
En deux saisons, Romain Rocchi, ici e 15 mars 2003 à Martigues en Coupe de France, a disputé 34 matches avec le PSG. Photo Archives AFP
Le milieu de terrain du FC Metz a porté le mythique maillot du Paris Saint-Germain entre 2002 et 2004. Un passage dans le club de la capitale qui a lancé sa carrière et lui a permis de remporter la Coupe de France.
Aujourd’hui, à part les intendants, je ne connais plus personne. C’était déjà le cas deux ans après mon départ. Ce club n’a cessé d’évoluer avant de passer dans une autre dimension à partir de 2011. » Son PSG n’est plus tout à fait le sien. Romain Rocchi garde néanmoins un souvenir fort et un brin ému de son passage dans le club de la capitale, entre 2002 et 2004.
« J’y ai côtoyé de grands joueurs et surtout remporté la Coupe de France », précise le milieu de terrain de 33 ans. C’était le 29 mai 2004. Après avoir participé activement à toute la phase de qualifications, le Grenat d’adoption foulera la pelouse du Stade de France durant les six dernières minutes d’un match remporté (1-0) face à Châteauroux. « Pouvoir soulever la Coupe de France, ce n’est pas donné à tout le monde. C’est une grande fierté, forcément un moment mémorable et une trace indélébile sur mon CV. »
C’est à Cannes, en mai 2002, que les premières lignes de ce joli scénario ont été rédigées. « Luis Fernandez était présent pour le dernier match de championnat où l’on jouait la montée en Ligue 2 , se souvient le natif de Cavaillon, alors âgé de vingt ans. Malheureusement pour le club, nous avons perdu. Par contre, à titre personnel ce fut mon jour de chance. J’ai réalisé une bonne performance et, Cannes ne montant pas, le président ne s’est pas opposé à mon départ. » Car Romain Rocchi avait tapé dans l’œil de l’entraîneur du PSG…
« J’ai changé de monde »
« C’était une énorme surprise. C’était fantastique. Mon objectif était alors de retrouver le monde professionnel : j’avais la possibilité de le faire sous les couleurs du Paris Saint-Germain ! J’ai changé de monde… » Un tremplin énorme. Mais le jeune Romain Rocchi ne connaît pas le vertige : « Non, je n’avais pas d’appréhension particulière , assure-t-il. J’avais tout à gagner. D’autant que très vite, je me suis rendu compte que les grands joueurs qui composaient alors l’effectif parisien étaient surtout des hommes simples et de vrais professionnels. J’ai beaucoup appris à leurs côté s. »
Durant deux saisons, il côtoie au quotidien l’ex-Messin Lionel Letizi – « une personne très simple qui m’a beaucoup aidé » –, Pedro Pauleta – « un grand pro, très doué » – ou encore le Brésilien Ronaldinho – « un joueur fantastique, un artiste ». Mais celui qui l’a le plus marqué, se nomme Gabriel Heinze. Le défenseur argentin est « devenu un ami. C’est lui qui m’a montré ce qu’était la vraie "grinta" et c’est, notamment, grâce à lui que j’ai forgé mon caractère actuel. Franchement, tous m’ont permis de grandir et aujourd’hui encore, je me sers de cette expérience parisienne. »
Deux entraîneurs, deux personnalités bien différentes, ont également marqué le Messin. « Ils étaient effectivement totalement opposés autant dans leur personnalité que dans leur façon de travailler. Luis Fernadez, c’était le jeu, le feeling, les coups de poker. Par contre, Vahid Halilhodzic mettait en avant le travail, la souffrance et l’abnégation. C’était aussi un grand tacticien. »
Deux visages, deux figures, mais qui, assure l’intéressé, « m’ont fait progresser. Chacun avait sa propre idée du jeu, il fallait simplement s’adapter, mais j’ai appris autant au contact de l’un que de l’autre. »
Ce PSG de Romain Rocchi est aujourd’hui une image d’un autre temps. « À mon époque, c’était déjà un grand club, Aujourd’hui, il est passé dans une autre dimension. » Pour autant, le vice-capitaine du FC Metz, bien qu’abordant le choc de vendredi avec gourmandise, ne « veut pas en faire tout un plat ».
Jean-Sébastien GALLOIS.
Souvenirs, souvenirs

Luis Fernandez. Photo Archives RL
Anecdotes, petites histoires, petites phrases et rencontres. Romain Rocchi se retourne vers son passé parisien.
Ronaldinho (son coéquipier en 2002-2003) . « Ma première rencontre avec lui est tout simplement incroyable. J’étais le petit jeune qui venait de débarquer dans ce grand club. Lui, la star brésilienne qui venait de remporter la Coupe du monde. C’est lui qui s’est levé de la table de massage pour venir à ma rencontre et me dire bonjour ! C’est un moment et une image qui m’a profondément marqué. »
Luis Fernandez (son entraîneur en 2002-2003). « C’est l’homme qui a changé ma vie, ma carrière. C’est lui qui m’a fait venir à Paris. Je ne l’oublierais jamais. Je me souviens aussi que, souvent, nous étions obligés de l’attendre avant de débuter l’entraînement car il n’avait pas terminé sa partie de tennis-ballon. Chez lui, c’était un véritable rite… »
Vahid Halilhodzic (son entraîneur en 2003-2004). « Pas de tennis-ballon pour lui ( rires ). J’ai un souvenir en particulier : à l’entraînement, lorsque l’on devait changer de terrain ou entre deux exercices, il n’admettait pas que l’on joue avec le ballon, qu’on se fasse des passes ou des jonglages. Ce qui m’a valu, une fois, cette remarque : "Eh, tu vas arrêter Maradona ! Va plutôt courir…" »
La découverte du football business. « Le PSG n’était pas le club qu’il est devenu aujourd’hui. Mais il était déjà question de football business. Je n’avais aucune idée de ce à quoi pouvait ressembler ce monde. J’ai ainsi appris ce que signifiait le terme popularité. Une facette que je n’ai pas vraiment aimée. J’étais reconnu dans la rue en tant que joueur du PSG. Moi qui aime la tranquillité, qui suis d’un caractère assez réservé, il m’a fallu apprendre à gérer cette nouvelle situation. Nous étions souvent invités à des événements : en fait c’était le footballeur parisien qui était sollicité, pas l’homme. Cela me dérangeait un peu. Mais j’ai dû m’adapter car cela faisait partie du métier. »
La pression. « Elle était surtout médiatique. Il était d’ailleurs souvent beaucoup plus question de l’extra-sportif que du terrain. Ça aussi, c’était dérangeant. Mais il faut s’y faire… »
J.-S. G.
