
Gaëtan Bussmann et Metz vont tenter de rétablir leur autorité à Saint-Symphorien. Photo Pascal BROCARD
Le FC Metz retrouve Saint-Symphorien, ce soir, soit un stade qui n’a plus bercé une victoire des siens depuis novembre. La série peut-elle s’arrêter face à Montpellier, une équipe en belle santé ?
L’eau a coulé sous les ponts de l’Hérault et de la Moselle depuis le 23 août. A l’époque, Rolland Courbis estimait que son match face à Metz valait « six points ». L’entraîneur se plaçait alors dans une logique de maintien. Cette semaine, à l’heure d’aborder le retour, le même technicien regardait plus loin. Plus haut. Parlait de « passer la barre des 50 points » à terme, comme pour entériner le nouveau statut de Montpellier. Il peut : son équipe est la seule à avoir battu Marseille à deux reprises cette saison et ces performances en disent long sur les dispositions du MHSC…
Au moment de retrouver son stade, pour la première fois en 2015, Metz caresse d’autres objectifs, plus modestes. Il s’agit de reprendre une collecte de points qui s’est avérée trop chiche cet hiver. En ce sens, le récent nul cueilli à Nantes (0-0) peut être considéré comme un début encourageant, au mieux. Et l’échéance de ce soir comme un défi plus grand. « Montpellier est dans une dynamique ascendante, note Albert Cartier. On va voir si on peut exister et les battre, car c’est l’objectif de gagner. Mais il faudra élever notre niveau de jeu et sortir une grosse performance, c’est sûr. »
« Effacer les absences collectives »
Pour mémoire, le match à la Mosson, perdu 2-0, avait fourni à Metz sa première frustration de la saison et révélé un manque d’efficacité qui aura régulièrement pollué sa phase aller. Le nouveau souffle que traquent les Grenats imposera justement de cultiver ce réalisme qui a si souvent fait défaut. « Il faudra aussi qu’on aille chercher des points à l’extérieur », suggère leur entraîneur. Puis, plus global : « J’aimerais conserver les bonnes attitudes de la phase aller, dit-il, et effacer les absences collectives qui nous ont été préjudiciables. En Ligue 1, tu ne peux pas te les permettre. »
Ces disparitions inexpliquées étaient, jusqu’ici, réservées à l’extérieur. Le FC Metz a toujours présenté un visage plus sécurisant et plus entreprenant devant son public, hormis son entame désastreuse face au Paris Saint-Germain (2-3) et cet égarement défensif sanctionné par Monaco (0-1). Mine de rien, Saint-Symphorien n’a plus apprécié de victoire depuis un bail. C’était quand ? C’était Caen, (3-2), le 1er novembre. Une petite éternité au demeurant.
Entre une autorité à rétablir dans son stade et une efficacité à débloquer, Metz ne manque pas de pistes de travail pour son retour à la maison. Hier, son entraîneur semblait pourtant froissé par sa dernière séance. « Si on n’est pas mieux que ce que l’on a montré à l’entraînement, ça ne se passera pas bien. On a manqué de concentration, on n’était pas réactif et on a passé beaucoup de temps à discuter…. » Après les paroles, ses joueurs ont peut-être réservé les actes pour Montpellier. Car il est dans leur intérêt de se refaire une santé. La victoire est un remède imparable pour requinquer un groupe qui a trop toussé.
Christian JOUGLEUX.
Avec les mêmes ?

Juan Falcon. Photo Pascal BROCARD
En raison des absences mais surtout d’une prestation encourageante à Nantes, le staff messin ne devrait pas bouleverser grand-chose ce soir.
Albert Cartier a de nouveau choisi la prudence en convoquant, comme dimanche dernier à Nantes, dix-neuf joueurs pour la réception de Montpellier. Une prudence qui s’explique par un vilain virus qui rôde du côté de Saint-Symphorien. L’entraîneur messin en est d’ailleurs l’une des victimes, tout comme Sylvain Marchal, qui a été invité par le staff médical à rejoindre son lit hier après-midi. Du coup, ce dernier est forfait pour la rencontre de ce soir, tout comme Janis Ikaunieks et Romain Rocchi, en phase de reprise, et qui travailleront aujourd’hui avec Robert Duverne, le préparateur physique lorrain.
