
Ici à la lutte avec le Lyonnais Nabil Fekir, Jose Luis Palomino s’impose petit à petit comme un élément important du dispositif défensif du FC Metz. Photo MAXPPP
Depuis la reprise, le défenseur argentin Jose Luis Palomino impose son style puissant et accrocheur au sein de la charnière du FC Metz. Une montée en puissance bienvenue à l’heure de redresser la barre du navire messin.
De leur escapade lyonnaise, les Messins sont rentrés avec une grosse ration de frustration et de colère. Mais au milieu de cette nouvelle déconvenue les ayant contraints de s’éclairer, tout au long de la semaine, à la lueur d’une vilaine lanterne rouge, un homme est parvenu à faire l’unanimité. Aligné pour la troisième fois en défense centrale en championnat, Jose Luis Palomino a séduit. Confirmant ainsi sa montée en puissance et que l’axe est bel et bien son terrain de jeu préféré.
L’intéressé accepte volontiers les compliments tout en rappelant aussi sec que son « cas personnel passe au deuxième plan ». Ce qui importe à l’Argentin de vingt-cinq ans, c’est « le groupe ». « À l’heure actuelle, prendre des points est une priorité , poursuit-il. Chacun doit travailler pour les autres. Le résultat à Lyon, nous l’avons tous vécu comme une injustice. Sans ce penalty et l’exclusion de Guido (Milan), le scénario de la rencontre aurait très bien pu être positif pour nous . Désormais, on ne doit plus regarder les autres équipes, mais uniquement se concentrer sur nous-mêmes. »
Le ton est posé. Les propos, en espagnol, prononcés avec calme. Bien loin de l’image que dégage l’ex-défenseur d’Argentinos Juniors sur le terrain. « Il apporte sa vitesse et son explosivité , expliquait Albert Cartier, après le nul (0-0) du FC Metz sur la pelouse de Nantes. Il ne lâche rien et possède cette qualité de revenir rapidement sur son adversaire pour lui arracher le ballon. » Bref, Jose Luis Palomino est du genre déterminé, accrocheur et agressif. « C’est ma façon de jouer , glisse-t-il. C’est l’état d’esprit que n’importe quel joueur doit afficher. Si, de ce point de vue, je peux montrer l’exemple, tant mieux… »
Plus question donc de jouer « avec le frein à main » comme, de son propre aveu, ce fut le cas durant ses premières semaines messines. « C’est vrai qu’au début, c’était un peu compliqué au niveau de l’intégration. Mais au fil des matches, j’ai réussi à me lâcher. À prendre confiance en moi. » Rive gauche tout d’abord, avant de mettre le cap vers l’axe. « Je suis un défenseur central de formation et c’est à ce poste que je pense m’exprimer le mieux. Mais je peux encore dépanner sur le côté s’il le faut. C’est notamment pour ça que les dirigeants messins m’ont recruté. »
« Apporter encore plus »
Demain face à Nice, le staff messin devra, une fois de plus, revoir ses plans derrière. Guido Milan suspendu, la charnière 100 % argentine n’aura, cette fois, pas l’occasion de confirmer sa complémentarité naissante. « C’est dommage , assure Jose Luis Palomino. Guido m’a beaucoup aidé depuis mon arrivée et sur le terrain, nous nous entendons bien et communiquons beaucoup. Mais que ce soit lui, moi ou n’importe quel autre joueur, le travail reste le même. »
Le football et l’envie que « le FC Metz s’en sorte » seraient donc des langues universelles que l’Argentin se fait un devoir de maîtriser. Comme le Français d’ailleurs. À raison de deux séances d’une heure et demie par semaine. Résultat ? « Je veux que l’équipe gagne rapidement des points , lâche-t-il dans la langue de Molière, sourire timide en coin. J’espère pouvoir aider le FC Metz et apporter encore plus au groupe. »
Jean-Sébastien GALLOIS.
Fc Metz express
Tableau de bord. Hier : une séance d’entraînement à 10h30. Aujourd’hui : une séance à 15 h (à huis clos). Demain : Metz - Nice à 20 h. Dimanche : repos.
D’un match à l’autre. Dernier match : Lyon - Metz (22e journée de Ligue 1), dimanche 25 janvier : 2-0. Prochain match : Metz - Nice (23e journée de Ligue 1), samedi 30 janvier à 20 h. À suivre : Bastia - Metz (24e journée de Ligue 1), samedi 7 février à 20 h ; Metz - Brest (8es de finale de la Coupe de France), jeudi 12 février à 19h45 ; Metz - Guingamp (25e journée de Ligue 1), dimanche 15 février à 17 h.
À l’infirmerie. Florent Malouda (ischio-jambiers) est indisponible trois semaines. Fakhreddine Ben Youssef (cuisse) poursuit ses soins. Le Tunisien est attendu en Moselle dans les heures qui viennent. Federico Andrada (cheville), lui, s’est entraîné, hier, mais sa participation à la rencontre face à Nice est incertaine. Enfin, Guido Milan (adducteurs) était présent à l’entraînement ce jeudi.
En sélections. Doukouré (Côte d’Ivoire), Kashi (Algérie) et Sassi (Tunisie) disputent la CAN. Éliminé avec le Gabon, Anthony Mfa a effectué son retour à l’entraînement hier. Il devrait être rapidement imité par Modibo Maïga ( Mali).
Suspendu. Après son exclusion à Lyon, Guido Milan a écopé de deux matches de suspension dont un avec sursis.
Arrêté préfectoral
LIGUE 1. Mercredi, la Commission des compétitions de la LFP avait fait connaître sa décision de fermer la tribune réservée aux supporters visiteurs du stade Saint-Symphorien à l’occasion de la venue de Nice demain. Un choix dicté par les incidents survenus le 6 janvier 2013 à l’occasion d’un match de Coupe de France ayant opposé le FC Metz et l’OGC Nice. Parallèlement, « un arrêté préfectoral interdisant la présence de supporters niçois et nancéiens aux abords du stade Saint-Symphorien et dans le centre‐ville » est venu, hier, compléter ces dispositions.