
José Luis Palomino (à gauche) pourrait céder sa place, aujourd’hui à Avranches, alors qu’il n’est pas impossible de voir Chris Philipps débuter la partie. Photo Pascal BROCARD
En panne en L1 après leur contre-performance face à Montpellier (2-3), samedi, les Messins ont l’occasion de relancer la machine, cet après-midi, du côté d’Avranches (National). À condition de retrouver la bonne carburation.
hier, en fin de matinée, Bernard Serin a présenté ses vœux au siège du FC Metz. Et il n’est pas bien difficile de deviner les souhaits du président messin en ces temps un peu troubles du côté de Saint-Symphorien. Si l’objectif du maintien en Ligue 1 figure évidemment toujours en tête de liste, la santé et la réussite y occupent une bonne place. Plus qu’un vœu d’ailleurs. Une nécessité.
Ces deux ingrédients, notamment, font en effet grandement défaut aux Lorrains depuis de (très) longues semaines. Le dernier succès en championnat remonte maintenant au 1er novembre contre Caen (3-2). Un bail. Heureusement, la Coupe de France, qui reprend ses droits aujourd’hui, a (un peu) dissipé cette nappe de brouillard qui s’est durablement installée dans le ciel grenat. Un succès logique, bien qu’étriqué chez le voisin spinalien (2-1) le 4 janvier, a ainsi permis aux Messins de retrouver les saveurs de la victoire et donc de s’inviter à Avranches cet après-midi.
« Remobiliser tout le monde rapidement »
Un nouvel adversaire évoluant en National. « Ce genre de match est toujours compliqué et c’est bien ce qui fait le charme de la Coupe », souligne Albert Cartier. Le piège n’est, en effet, jamais très loin. Lorient en a récemment fait les frais, éliminé par le promu avranchinais (1-0) en trente-deuxièmes de finale. « Tout comme nous, leur priorité reste le championnat , poursuit l’entraîneur messin. Mais tout comme nous, ils voudront se qualifier. Le fait d’avoir battu Lorient leur permet d’aborder cette rencontre avec confiance. »
Une confiance que Florent Malouda et ses partenaires pensaient avoir (re) touchée du doigt à Nantes (0-0). Mais ça, c’était avant la grande désillusion montpelliéraine (2-3). En terme de points. En terme de jeu. Nul doute qu’il faudra que les Lorrains soient un brin plus conquérants, plus précis et plus impliqués pour ne pas sombrer un peu plus dans le doute. « C’est une bonne chose d’avoir un match aussi rapproché , devine Albert Cartier. Notamment pour remobiliser tout le monde rapidement. »
Du côté d’Avranches, qui vient de lourdement s’incliner en championnat (4-2) sur le terrain de Colomiers, on se méfie de cette équipe messine en quête de réhabilitation. « Nous avons 1 % de chance de passer , estime ainsi Richard Déziré, l’entraîneur bas-normand. Il nous faudra beaucoup de réussite pour espérer nous qualifier. » Un discours évidemment teinté de langue de bois chez l’ancien technicien de Raon-l’Étape qui assure par ailleurs que son équipe ne fera « aucun complexe » face au dix-septième de Ligue 1.
Quant aux deux jours de récupérations supplémentaires dont ses joueurs ont pu bénéficier, il balaie l’argument d’un revers de main : « Le FC Metz possède, en la personne de Robert Duverne, le meilleur préparateur physique de France. Athlétiquement, les Messins n’auront aucun souci ».
De ce point de vue sans doute. Reste à chasser tous les autres. Ceux qui polluent (trop) régulièrement le quotidien messin. D’autant qu’un nouveau faux pas, face à une équipe de National de surcroît, ferait tache. Se qualifier tout à l’heure ? Plus qu’un vœu. Une nécessité.
Jean-Sébastien GALLOIS.
La première de Chris Philipps ?
Albert Cartier et son staff ont convoqué un groupe de dix-huit joueurs pour ce rendez-vous de Coupe de France. Un groupe quasi identique à celui qui s’est présenté, samedi, à Saint-Symphorien face à Montpellier. Seul changement, l’absence de l’Argentin Federico Andrada, remplacé par le jeune letton Janis Ikaunieks, remis de sa blessure aux adducteurs. « C’est l’occasion de le voir à l’œuvre , explique l’entraîneur du FC Metz. Cela devrait être moins compliqué que de débuter directement en Ligue 1. Peut-être jouera-t-il dix minutes ou un quart d’heure, on verra. »
Pour le reste, le technicien lorrain est resté très évasif quant à ces choix et surtout à d’éventuels changements dictés par la prestation insipide de samedi face à Montpellier (2-3) et le déplacement à haut risque dimanche chez le leader lyonnais. Peut-être sera-t-il tenté de faire souffler quelques éléments ou, question de point de vue, en relancer d’autres. Il n’est donc pas impossible d’envisager un retour aux affaires de Romain Métanire ou de Jérémy Choplin et de voir l’international luxembourgeois Chris Philipps honorer sa première titularisation chez les pros cette saison.
Attention à Créhin
Du côté d’Avranches, Richard Déziré dispose de l’ensemble de son effectif. La seule incertitude, hier, concernait Anthony Beuve, le gardien de l’USA, qui avait cédé sa place à Valentin Boivison après seulement 38 minutes de jeu à Colomiers (4-2), vendredi dernier. L’actuel cinquième de National pourra compter sur son prolifique attaquant, l’ancien Lavallois Vincent Créhin, deuxième meilleur buteur du championnat avec dix réalisations.
• LES ÉQUIPES POSSIBLES
AVRANCHES. Beuve – Bonenfant, Hérauville (cap), Cabon, Fofana – Boateng – Pivaty, Diongue – Théault, Barreta – Créhin. Remplaçants : Boivison (gardien), Derrien, Schur, Niakaté, Ndengila, Ricaud, Créac’h. Entraîneur : Richard Déziré.
METZ. Carrasso – Métanire, Milan, Choplin, Bussmann – Philipps – Ngbakoto, Krivets, Malouda, Lejeune – Falcon. Remplaçants : Oberhauser (gardien), Palomino, Rivierez, Ikaunieks, N’Daw, Sarr, Nsor. Entraîneur : Albert Cartier.
Absents : Ben Youssef (blessé) ; Doukouré, Kashi, Maïga, M’Fa, Sassi (sélections) ; Andrada, Bamba, Diallo, Marchal, Rocchi, Sido, Vion (choix de l’entraîneur).
Arbitre : Antony Gautier, 37 ans, Ligue Nord Pas-de-Calais.
Avranches - Metz
Stade René-Fenouillère (18h30)