R.L.20/11:Molinari :«On a bien battu Barcelone à Barcelone!»
Publié : 20 nov. 2014, 07:31
Molinari : « On a bien battu Barcelone à Barcelone ! »

« J’ai toujours eu d’excellentes relations avec le Paris Saint-Germain », assure Carlo Molinari. Photo Karim SIARI
Carlo Molinari, le vice-président du FC Metz, croit bien sûr en les chances de son équipe, demain face au PSG. Un club pour lequel il a le plus grand respect et qui lui rappelle quelques bons souvenirs...
A quoi ressemble la semaine de la venue du Paris Saint-Germain pour le vice-président du FC Metz ? « Au risque de décevoir, ça se passe normalement au niveau de l’aspect sportif. Il n’y a pas de pression particulière. Par contre, dans l’organisation, il y a beaucoup plus d’émulation que d’habitude, de demandes. Mais on n’est pas non plus des débutants dans le domaine de l’organisation, on sait faire. »
• C’est quand même un match particulier, non ? « Oui, bien sûr. C’est toujours un grandissime plaisir d’accueillir une équipe de ce calibre-là. Les joueurs du PSG sont des vedettes et ça stimule ! A titre personnel, j’ai eu des requêtes un peu particulières pour pouvoir les approcher. Des femmes d’amis m’ont même demandé le nom de leur hôtel pour réserver une chambre et donc être sûr de les croiser ! »
• Vous parlez de vedettes dans l’effectif parisien. Y a-t-il un joueur en particulier qui retient votre attention ? « Zlatan, il est capable d’être absent 40 minutes dans un match avant de vous inventer un geste. Il est imprévisible et incontrôlable pour les défenseurs. Mais il y a un garçon à qui je trouve une personnalité extraordinaire : Thiago Silva. C’est vraiment un chef, un leader. Il a une prestance, en plus d’être un grand joueur. »
• Ce ne sera évidemment pas votre premier Metz-PSG demain. Quel est celui qui vous a le plus marqué ? « Je pense tout de suite à notre superbe victoire 3-2 au Parc des Princes en 1996, grâce à un doublé de Robert Pirès et un but de Cyril Pouget. Le PSG était déjà un grand club ! »
« Borelli, c’était le folklore ! »
• Et à Saint-Symphorien ? « Quand on avait gagné 1-0 (en 2000) grâce à un but d’un super inconnu, Eric Hassli, qui malheureusement n’a ensuite pas fait la carrière que je lui prédisais. Il avait mis un superbe but. »
• Vous étiez président du FC Metz lorsque le PSG a été créé, en 1970. Vous en souvenez-vous ? « Bien sûr, j’étais même très ami avec le président fondateur, Daniel Hechter. C’était un très bon dirigeant qui a fait une erreur de jeunesse avec son affaire de billetterie. Mais il était passionné de football. Après, j’ai connu Francis Borelli. Alors là, c’était le folklore ! J’ai une anecdote avec lui, à propos du transfert de Jules Bocandé. A l’époque, on avait trouvé un accord avec Claude Bèze, le président de Bordeaux. Tout était calé. Et puis un beau jour, Borelli va voir le joueur et me dit qu’il est intéressé. C’était trop tard mais il s’est débrouillé pour l’avoir en nous payant plus mais aussi en dédommageant les Girondins. C’était Francis ! »
• Gardez-vous des relations avec la direction actuelle du PSG ? « Pas des régulières. Le seul que je connais vraiment aujourd’hui, c’est leur directeur général adjoint, Olivier Létang. Il était à Reims avant, c’est un ancien joueur, on a un feeling. »
• De quel œil voyez-vous ce nouveau PSG et ses investisseurs qatariens ? « S’il y a aujourd’hui un club qui tire le foot français vers le haut, c’est Paris. Même le Real Madrid commence à le craindre. Et puis ça fait des points pour la France au classement UEFA, je n’y suis pas insensible. Il faudrait qu’il y ait quatre à cinq clubs de cette dimension-là en France. »
• Si le Real a peur, quelles sont les chances messines demain ? « Si le football était quelque chose de logique, il est clair que le PSG gagnerait. Mais comme c’est d’abord un jeu, je pense qu’on a toutes nos chances. Rien n’est impossible. On a bien battu Barcelone à Barcelone, on a déjà battu le PSG, je ne vois pas pourquoi ça ne se reproduirait pas. »
Thibaut GAGNEPAIN.
