R.L. 11/12 : Andrada a crevé l’écran
Publié : 11 déc. 2014, 07:28
Andrada a crevé l’écran

Federico Andrada a laissé entrevoir un potentiel monstre pour sa première titularisation. Photo Anthony PICORÉ
Pour sa première titularisation de la saison, dimanche à Marseille, le jeune Argentin prêté par River Plate a frappé les esprits, y compris celui de son compatriote Marcelo Bielsa. Le Messin qui monte, c’est lui !
C’est un peu l’homme qui tombe à pic, dans une période de mauvaises ondes. Alors que l’affaire Maïga crispe les coulisses messines et prive Albert Cartier d’un attaquant depuis dimanche, un gamin de 20 ans charrie un enthousiasme monstre depuis son arrivée en Lorraine et vient de profiter d’un passage télévisé au Vélodrome pour frapper les esprits. Car Federico Andrada ne se contente pas de promener son bonheur quand il touche un ballon, il sait aussi faire sensation.
Comme un symbole, le jeune Argentin, prêté par River Plate, a donc connu sa première titularisation face à son compatriote Marcelo Bielsa. « Je lui ai dit que c’était un plaisir énorme de le rencontrer et lui m’a dit de continuer comme ça, parce que j’avais bien joué », raconte l’attaquant messin. Ajoutant : « On a réussi un grand match mais, malheureusement, le résultat (3-1) n’était pas au rendez-vous. »
11 km à Marseille
Placé en soutien de Juan Falcon contre l’OM, Andrada a apporté une époustouflante bouffée d’air frais avec une copie spontanée, des gestes techniques décomplexés et une envie contagieuse. « Il peut être un vrai deuxième attaquant mais aussi une sorte de neuf-et-demi qui joue entre les lignes , explique Albert Cartier. Du coup, il est très difficile à cerner pour les défenseurs adverses. Et il court énormément. La preuve: à Marseille, il a parcouru 11 km. Autant que Gignac et Payet. »
C’est peu dire qu’Andrada attendait son heure. « Je sentais que je pouvais être titulaire à Nice, en Coupe de la Ligue, mais je me suis blessé à la cheville , dit-il au sujet de ce départ différé. Mais je savais que j’aurais ma chance à un moment ou un autre. » Avant Marseille, l’Argentin n’avait joué que 112 minutes en six apparitions. Son seul terrain d’expression officiel se cantonnait alors aux pelouses de CFA. Là aussi, il s’est investi sans rechigner. La récente victoire des réservistes contre le leader mulhousien (2-0) portait d’ailleurs sa marque : un but, une passe…
« Il a toujours le sourire , remarque encore son entraîneur. Qu’il fasse chaud ou qu’il pleuve, son envie et son désir de jouer au foot sont toujours les mêmes. » « C’est ma nature , répond Andrada. J’aime ce travail, j’aime être avec mes coéquipiers. En fait, tout ce qui tourne autour d’un ballon me plaît. »
La Ligue 1 va doucement découvir ce garçon qui, dixit Cartier, « doit encore justifier la réputation de buteur qu’il avait à River Plate ». Car l’Argentine connait déjà le phénomène. L’attaquant est en effet détenteur du record de buts inscrits dans les sélections jeunes de son pays. D’où cette option d’achat au pied de son contrat, comprise entre 5 et 6 M€ selon nos informations. L’intéressé, pourtant, ne regarde pas plus loin que son prochain match. « Pour le moment, je dois continuer à travailler , conclut-il. Ma tête est ici et je me plais à Metz mais on va aller doucement. » S’il continue de grandir rapidement, d’autres y penseront vite.
Christian JOUGLEUX.
Maïga s’est entraîné à part
Attendu devant une commission de discipline montée par le FC Metz aujourd’hui pour justifier son absence à Marseille dimanche, Modibo Maïga était déjà présent, hier, à l’entraînement mais à l’écart : il s’est contenté d’exercices avec Robert Duverne, le préparateur physique.
Cette journée sera décisive pour le joueur prêté par West Ham. Arguant d’une douleur à l’épaule, il avait envoyé un SMS samedi soir pour dire qu’il ne viendrait pas jouer contre l’OM, laissant le groupe à dix-sept joueurs et le staff dans l’embarras. Cet épisode faisait suite à une altercation verbale avec Albert Cartier, en fin de semaine, car Maïga n’aurait pas aimé savoir qu’il débuterait le prochain match sur le banc.
Est donc venu le temps des explications voire des sanctions. L’avenir messin de l’attaquant malien se joue peut-être aujourd’hui. En attendant, il s’est prêté hier à la séance de dédicaces du club, à Creutzwald, souriant et disponible…
Ch. J.
Fc Metz express
Tableau de bord . Hier : une séance d’entraînement le matin. Aujourd’hui : une séance à 10 h. Demain : une séance à 15 h (huis clos). Samedi : Lorient-Metz à 20 h. Dimanche : une séance à 10h30.
D’un match à l’autre . Dernier match : Marseille - Metz (17e journée de Ligue 1), dimanche 7 décembre : 3-1. Prochain match : Lorient - Metz (18e journée), samedi 13 décembre à 20 h. À suivre : Nantes - Metz (8es de finale de la Coupe de la Ligue), mardi 16 décembre à 21 h ; Metz - Monaco (19e journée), samedi 20 décembre à 20 h.
À l’infirmerie . Romain Rocchi (ménisque), comme Guido Milan (adducteur gauche). Johann Carrasso ( cuisse) était encore en soins hier, tandis que Chris Philipps a dû interrompre son entraînement pour une douleur aux adducteurs.
Suspendu . Ahmed Kashi (trois avertissements) sera suspendu à Lorient.
L’info. Metz s’entraînera aujourd’hui et demain sur le terrain synthétique de la Plaine de Jeux pour préparer son match à Lorient.
Le Fc metz à thionville et fameck : « C’est Malouda, sérieux ? »

