu la semaine dernière à Nice, participant activement à la qualification de son équipe pour les huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue. « Ça fait du bien, ça me tenait à cœur de marquer dans le jeu , a commenté, jeudi, le deuxième meilleur réalisateur messin la saison dernière en Ligue 2 (14 buts). Pour la confiance, surtout. »
« Je connais un début de championnat difficile »
Reste que Yeni Ngbakoto, joueur de caractère, doit désormais faire face à une concurrence qu’il a lui-même jugée « un peu plus forte cette saison. Il est normal, voire vital, d’avoir plusieurs joueurs capables d’évoluer au même poste ». S’il y a eu quelques mots échangés cette semaine à l’entraînement avec Albert Cartier – comme cela arrive régulièrement sur tous les terrains de France et de Navarre –, la raison sportive a sans doute aussi pesé dans cette non-convocation. « C’est vrai que je connais un début de championnat difficile , a-t-il expliqué. Je ne vais pas le cacher. Peut-être ne me suis-je pas encore tout à fait adapté au niveau plus élevé de la Ligue 1. Pendant deux saisons, j’ai beaucoup apporté à l’équipe et j’espère y parvenir à nouveau rapidement ».
Ce ne sera donc pas pour ce soir. Le staff messin en a décidé autrement. Mais Yeni Ngbakoto pourra profiter de la trêve internationale pour revenir dans ses petits papiers. Avec une alléchante affiche parisienne en ligne de mire…
Jean-Sébastien GALLOIS.
Fc Metz actu
Carmelo

Carmelo. Photo J.-S. G.
Supporter inconditionnel du FC Metz, figure incontournable et emblématique du stade Saint-Symphorien, "Carmelo" a assisté, hier, à l’entraînement des hommes d’Albert Cartier. Toujours aussi souriant et, surtout, en pleine forme.
Guichets fermés
Pour la première fois de la saison, une rencontre au stade Saint-Symphorien se jouera à guichets fermés. Il s’agit évidemment du match qui opposera, le vendredi 21 novembre (20h30), le FC Metz au Paris Saint-Germain (14e journée de Ligue 1).
Marseille
Initialement prévue le vendredi 5 décembre, la rencontre opposant l’Olympique de Marseille au FC Metz (17e journée de Ligue 1) a été décalée au dimanche 7 décembre. Coup d’envoi à 21h devant les caméras de Canal +.
Dédicaces
Le mercredi 12 novembre, trois joueurs du FC Metz seront présents à la boutique officielle des Grenats, située sur le parvis de la tribune Nord du stade Saint-Symphorien : Romain Métanire, Thibaut Vion et Bouna Sarr. Soit trois éléments issus du centre de formation messin. Séance de dédicaces à partir de 16h.