Kashi : « Ne pas avoir peur »

Ahmed Kashi attend le PSG de pied ferme. Photo Pascal BROCARD
Le milieu franco-algérien attend la venue du PSG sereinement. Il devine la motivation générale et espère un FC Metz « entreprenant ».
A hmed Kashi, deux courants, les pro-PSG et les pro-OM, animent souvent un vestiaire de football. Comment se situe Metz ? « On se supporte nous, c’est déjà pas mal. Quand on est jeune, on a encore un peu ce côté supporter mais, ici, on a passé l’âge. »
• Sentez-vous une attente différente autour de cette rencontre ? « Le stade à guichets fermés prouve déjà l’engouement autour de ce match. De notre côté, on travaille toujours autant et minutieusement. Dans ce match, chaque détail pourrait peser. Pour la motivation, elle sera naturelle. C’est le PSG. »
« Jouer notre football »
• Quelle lecture technique avez-vous de cette équipe ? « Elle joue très bien au ballon, elle redouble les passes, cherche à passer entre les lignes et à faire le jeu. Mais il devrait y avoir pas mal d’absents contre nous. »
• Justement, l’attention se focalise sur la présence ou non d’Ibrahimovic mais la clef parisienne n’est-elle pas plutôt située au milieu ? « Il y a beaucoup de qualité dans ce secteur, avec les Motta, Verratti, Matuidi… Notre bloc-équipe sera très important pour les contrer. Il faudra faire les efforts ensemble, jouer notre football, être agressif et ne pas avoir peur. Offensivement, il faut tenter, ne pas faire que défendre. On n’aura peut-être pas la possession mais on doit rester entreprenant. »
• Risquez-vous d’être aussi prudent qu’en déplacement ? « Le coach nous a dit qu’on était l’équipe qui attaque le plus à l’extérieur. Et le dernier de ce classement, c’est Paris ! »
• Les moyennes des tirs (9 pour Metz contre 12 à Paris) disent par exemple le contraire… « Il nous a montré des stats en tout cas. Peut-être que nos dégagements vers le but sont pris en compte… Et on se découvre beaucoup à l’extérieur. »
• Sinon, imaginez-vous les titres dans la presse si vous gagnez ? « Ils parleront du faux pas de Paris… Mais on sait qu’on aura fait le nécessaire sur le terrain. »
Ch. J.
« J’ai demandé au public de venir endimanché »
FC METZ. « Sans un public, il sera difficile de faire une performance face au PSG. On en aura besoin, il a un rôle à jouer. C’est lui qui te fait aller chercher des ballons alors qu’on n’a plus de gaz. Puisque c’est un match de gala, j’ai demandé au public de venir endimanché pour fêter et honorer le PSG. » L’entraîneur messin Albert Cartier a lancé un appel remarqué au peuple grenat sur France Bleu 107.1. A ceux qui viendront au stade Saint-Symphorien, prière donc de revêtir la tenue adéquate !
Fc Metz express
Tableau de bord. Hier : une séance d’entraînement en matinée. Aujourd’hui : une séance à 15h. Demain : Metz - PSG à 20h30. Samedi : une séance à 10h30. Dimanche : repos.
D’un match à l’autre. Dernier match : Toulouse - Metz (13e journée de Ligue 1), samedi 8 novembre : 3-0. Prochain match : Metz - Paris Saint-Germain (14e journée de Ligue 1), vendredi 21 novembre à 20h30. À suivre : Lens - Metz (15e journée de Ligue 1), samedi 29 novembre à 20 h ; Metz - Bordeaux (16e journée de Ligue 1), mercredi 3 décembre à 19 h ; Marseille - Metz (17e journée de Ligue 1), dimanche 7 décembre à 21 h ; Lorient - Metz (18e journée de Ligue 1), samedi 13 décembre à 20 h.
À l’infirmerie. Tout le monde est apte au service, hormis Habib Diallo (pied) et Kwame Nsor (genou), qui ont toujours en phase de reprise et qui travaillent individuellement.
Suspendu. Aucun.
En sélections. Cheick Doukouré (Côte d’Ivoire), Anthony Mfa (Gabon) et Sergeï Krivets (Biélorussie) devraient être de retour aujourd’hui. Fadil Sido (Burkina Faso), lui, ne rejoindra la Lorraine que demain.