Falcon de retour…
C’est donc un groupe sans surprise qui a été désigné pour défier l’actuel huitième de la Ligue 1. Seul absent à Nantes, Juan Falcon, remis de sa blessure au mollet, refait son apparition. L’international vénézuélien est-il pour autant prêt à débuter la rencontre ? D’autant que Yeni Ngbakoto – même s‘il lui a manqué la finition – n’a pas démérité à la pointe de l’attaque messine dimanche dernier. Ce dernier pourrait être reconduit avec, cette fois, un soutien plus appuyé en la personne de Sergeï Krivets.
« C’est l’animation qui pourrait changer plus que la composition », a commenté, énigmatique, Albert Cartier. Autrement dit, les Messins pourraient se présenter sur la pelouse de Saint-Symphorien avec le onze qui avait débuté la rencontre dans la Loire, mais dans un dispositif plus proche du 4-4-2.
... Jourdren aussi
Côté montpelliérain, Rolland Courbis a décidé de rappeler Geoffrey Jourdren après une brouille entre les deux hommes autour de sa non-titularisation contre le PSG, qui avait valu au gardien du MHSC d’être écarté du groupe la semaine dernière contre l’OM. Jourdren, qui n’a plus joué depuis le 23 novembre (fracture à un doigt), devrait débuter la partie.
Pour le reste, l’entraîneur de Montpellier – qui évoluera en 4-2-3-1 – a dû composer avec les moyens du bord. En effet, c’est avec seulement seize éléments que les Héraultais se rendent à Metz. Outre les absences des uns et des autres (CAN, blessures), le staff montpelliérain a fait le choix de ne pas pénaliser l’équipe réserve, qui lutte pour son maintien, alors que les U 19 disputent la Coupe Gambardella contre Bordeaux…
J.-S. G.
Janis Ikaunieks : un letton qui vaut de l’or ?

Malgré son jeune âge et son visage très juvénile, Janis Ikaunieks « fait déjà l’unanimité », assure Albert Cartier. Photo Pascal BROCARD
Lié au FC Metz jusqu’en juin 2019 depuis le 3 janvier, le jeune milieu de terrain international letton a été officiellement présenté, hier. Janis Ikaunieks a déjà séduit son auditoire, Albert Cartier en tête. Présentations.
Tout est parti d’un agent impressionné par un jeune milieu de terrain évoluant dans le très confidentiel championnat letton. Un coup de fil suivi de quelques images, qui ont rapidement convaincu les dirigeants messins de se rendre sur place. « C’est effectivement un recrutement d’opportunité , explique Philippe Gaillot, le directeur général adjoint du FC Metz. Dominique D’Onofrio a été le voir. Les contacts ont été très bons et nous avons décidé de convier Janis à effectuer un essai fin décembre. Ensuite, nous nous sommes rapidement mis d’accord avec son ancien club (le FK Liepajas) pour son transfert. »
Déjà appelé à trois reprises en sélection lettone, Janis Ikaunieks, qui aura vingt ans le 16 février, a paraphé le 3 janvier un contrat le liant au club à la Croix de Lorraine pour quatre ans et demi (jusqu’en juin 2019). Un pari sur le long terme. Mais pas seulement. « La venue d’un tel joueur renforce un peu plus l’idée de notre projet initial , souligne Albert Cartier. Mais Janis est également un renfort immédiat. En tout cas, il nous donne à croire que nous avons fait un très bon choix. »
L’entraîneur messin assure que le jeune gaucher « fait déjà l’unanimité chez tous les joueurs ». Invité au stage organisé au Pian-Médoc la semaine dernière, Janis Ikaunieks a semblé, en effet, à l’aise au milieu de ses nouveaux partenaires. « Tout le monde a été très aimable avec moi, assure dans un timide sourire l’intéressé. Je m’intègre petit à petit et la présence de Sergeï (Krivets) m’aide beaucoup. »
C’est d’ailleurs le Biélorusse qui a servi d’intermédiaire, hier, entre la jeune recrue et la traductrice. Car pour l’heure, s’il ne parle qu’un dialecte aux accents russes, c’est bien avec le ballon qu’il s’exprime le mieux. « Il nous a déjà démontré qu’il avait une qualité de passes remarquable , poursuit Albert Cartier. Ce n’est pas un joueur de débordement, il va plutôt chercher à jouer dans l’intervalle. » Sa place ? « Il peut jouer en soutien de l’attaquant ou sur les côtés. Il aime notamment évoluer sur le côté droit et rentrer sur son pied gauche. Il est également très adroit sur coups de pied arrêtés. C’est vraiment très intéressant, d’autant que Janis possède encore une grosse marge de progression. »
« Vraiment très heureux »
Dimanche dernier, celui qui a inscrit 26 buts au cours des 51 matches de D1 lettone disputés ces deux dernières années, a découvert l’univers de la Ligue 1. S’il n’est pas entré en jeu à Nantes, il figurait bel et bien dans le groupe messin. « Je suis vraiment très heureux d’être ici et de pouvoir jouer en Ligue 1, un championnat que je suivais à la télé chez moi », glisse-t-il. « C’est un garçon réservé, mais qui est très mature pour son âge », conclut Philippe Gaillot, visiblement très fier d’avoir pu attirer dans les filets messins un aussi beau poisson… nommé Ikaunieks (prononcez Ikaunix).
