
Albert Cartier réclame des ondes positives autour de son équipe. Photo Pascal BROCARD
L’entraîneur du FC Metz s’est fendu, hier, d’une sortie incisive sur l’arbitrage, estimant que son équipe n’était pas logée à la même enseigne que d’autres. Sinon ? Albert Cartier espère gagner sept matches sur neuf à domicile.
Albert Cartier , comment vivez-vous cette dernière place qui vous accompagnera toute la semaine ? « Ce ne sont pas les plus forts ou les plus rapides qui gagnent les batailles de la vie, ce sont ceux qui n’abandonnent jamais. Dans des situations comme celle-ci, il y a des gens qui regardent ce qui se passe, d’autres se demandent ce qui se passe et d’autres font que les choses changent. Est-ce que cela répond à votre question ? »
• En partie… « Evidemment, on a envie de faire évoluer les choses. Mais d’abord, il faut rester positif. Attention, je ne fais pas le béni-oui-oui, je ne dis pas que tout va bien, mais c’est important la positive attitude. Tout le peuple grenat doit rester positif. Les mecs, il faut les aider, pas les enfoncer. Les joueurs veulent que les choses changent et ce sont eux qui vont les faire changer. »
« Il faut avancer partout »
• Quel levier pouvez-vous activer pour remettre ce groupe d’aplomb ? « Ce n’est pas un problème d’hommes, de placement de jeu, d’organisation ou de système. Il faut avancer, c’est tout. Que les défenseurs avancent, que les attaquants avancent. Il faut avancer partout. »
• Comment sentez-vous le vestiaire ? « Les joueurs sont positifs. L’entraînement de ce matin (hier) vous aurait d’ailleurs donné l’envie d’avoir envie. J’insiste, il faut qu’on avance. De toute façon, on est dernier, on ne peut plus reculer. Il n’y a pas de 21e place. Maintenant, on va aller chercher la 19e , et puis la 18e , la 17e et pourquoi pas la 15e … Il y a un match avec sept équipes au classement et on a quatre mois pour gagner ce championnat-là. »
• Sentez-vous ce groupe capable d’y parvenir ? « C’est quand l’oxygène se raréfie que se révèlent les vrais champions. Il nous reste neuf matches à domicile, il faut en gagner sept et prendre quelques points à l’extérieur. Si tu es entraîneur ou footballeur et que tu penses que c’est irréalisable de gagner sept matches, il ne faut pas faire de compétition. »
• Craignez-vous pour votre poste ? « Dans mon métier, que tu sois 1er , 17e ou 19e , tu n’es jamais tranquille. Jamais. Je vis avec ça depuis bientôt 41 ans. Après, j’attends aussi qu’on ait le même traitement que tous les autres. Actuellement, on n’est pas tout à fait dans cette ligne. Je parle d’arbitrage. »
• Pouvez-vous préciser ? « A Nantes, en Coupe de la Ligue, on a refusé un pénalty à Kévin Lejeune et on n’a pas donné de carton rouge à Riou qui a fait un tacle assassin sur Thibaut Vion. On me dit que le joueur n’allait pas au but. Evidemment, il n’allait pas au but, il se promenait ! Tout seul avec le ballon, je ne sais pas ce qu’il faisait… Ensuite, Montpellier. J’ai vu deux buts hors jeu. Et c’est le même assistant qui se retrouve à Lyon et qui ne voit pas une faute volontaire d’Umtiti sur Nsor. On me dit encore que le joueur n’allait pas au but. Je me demande où il pouvait aller Nsor, ce jour-là, à cette minute-là, avec le ballon, s’il n’allait pas vers le but de Lyon ! Pareil pour Bordeaux. J’ai vu (Cédric) Carrasso emplâtrer Maïga. Il y a jaune et pénalty, pas rouge. Je pense et j’attends que le FC Metz ait le même traitement que tous les autres. Aujourd’hui, nous n’avons pas la même considération que les autres. »
• L’arbitrage serait donc en partie responsable de la situation, selon vous… « (Il coupe) Ça ne vous suffit pas ce que je viens de dire ? Et je ne parle que d’un mois là… »
Christian JOUGLEUX.
« Au moins trois semaines » pour Florent Malouda
Florent Malouda va devoir suivre les prochaines rencontres du FC Metz dans la peau d’un spectateur. Malgré lui. Le milieu guyanais sera « indisponible au moins trois semaines », selon son entraîneur Albert Cartier. La recrue vedette de l’été souffre en effet d’une petite déchirure aux ischio-jambiers, « environ treize millimètres » précise le technicien vosgien. C’est pour cette raison que l’ancien Lyonnais avait dû quitter prématurément la pelouse du stade Gerland, dimanche, contre son ancien club et sous les yeux de son fils. C’est évidemment un coup dur pour le FC Metz qui est amené à disputer des matches de la plus haute importance, au mois de février. Il faudra composer sans cet élément d’expérience.