L'avant match. FC Metz-PSG : les supporters impatients
http://www.republicain-lorrain.fr/actua ... impatients

« J’ai toujours eu d’excellentes relations avec le Paris Saint-Germain », assure Carlo Molinari. Photo Karim SIARI
Carlo Molinari, le vice-président du FC Metz, croit bien sûr en les chances de son équipe, demain face au PSG. Un club pour lequel il a le plus grand respect et qui lui rappelle quelques bons souvenirs...
A quoi ressemble la semaine de la venue du Paris Saint-Germain pour le vice-président du FC Metz ? « Au risque de décevoir, ça se passe normalement au niveau de l’aspect sportif. Il n’y a pas de pression particulière. Par contre, dans l’organisation, il y a beaucoup plus d’émulation que d’habitude, de demandes. Mais on n’est pas non plus des débutants dans le domaine de l’organisation, on sait faire. »
• C’est quand même un match particulier, non ? « Oui, bien sûr. C’est toujours un grandissime plaisir d’accueillir une équipe de ce calibre-là. Les joueurs du PSG sont des vedettes et ça stimule ! A titre personnel, j’ai eu des requêtes un peu particulières pour pouvoir les approcher. Des femmes d’amis m’ont même demandé le nom de leur hôtel pour réserver une chambre et donc être sûr de les croiser ! »
• Vous parlez de vedettes dans l’effectif parisien. Y a-t-il un joueur en particulier qui retient votre attention ? « Zlatan, il est capable d’être absent 40 minutes dans un match avant de vous inventer un geste. Il est imprévisible et incontrôlable pour les défenseurs. Mais il y a un garçon à qui je trouve une personnalité extraordinaire : Thiago Silva. C’est vraiment un chef, un leader. Il a une prestance, en plus d’être un grand joueur. »
• Ce ne sera évidemment pas votre premier Metz-PSG demain. Quel est celui qui vous a le plus marqué ? « Je pense tout de suite à notre superbe victoire 3-2 au Parc des Princes en 1996, grâce à un doublé de Robert Pirès et un but de Cyril Pouget. Le PSG était déjà un grand club ! »
« Borelli, c’était le folklore ! »
• Et à Saint-Symphorien ? « Quand on avait gagné 1-0 (en 2000) grâce à un but d’un super inconnu, Eric Hassli, qui malheureusement n’a ensuite pas fait la carrière que je lui prédisais. Il avait mis un superbe but. »
• Vous étiez président du FC Metz lorsque le PSG a été créé, en 1970. Vous en souvenez-vous ? « Bien sûr, j’étais même très ami avec le président fondateur, Daniel Hechter. C’était un très bon dirigeant qui a fait une erreur de jeunesse avec son affaire de billetterie. Mais il était passionné de football. Après, j’ai connu Francis Borelli. Alors là, c’était le folklore ! J’ai une anecdote avec lui, à propos du transfert de Jules Bocandé. A l’époque, on avait trouvé un accord avec Claude Bèze, le président de Bordeaux. Tout était calé. Et puis un beau jour, Borelli va voir le joueur et me dit qu’il est intéressé. C’était trop tard mais il s’est débrouillé pour l’avoir en nous payant plus mais aussi en dédommageant les Girondins. C’était Francis ! »
• Gardez-vous des relations avec la direction actuelle du PSG ? « Pas des régulières. Le seul que je connais vraiment aujourd’hui, c’est leur directeur général adjoint, Olivier Létang. Il était à Reims avant, c’est un ancien joueur, on a un feeling. »
• De quel œil voyez-vous ce nouveau PSG et ses investisseurs qatariens ? « S’il y a aujourd’hui un club qui tire le foot français vers le haut, c’est Paris. Même le Real Madrid commence à le craindre. Et puis ça fait des points pour la France au classement UEFA, je n’y suis pas insensible. Il faudrait qu’il y ait quatre à cinq clubs de cette dimension-là en France. »
• Si le Real a peur, quelles sont les chances messines demain ? « Si le football était quelque chose de logique, il est clair que le PSG gagnerait. Mais comme c’est d’abord un jeu, je pense qu’on a toutes nos chances. Rien n’est impossible. On a bien battu Barcelone à Barcelone, on a déjà battu le PSG, je ne vois pas pourquoi ça ne se reproduirait pas. »
Thibaut GAGNEPAIN.