Jean-Sébastien GALLOIS.
Cornet file à Lyon

Maxwel Cornet. Photo Pascal BROCARD
Son départ était inéluctable. Il est désormais officiel. Le jeune attaquant formé au FC Metz, Maxwel Cornet, a été transféré à Lyon hier.
C’est fait ! Dans les tuyaux depuis quelques jours, l’affaire a été officialisée hier, dans la matinée. Maxwel Cornet, dont le contrat avec le FC Metz arrivait à échéance en juin prochain, rejoint l’Olympique Lyonnais. Le jeune attaquant (18 ans) a signé un bail de quatre ans et demi.
Alors que plusieurs sources annonçaient un transfert d’un montant compris entre 400 000 et 500 000 euros, l’actuel leader du championnat de la Ligue 1 évoque, de son côté, la somme de 200 000 euros, assortie de bonus sur un éventuel transfert ultérieur.
Cet épilogue met donc fin à un feuilleton ayant débuté en début de saison et au cours duquel les dirigeants du FC Metz et l’entourage du joueur se sont livré un véritable bras de fer. Arrivé en Lorraine en 2003, à l’âge de sept ans, l’international U 19 n’a jamais été convoqué au sein du groupe professionnel depuis la reprise du championnat, l’aréopage messin pointant du doigt son refus de prolonger son contrat.
Maxwel Cornet, qui était passé pro en novembre 2012 alors qu’il n’était âgé que de seize ans, file donc à Lyon. Une bonne nouvelle pour son nouvel entraîneur Hubert Fournier. Un vrai gâchis pour le FC Metz…
J.-S. G.
J’aime/j’aime pas - Justine Oswald

Photo RL
J’AIME
- L’Italie. J’y ai des origines et je vais souvent en vacances dans les environs de Milan.
- Le foot. J’ai commencé à l’âge de 4 ans au FC Trémery, club que j’ai dans mon cœur. J’y retournerai un jour.
- Mes amis et ma famille.
- Faire les magasins. J’achète beaucoup de paire de baskets, ce qui ne plaît pas toujours à ma mère…
J’AIME PAS
- L’hypocrisie. Je suis professeur d’EPS au lycée de la communication au Technopôle à Metz et quand un élève est hypocrite, ça m’énerve !
- Courir sans ballon.
- Etre suspendue ! Je reviens de quatre matches en tribunes pour une « faute grossière » lors de notre défaite 11-0 à Lyon.
Alors qu’elle devait jouer avec son équipe de football de Metz/Algrange (D1) à Arras dimanche, Justine Oswald restera chez elle. Le match a en effet été reporté, le terrain étant impraticable.
« Un club mythique »
« On va tout faire pour poser des problèmes à tous nos adversaires. À commencer par nos amis messins. Ça me fait plaisir de retrouver ce stade mythique et ce club mythique qui n’avait rien à faire en Ligue 2 et encore moins en National. Revoir le FC Metz en Ligue 1, ça me paraît être la moindre des choses et ça me fait énormément plaisir. » De Rolland Courbis , l’entraîneur de Montpellier, visiblement heureux de retrouver le stade Saint-Symphorien ce soir.