…et beaucoup de supporters pour voir les joueurs du FC Metz ! Photo Julio PELAEZ
Pour assurer la promotion de ses nouveaux magasins de sports, les Leclerc Fameck et Thionville ont accueilli certains joueurs du FC Metz. Le champion d’Europe Flo Malouda a évidemment récolté un succès fou !
La dernière fois qu’on a vu autant de monde, c’était pour Pires. » Pas le temps de lâcher la phrase que la sécurité est débordée. Au Leclerc Thionville, la file bien rangée depuis 14 h éclate. Pareil au Leclerc Fameck. Il est 15 h 30, ce mercredi après-midi, et les joueurs du FC Metz débarquent enfin. « Thionville est grenat ! », lance un speaker payé pour la promo de nouvelles boutiques sports. Comme si les gens n’étaient pas assez excités. Certains poussent, d’autres grattent quelques places. « On est là depuis 14 h et on se fait doubler ! », finit par hurler un papa.
Des gamins, des papis, des ados, des entraîneurs. Tous veulent une dédicace, une photo, voire une vidéo. Krivets est là, Bussman, Phillips aussi. Autant de figures du renouveau messin en Ligue 1.
Et puis, Malouda. Dieu du stade pour les uns (champion d’Europe, d’Angleterre, de France…) beau gosse de rêve pour les filles. À 34 ans, l’Apollon de Cayenne séduit toujours autant. « Flo, on fait une vidéo ? », interroge une demoiselle « - Allez, tu me dis quand ça tourne. » Rec, le sketch commence. Entre les lignes, le film adressé à une amie : "Je suis avec Malouda, un peu la classe non ? " D’autres filles prennent des photos joue contre joue, quand ce n’est pas plus… Le pauvre Malouda tente de rester zen. Il finit même par commander des croissants au resto d’en face en prenant le micro ! « Il est 16 h, je sais, mais j’ai envie d’un petit dej’ », blague-t-il avec le public, 600 personnes environ.
Les autres joueurs ont leur succès aussi. « Pas autant que Flo, hein ? », sourit le défenseur Gaétan Bussmann. Pas grave, l’instant reste surréaliste. « Ma première séance de dédicaces, c’était en National. Il y avait quinze personnes à peine. Là, tout ce monde, c’est fou. »
Un enfant se présente. Il est défenseur latéral, comme Bussmann, et il veut une signature sur sa paire de crampons fluo. « Mon fils les a achetés spécialement pour la dédicace », explique le papa. Des pompes à 100 € qui trôneront sur une étagère comme le plus beau trophée du monde. C’est ça le foot, du rêve avec finalement peu de choses. D’habitude, ils sont à la télé – « Flo, t’as assuré à Marseille ! » – hier, ils étaient là en vrai.