Kashi : « Ne pas avoir peur »

Ahmed Kashi attend le PSG de pied ferme. Photo Pascal BROCARD
Le milieu franco-algérien attend la venue du PSG sereinement. Il devine la motivation générale et espère un FC Metz « entreprenant ».
A hmed Kashi, deux courants, les pro-PSG et les pro-OM, animent souvent un vestiaire de football. Comment se situe Metz ? « On se supporte nous, c’est déjà pas mal. Quand on est jeune, on a encore un peu ce côté supporter mais, ici, on a passé l’âge. »
• Sentez-vous une attente différente autour de cette rencontre ? « Le stade à guichets fermés prouve déjà l’engouement autour de ce match. De notre côté, on travaille toujours autant et minutieusement. Dans ce match, chaque détail pourrait peser. Pour la motivation, elle sera naturelle. C’est le PSG. »
« Jouer notre football »
• Quelle lecture technique avez-vous de cette équipe ? « Elle joue très bien au ballon, elle redouble les passes, cherche à passer entre les lignes et à faire le jeu. Mais il devrait y avoir pas mal d’absents contre nous. »
• Justement, l’attention se focalise sur la présence ou non d’Ibrahimovic mais la clef parisienne n’est-elle pas plutôt située au milieu ? « Il y a beaucoup de qualité dans ce secteur, avec les Motta, Verratti, Matuidi… Notre bloc-équipe sera très important pour les contrer. Il faudra faire les efforts ensemble, jouer notre football, être agressif et ne pas avoir peur. Offensivement, il faut tenter, ne pas faire que défendre. On n’aura peut-être pas la possession mais on doit rester entreprenant. »
• Risquez-vous d’être aussi prudent qu’en déplacement ? « Le coach nous a dit qu’on était l’équipe qui attaque le plus à l’extérieur. Et le dernier de ce classement, c’est Paris ! »
• Les moyennes des tirs (9 pour Metz contre 12 à Paris) disent par exemple le contraire… « Il nous a montré des stats en tout cas. Peut-être que nos dégagements vers le but sont pris en compte… Et on se découvre beaucoup à l’extérieur. »
• Sinon, imaginez-vous les titres dans la presse si vous gagnez ? « Ils parleront du faux pas de Paris… Mais on sait qu’on aura fait le nécessaire sur le terrain. »
Ch. J.
« J’ai demandé au public de venir endimanché »
FC METZ. « Sans un public, il sera difficile de faire une performance face au PSG. On en aura besoin, il a un rôle à jouer. C’est lui qui te fait aller chercher des ballons alors qu’on n’a plus de gaz. Puisque c’est un match de gala, j’ai demandé au public de venir endimanché pour fêter et honorer le PSG. » L’entraîneur messin Albert Cartier a lancé un appel remarqué au peuple grenat sur France Bleu 107.1. A ceux qui viendront au stade Saint-Symphorien, prière donc de revêtir la tenue adéquate !
Fc Metz express
Tableau de bord. Hier : une séance d’entraînement en matinée. Aujourd’hui : une séance à 15h. Demain : Metz - PSG à 20h30. Samedi : une séance à 10h30. Dimanche : repos.
D’un match à l’autre. Dernier match : Toulouse - Metz (13e journée de Ligue 1), samedi 8 novembre : 3-0. Prochain match : Metz - Paris Saint-Germain (14e journée de Ligue 1), vendredi 21 novembre à 20h30. À suivre : Lens - Metz (15e journée de Ligue 1), samedi 29 novembre à 20 h ; Metz - Bordeaux (16e journée de Ligue 1), mercredi 3 décembre à 19 h ; Marseille - Metz (17e journée de Ligue 1), dimanche 7 décembre à 21 h ; Lorient - Metz (18e journée de Ligue 1), samedi 13 décembre à 20 h.
À l’infirmerie. Tout le monde est apte au service, hormis Habib Diallo (pied) et Kwame Nsor (genou), qui ont toujours en phase de reprise et qui travaillent individuellement.
Suspendu. Aucun.
En sélections. Cheick Doukouré (Côte d’Ivoire), Anthony Mfa (Gabon) et Sergeï Krivets (Biélorussie) devraient être de retour aujourd’hui. Fadil Sido (Burkina Faso), lui, ne rejoindra la Lorraine que demain.
L'avant match. FC Metz-PSG : les supporters impatients
http://www.republicain-lorrain.fr/actua ... impatients