Fc Metz express
Tableau de bord. Hier : une séance d’entraînement à 10h30. Aujourd’hui : une séance à 10h30. Demain : une séance à 10h30. Vendredi : une séance à 15 h (huis clos). Dimanche : repos.
D’un match à l’autre. Dernier match : Lyon-Metz (22e journée de Ligue 1), dimanche 25 janvier : 2-0. Prochain match : Metz-Nice (23e journée), samedi 31 janvier à 20h. A suivre : Bastia - Metz (24e journée), samedi 7 février à 20 h.
À l’infirmerie. Florent Malouda (ischio-jambiers) sera indisponible au moins trois semaines . Fakhreddine Ben Youssef (cuisse) est quant à lui indisponible, alors que Federico Andrada (cheville) a repris la course. Enfin, Guido Milan (adducteurs) a été ménagé hier.
En sélections. Doukouré (Côte d’Ivoire), Kashi (Algérie), Maïga (Mali), Sassi (Tunisie). Éliminé avec le Gabon, Anthony Mfa doit rentrer en Lorraine demain.
Suspendu : Expulsé à Lyon, Guido Milan est automatiquement suspendu pour la venue de Nice.
Quand Aulas refait le match… et l’article

Jean-Michel Aulas (à gauche) était assis à côté de Bernard Serin dimanche. Ont-ils débattu de l’arbitrage ? Photo Pascal BROCARD
Le président de l’OL n’a pas aimé le compte-rendu de Lyon-Metz, dans L’Équipe. Jean-Michel Aulas l’a fait savoir avec les méthodes habituelles : Twitter et la provocation bon enfant.
Jean-Michel Aulas s’est inscrit sur Twitter en septembre 2011 et il s’éclate comme un petit fou sur ce réseau social. Dernière preuve en date, ce lundi, à l’heure de débriefer Lyon-Metz (2-0). Le président de l’OL n’a pas aimé ce qu’il a lu et il l’a fait savoir à sa façon : avec de gros sabots et sans filtre.
En quatre tweets, retranscrits ici avec une ponctuation d’école et sans les coquilles d’origine, le patron lyonnais a dézingué un journaliste. Première salve : « Suis étonné par l’article de L’Équipe et R. Dupont sur l’OL. Thual (l’arbitre) a offert le match à l’OL. » Deuxième sortie : « D’ailleurs, c’est qui Régis Dupont de L’Équipe ? A Lyon, ni les joueurs ni les dirigeants ne le connaissent : il a appris l’OL dans les rumeurs. » Aulas insiste : « Comment L’Équipe peut elle prendre parti visiblement à tort sur l’arbitrage ? » Dernière couche enfin : « Juste pour Régis Dupont de L’Equipe qui ne s’est jamais présenté à l’OL : possession 70 %, passes réussies 87 %, 20 tirs à 5 : p lus de lucidité. »
La liberté d’expression est à la mode en France, il serait dommage d’en priver Jean-Michel Aulas. Il est permis, en revanche, de s’amuser de ses appels à la lucidité tant la mauvaise foi peut guider ses gazouillis. Si la supériorité lyonnaise n’était pas discutable dimanche, l’arbitrage d’Olivier Thual méritait bien un débat.
« Et Umtiti qui a démonté Nsor ? »
Sur ce point, Albert Cartier ne désarme pas : « Il y a une minute entre la faute et le carton rouge de (Guido) Milan. C’est (le Lyonnais) Gonalons qui l’a demandé à l’arbitre d’ailleurs , explique l’entraîneur messin. Moi aussi j’ai posé la question à M. Thual. Je pensais que Milan l’avait insulté. Non, il m’a dit que Guido était dernier défenseur. […] Et Umtiti qui a démonté Nsor ? Il n’était pas dernier défenseur ? » Pour l’anecdote, l’arbitre avait d’abord montré le carton rouge à Jose Palomino avant de voir Milan se dénoncer spontanément…
Sinon, Jean-Michel Aulas s’est félicité plusieurs fois de la signature de l’ancien Grenat Maxwel Cornet, « que Florian Maurice avait repéré depuis quelques temps ! », twitte-t-il encore. L’entrée en jeu du garçon, dimanche contre Metz, a plutôt été vécue « comme une provocation » en Moselle.
Ch. J.