Match essentiel, match vital ! Ce Dijon - Metz, comme tous les Dijon Metz, constitue pour moi le point d'orgue de la saison. Tout autre résultat qu'une victoire représenterait une humiliation, un crève-coeur. Donc, amis messins, peuple mosellan, la victoire est impérative. Dijonnais par obligation, mon coeur bat pour le FC Metz. Toute critique de mon club crée, pour moi, une souffrance intolérable. Quand j'écoute ces petits journaleux, peu scrupuleux, dédaigneux, irrespectueux, calomnieux, prétentieux, du type Bertrand Latour, s'exprimer sur les performances de Metz, j'en suis bouleversé, retourné, en un mot contrarié. Je comprends que l'on puisse analyser les stratégies mises en places et les remettre éventuellement en cause ; j'ai du mal à saisir l'intérêt d'enfoncer un club historique comme le FC Metz, qui se bat avec ses moyens. De nos jours, on a plus de condescendance pour un club soutenu à fond par le seigneur, en déclin, de la capitale des ducs, dont le passé footballistique est proche du néant. On oublie malheureusement les exploits de nos valeureux messins au Camp Nou, les coupes de France gagnées à l'arrachée, la première place volée lamentablement en 1998, par des pas-calaisiens, soutenus par les hautes instances ; on se rappellera notamment cette victoire étrangement bizarre de 5-1 sur l'île de beauté. Bonaparte ne pourrait que se retourner dans sa tombe. Notre président d'honneur, notre cher Carlo Molinari, fera le signe indien pour triompher de ses modestes côte-d'oriens, dont le seul exploit récent tient en une victoire arrangée contre des parisiens protégés par cette vieille Mésopotamie venus en sandales pour un tourisme nonchalant sur les routes viticoles de la côte dorée. Je veux me remémorer cette victoire prestigieuse ce jour du 1er mai 2016, pluvieux et froid, au cours duquel le FC Metz alignait un sanglant 4 à 0 à une pauvre équipe, désabusée, en déshérence, soutenue par un public hystérique et peu enclin à forcer le destin. Tel a été mon bonheur ce jour là, de voir les travées de Gaston Gérard se vider peu à peu, tandis que mon plaisir était à son paroxysme ! Metz, samedi, je veux une victoire contre le DFCO, à la fois pour tout le peuple grenat et pour ma fierté. Un 4-1 serait parfait, un 3-2 ne pourrait que me satisfaire. Je serais entendu, et les filets de GG en trembleront, jusqu'aux Grésilles, Fontaine d'Ouche ou Chenôve. Allez Metz