Photo Julio PELAEZ

Ngbakoto, au Leclerc Fameck… Photo RL.
Hubert GAMELON.

Federico Andrada a laissé entrevoir un potentiel monstre pour sa première titularisation. Photo Anthony PICORÉ
Pour sa première titularisation de la saison, dimanche à Marseille, le jeune Argentin prêté par River Plate a frappé les esprits, y compris celui de son compatriote Marcelo Bielsa. Le Messin qui monte, c’est lui !
C’est un peu l’homme qui tombe à pic, dans une période de mauvaises ondes. Alors que l’affaire Maïga crispe les coulisses messines et prive Albert Cartier d’un attaquant depuis dimanche, un gamin de 20 ans charrie un enthousiasme monstre depuis son arrivée en Lorraine et vient de profiter d’un passage télévisé au Vélodrome pour frapper les esprits. Car Federico Andrada ne se contente pas de promener son bonheur quand il touche un ballon, il sait aussi faire sensation.
Comme un symbole, le jeune Argentin, prêté par River Plate, a donc connu sa première titularisation face à son compatriote Marcelo Bielsa. « Je lui ai dit que c’était un plaisir énorme de le rencontrer et lui m’a dit de continuer comme ça, parce que j’avais bien joué », raconte l’attaquant messin. Ajoutant : « On a réussi un grand match mais, malheureusement, le résultat (3-1) n’était pas au rendez-vous. »
11 km à Marseille
Placé en soutien de Juan Falcon contre l’OM, Andrada a apporté une époustouflante bouffée d’air frais avec une copie spontanée, des gestes techniques décomplexés et une envie contagieuse. « Il peut être un vrai deuxième attaquant mais aussi une sorte de neuf-et-demi qui joue entre les lignes , explique Albert Cartier. Du coup, il est très difficile à cerner pour les défenseurs adverses. Et il court énormément. La preuve: à Marseille, il a parcouru 11 km. Autant que Gignac et Payet. »
C’est peu dire qu’Andrada attendait son heure. « Je sentais que je pouvais être titulaire à Nice, en Coupe de la Ligue, mais je me suis blessé à la cheville , dit-il au sujet de ce départ différé. Mais je savais que j’aurais ma chance à un moment ou un autre. » Avant Marseille, l’Argentin n’avait joué que 112 minutes en six apparitions. Son seul terrain d’expression officiel se cantonnait alors aux pelouses de CFA. Là aussi, il s’est investi sans rechigner. La récente victoire des réservistes contre le leader mulhousien (2-0) portait d’ailleurs sa marque : un but, une passe…
« Il a toujours le sourire , remarque encore son entraîneur. Qu’il fasse chaud ou qu’il pleuve, son envie et son désir de jouer au foot sont toujours les mêmes. » « C’est ma nature , répond Andrada. J’aime ce travail, j’aime être avec mes coéquipiers. En fait, tout ce qui tourne autour d’un ballon me plaît. »
La Ligue 1 va doucement découvir ce garçon qui, dixit Cartier, « doit encore justifier la réputation de buteur qu’il avait à River Plate ». Car l’Argentine connait déjà le phénomène. L’attaquant est en effet détenteur du record de buts inscrits dans les sélections jeunes de son pays. D’où cette option d’achat au pied de son contrat, comprise entre 5 et 6 M€ selon nos informations. L’intéressé, pourtant, ne regarde pas plus loin que son prochain match. « Pour le moment, je dois continuer à travailler , conclut-il. Ma tête est ici et je me plais à Metz mais on va aller doucement. » S’il continue de grandir rapidement, d’autres y penseront vite.
Christian JOUGLEUX.
Maïga s’est entraîné à part
Attendu devant une commission de discipline montée par le FC Metz aujourd’hui pour justifier son absence à Marseille dimanche, Modibo Maïga était déjà présent, hier, à l’entraînement mais à l’écart : il s’est contenté d’exercices avec Robert Duverne, le préparateur physique.
Cette journée sera décisive pour le joueur prêté par West Ham. Arguant d’une douleur à l’épaule, il avait envoyé un SMS samedi soir pour dire qu’il ne viendrait pas jouer contre l’OM, laissant le groupe à dix-sept joueurs et le staff dans l’embarras. Cet épisode faisait suite à une altercation verbale avec Albert Cartier, en fin de semaine, car Maïga n’aurait pas aimé savoir qu’il débuterait le prochain match sur le banc.
Est donc venu le temps des explications voire des sanctions. L’avenir messin de l’attaquant malien se joue peut-être aujourd’hui. En attendant, il s’est prêté hier à la séance de dédicaces du club, à Creutzwald, souriant et disponible…
Ch. J.
Fc Metz express
Tableau de bord . Hier : une séance d’entraînement le matin. Aujourd’hui : une séance à 10 h. Demain : une séance à 15 h (huis clos). Samedi : Lorient-Metz à 20 h. Dimanche : une séance à 10h30.
D’un match à l’autre . Dernier match : Marseille - Metz (17e journée de Ligue 1), dimanche 7 décembre : 3-1. Prochain match : Lorient - Metz (18e journée), samedi 13 décembre à 20 h. À suivre : Nantes - Metz (8es de finale de la Coupe de la Ligue), mardi 16 décembre à 21 h ; Metz - Monaco (19e journée), samedi 20 décembre à 20 h.
À l’infirmerie . Romain Rocchi (ménisque), comme Guido Milan (adducteur gauche). Johann Carrasso ( cuisse) était encore en soins hier, tandis que Chris Philipps a dû interrompre son entraînement pour une douleur aux adducteurs.
Suspendu . Ahmed Kashi (trois avertissements) sera suspendu à Lorient.
L’info. Metz s’entraînera aujourd’hui et demain sur le terrain synthétique de la Plaine de Jeux pour préparer son match à Lorient.
Le Fc metz à thionville et fameck : « C’est Malouda, sérieux ? »

