
Sylvain Marchal retrouve enfin le terrain de la compétition, après deux mois sans jouer. Photo Pascal BROCARD
Après trois matches sans victoire en championnat, les Messins pourraient profiter de leurs débuts en Coupe de la Ligue, en fin d’après-midi à Nice, pour égayer leur quotidien.
Oublier le championnat le temps d’une soirée : telle est l’invitation de ce déplacement à Nice pour les seizièmes de finale de la Coupe de la Ligue. Voilà une première parenthèse qui s’ouvre dans cette saison du retour en Ligue 1 avant une seconde, début janvier, qui sera consacrée à la Coupe de France. Moins de deux mois après une fin de match cauchemardesque (but encaissé à la 90e +5 pour une défaite 1-0), le FC Metz effectue donc son retour sur la pelouse de l’Allianz Riviera avec pour seul objectif la qualification pour le tour suivant.
A trois jours de la réception de Caen, qui disposera de vingt-quatre heures supplémentaires de récupération, la tentation est grande pour Albert Cartier de faire tourner son effectif, histoire de concerner tout son monde et de faire souffler certains cadres, dont il aura forcément besoin pour dompter une formation normande qui navigue juste au-dessus de la ligne de flottaison en L1. Reste à savoir dans quelles proportions l’entraîneur messin va modifier son onze de départ sur la Côte d’Azur.
Nice demande confirmation
« On veut jouer les Coupes, c’est important pour nous , rappelle-t-il. Tous les week-ends, de toute façon, nous jouons déjà des matches de Coupe d’Europe. L’an dernier, ça l’était moins parce que la priorité avait été donnée à la montée en L1. Mais, cette saison, on peut se permettre de les jouer, nous avons l’effectif pour. »
Dans le turnover attendu aujourd’hui, Sylvain Marchal devrait ainsi goûter à nouveau à la compétition dont le défenseur central est tenu éloigné depuis la fin août. Pendant ce laps de temps, le capitaine messin a observé les prestations de ses coéquipiers, notamment loin de Saint-Symphorien où ils sont méconnaissables (un seul but marqué en six journées). « Il faut se lâcher un peu plus , recommande-t-il, enlever le frein à main, jouer les coups à fond, être plus juste dans le jeu, avoir moins de déchets techniques, améliorer la première relance, être plus efficace dans les trente derniers mètres. C’est un beau programme, mais on est capable de le faire, on a les joueurs pour. Il faut qu’il y ait une prise de conscience collective. »
De son côté, l’OGC Nice reste sur un succès retentissant à Guingamp (7-2), où Carlos Eduardo a empilé les buts pour un quintuplé qui a marqué les esprits. Alors qu’il pourrait profiter de la venue de Metz pour relancer Dario Cvitanich, qui s’était blessé en septembre face aux Grenats, Claude Puel s’est trouvé un buteur providentiel en la personne du Brésilien, prêté par le FC Porto. « Cette victoire demande obligatoirement confirmation , estime l’entraîneur niçois. Les équipes qui vont loin dans ce championnat sont celles qui parviennent à être régulières sur la durée. Un bon coup réalisé à l’extérieur ne sert à rien si nos résultats sont mauvais par la suite. »
A l’image d’Albert Cartier hier, le technicien azuréen n’a rien dévoilé de ses plans. Une chose est certaine : il est simplement animé par l’envie d’entretenir la nouvelle dynamique apparue en Bretagne, quand Metz court après un premier succès depuis un mois (3-0 contre Reims à Saint-Symphorien).
Maxime RODHAIN.
Une grande loterie humaine

José Palomino pourrait connaître sa première titularisation à Nice. Photo Pascal BROCARD
Faute d’indications sur la composition d’équipe messine, il a fallu broder et imaginer les plans d’Albert Cartier, ce soir, face à Nice.
Avertissement nécessaire : ces lignes ne sont que pure spéculation. Soit une tentative de composition d’équipe nourrie par les maigres indications offertes par l’entraînement du FC Metz hier et par les informations encore plus chiches d’Albert Cartier. C’est bien simple : le technicien n’a rien lâché de ses projets à Nice, ce soir, sinon – attention scoop – qu’il espérait gagner…
Quelques certitudes d’abord : des Grenats ne sont pas aptes au service. Bouna Sarr est suspendu. Kévin Lejeune n’a pas assez de visibilité pour jouer avec le masque qui protège son nez fracturé. Sergeï Krivets a besoin de souffler, Gaëtan Bussmann de ménager une cuisse douloureuse et Federico Andrada de soulager une contracture. Tout ce petit monde s’abstiendra du voyage dans les Alpes-Maritimes, comme les blessés Juan Falcon, Habib Diallo et Kwame Nsor.
Palomino, première titularisation ?
Le poste de gardien, sauf surprise, devrait être occupé par Anthony Mfa, avant le retour aux affaires du n°1 Johann Carrasso, samedi, face à Caen. La suite s’annonce plus complexe. Elle confine même à la grande loterie. Faute de véritable spécialiste au poste d’arrière gauche, Cartier pourrait par exemple choisir d’y placer un droitier, comme Jonathan Rivierez. Dans une logique de rotation, la charnière centrale serait alors composée de Sylvain Marchal et José Palomino, deux garçons peu utilisés jusqu’ici en L1, en particulier le second (10 minutes).
S’agissant des milieux, Ahmed Kashi pourrait permettre de reposer Guirane N’Daw et se placer derrière une ligne de quatre éléments. Florent Malouda et Cheick Doukouré viendraient se placer derrière l’attaquant, Modibo Maïga, quand Yeni Ngbakoto et Fadil Sido s’occuperaient d’animer les ailes. Au risque d’insister, cette composition reste purement théorique car il est possible, également, que Cartier ménage Malouda. Joyeux casse-tête…
Claude Puel, à Nice, n’a pas dévoilé davantage de batteries hier et convoqué un groupe de 20 joueurs. Dario Cvitanich effectue son retour. L’attaquant argentin n’était plus apparu sur un terrain depuis… Nice-Metz (1-0).
Ch. J.