Ils ont porté les deux maillots
• Albert Baning (milieu) : PSG (2006-2007) ; Metz (2012-2013).
• Denis Bauda (milieu) : Metz (1969-1972) ; PSG (1974-1978).
• Jules Bocandé (attaquant) : Metz (1984-1986) ; PSG (1986-1987).
• François Calderaro (attaquant) : Metz (1990-1992) ; PSG (1992-1994).
• Bernard Lama (gardien) : Metz (1989-1990) ; PSG (1992-2000).
• Lionel Letizi (gardien) : Metz (1996-2000) ; PSG (2000-2006).
• Claude Lowitz (défenseur) : Metz (1984-1985) ; Paris (1985-1987).
• Patrick Mboma (attaquant) : PSG (1990-1992 puis 1994-1995 et 1996-1997) ; Metz (1995-1996).
• Bartholomew Ogbeche (attaquant) : PSG (2001-2004) ; Metz (2004-2005).
• Grégory Paisley (défenseur) : PSG (1996-2001) ; Metz (2005-2006).
• Francis Piasecki (milieu) : Metz (1969-1970 puis 1971-1973) ; PSG (1975-1977).
• Alain Polaniok (milieu) : Metz (1980-1981) ; PSG (1986-1989).
• Cyrille Pouget (attaquant) : Metz (1992-1996 puis 2002-2003) ; PSG (1997).
• Philippe Redon (attaquant) : PSG (1976-1978) ; Metz (1979-1980).
• Romain Rocchi (milieu) : PSG (2002-2004) ; Metz (2008-2010 puis 2013…).
• Jean-Marc Rodolphe (gardien) : Metz (1983-1989) ; PSG (1995-1996).
• Bruno Rodriguez (attaquant) : Metz (1997-1999 puis juillet-décembre 2003) ; PSG (janvier-septembre 1999).
• Jean-Philippe Séchet (milieu) : Metz (1992-1994) ; PSG (1994-1995).
• Thomas Kokkinis (gardien) : PSG (1990-1991) ; Metz (1992-1996).
Ibrahimovic est revenu
Après avoir annoncé dimanche son forfait pour le match de ce soir face à l’équipe de France, Zlatan Ibrahimovic a effectué son retour à Paris. Sa participation à la rencontre de vendredi à Metz reste, pour le moment, un mystère. En plus de douleurs persistantes au talon gauche, le Suédois se serait plaint de la hanche samedi, lors du match nul de sa sélection au Monténégro.
Côté blessés, les forfaits de Lucas (cheville), Matuidi (main droite) sont quasiment actés et la présence de Verratti est fortement compromise. L’Italien, touché à l’adducteur gauche, a quitté sa sélection mercredi dernier où on estimait son indisponibilité d’une à deux semaines. Quant à Cavani, qui joue avec l’Uruguay dans la nuit de mercredi à jeudi, l’état dans lequel il reviendra d’Amérique du Sud laisse penser qu’il pourrait être ménagé. Avec lui, huit autres joueurs parisiens (Aurier, Cabaye, David Luiz, Digne, Marquinhos, Pastore, Sirigu, Van der Wiel) prennent part aux rencontres internationales aujourd’hui ou demain.
Fc Metz express
Tableau de bord. Hier : une séance d’entraînement dans l’après-midi. Aujourd’hui : une séance à 10h. Demain : une séance à 10h. Jeudi : une séance à 15h. V endredi : Metz - PSG à 20h30. Samedi : une séance à 10h30. Dimanche : repos.
D’un match à l’autre. Dernier match : Toulouse - Metz (13e journée de Ligue 1), samedi 8 novembre : 3-0. Prochain match : Metz - Paris Saint-Germain (14e journée de Ligue 1), vendredi 21 novembre à 20h30. À suivre : Lens - Metz (15e journée de Ligue 1), samedi 29 novembre à 20 h.
À l’infirmerie. L’infirmerie messine se vide. Comme prévu, Romain Rocchi (quadriceps), Federico Andrada (cheville) et Juan Falcon (mollet) ont repris l’entraînement collectif hier après-midi. De leur côté, Habib Diallo (pied) et Kwame Nsor (genou), en phase de reprise, ont travaillé individuellement, tout comme Thibaut Vion.
Suspendu. Aucun.
En sélections. Maxwel Cornet (France U 19), Cheick Doukouré (Côte d’Ivoire), Anthony Mfa (Gabon), Sergeï Krivets (Biélorussie), Fadil Sido (Burkina Faso).