…et beaucoup de supporters pour voir les joueurs du FC Metz ! Photo Julio PELAEZ
Pour assurer la promotion de ses nouveaux magasins de sports, les Leclerc Fameck et Thionville ont accueilli certains joueurs du FC Metz. Le champion d’Europe Flo Malouda a évidemment récolté un succès fou !
La dernière fois qu’on a vu autant de monde, c’était pour Pires. » Pas le temps de lâcher la phrase que la sécurité est débordée. Au Leclerc Thionville, la file bien rangée depuis 14 h éclate. Pareil au Leclerc Fameck. Il est 15 h 30, ce mercredi après-midi, et les joueurs du FC Metz débarquent enfin. « Thionville est grenat ! », lance un speaker payé pour la promo de nouvelles boutiques sports. Comme si les gens n’étaient pas assez excités. Certains poussent, d’autres grattent quelques places. « On est là depuis 14 h et on se fait doubler ! », finit par hurler un papa.
Des gamins, des papis, des ados, des entraîneurs. Tous veulent une dédicace, une photo, voire une vidéo. Krivets est là, Bussman, Phillips aussi. Autant de figures du renouveau messin en Ligue 1.
Et puis, Malouda. Dieu du stade pour les uns (champion d’Europe, d’Angleterre, de France…) beau gosse de rêve pour les filles. À 34 ans, l’Apollon de Cayenne séduit toujours autant. « Flo, on fait une vidéo ? », interroge une demoiselle « - Allez, tu me dis quand ça tourne. » Rec, le sketch commence. Entre les lignes, le film adressé à une amie : "Je suis avec Malouda, un peu la classe non ? " D’autres filles prennent des photos joue contre joue, quand ce n’est pas plus… Le pauvre Malouda tente de rester zen. Il finit même par commander des croissants au resto d’en face en prenant le micro ! « Il est 16 h, je sais, mais j’ai envie d’un petit dej’ », blague-t-il avec le public, 600 personnes environ.
Les autres joueurs ont leur succès aussi. « Pas autant que Flo, hein ? », sourit le défenseur Gaétan Bussmann. Pas grave, l’instant reste surréaliste. « Ma première séance de dédicaces, c’était en National. Il y avait quinze personnes à peine. Là, tout ce monde, c’est fou. »
Un enfant se présente. Il est défenseur latéral, comme Bussmann, et il veut une signature sur sa paire de crampons fluo. « Mon fils les a achetés spécialement pour la dédicace », explique le papa. Des pompes à 100 € qui trôneront sur une étagère comme le plus beau trophée du monde. C’est ça le foot, du rêve avec finalement peu de choses. D’habitude, ils sont à la télé – « Flo, t’as assuré à Marseille ! » – hier, ils étaient là en vrai.

Photo Julio PELAEZ

Ngbakoto, au Leclerc Fameck… Photo RL.
Hubert GAMELON.