pilch a écrit :
Si qqn qui s'y connait peut m'éclairer un peu:
- Quelle est la différence entre "Immobilisation incorporelles: indemnités de mutation" et "Créances sur mutations de joueurs" ?
- Comptes courants d'actionnaires à 0: est-ce que ça veut dire que le club n'a plus de dette vis à vis de ses actionnaires ?
Merci !
Je ne suis pas spécialiste de la finance des clubs de foot mais je m'y connais quand même un peu en comptabilité classique; je vais essayer d'éclairer
1ère question : les immobilisations incorporelles représentent les actifs du club en termes de joueurs, je pense que ce compte représente les indemnités de transfert payées par le club. Exemple : on achète Monteiro, on met le prix payé pour le transfert en immobilisation incorporelle.
Les créances sur mutations de joueurs sont à l'inverse ce que le club doit recevoir quand il vend un joueur. On vend Sarr , on met en créance ce qu'on n'a pas encore reçu sur le prix du transfert. Créance = dette d'un autre club vis à vis du FC Metz.
2ème question : les comptes courants d'actionnaires représentent ce que les actionnaires prêtent au club en pouvant être remboursés à tout moment. Il n'y a rien sur ce poste là. Remarquez cependant ce qui est écrit tout en bas en astérisque : la situation nette de 13011 k€ intègre les prêts subordonnés de l'actionnaire.On n'a pas le détail des 13011 k€ mais il se peut que ce montant inclut des prêts des actionnaires assimilables à un apport de capital (situation nette = capital des actionnaires + tout ce qui revient aux actionnaires sur l'activité passée). Ce prêt est assimilable à du capital car c'est 'subordonné', c'est à dire que l'actionnaire ne peut pas se faire rembourser son prêt avant les autres créanciers. S'il y a un prêt d'une banque par exemple et s'il y a faillite, la banque sera prioritaire pour se faire rembourser et les actionnaires se feront rembourser en dernier (s'il reste de quoi rembourser). C'est pour cela que ce type de prêt d'actionnaire est considéré comme un quasi apport de capital parce que les actionnaires n'ont pas la même flexibilité pour se faire rembourser que s'ils avaient prêté en compte courant.