atlantis973 a écrit :
Ben un club, quoiqu'on en dise, est une sorte de bien commun, économique pour sa direction, "sentimental" pour ses supporters, culturel pour la région ou la ville. De sorte que les décisions qui sont prises doivent être prises en considération de tous ces aspects.
Les supporters représentent presque, non pas l'essentiel parce que j'admets la dimension économique et la légitimité totale du propriétaire et du président à agir seuls, mais le plus important dans l'essence du foot puisque le club existe avant tout pour un public, ses supporters et les supporters du club. Et donc leur voix doit se faire entendre sinon on coupe le foot de sa base populaire, le club travaille comme une entreprise mais aussi dans le but de satisfaire son public et ses supporters.
Les supporters du club sont aussi les 14500 (?) qui ne font pas partie des 500 (?) membres ou proches des diverses mouvances dites ultra.
Et ce sont donc aussi et surtout ces 14500 qui en ont assez de subir le comportement des 500
Et qui certaines fois renoncent à venir à la"fête" populaire que devrait être un match de foot à cause de ces 500
Et qui demandent, en particulier dans le contexte de ce qu'il s'est passé samedi, d'enfin nous débarrasser des certes 1, 2, 5 ou 10 qui ont agi directement, mais aussi de l'ambiance malsaine mise en place par ces 500 qui y a conduit
Et pour qui l'ambiance musicale amenée par ces 500 ne justifie en aucun cas l'ambiance malsaine en question
Et l'ambiance malsaine c'est justement ce "pouvoir" auto décrété par ces 500 d'avoir le droit de faire ce qu'ils veulent,
d'interdire à tout le monde, et en premier au 14500, d'oser ne serait-ce que les remettre en cause
L'ambiance malsaine c'est le contraire du bien sentimental que représente le club pour les 14500
c'est au contraire l'instrumentalisation du club par ces 500 pour en faire une vecteur d'expression de ses frustrations
et une cause justifiant les violences (diverses bagarres, haine de l'adversaire...)
tu prends l'exemple du PSG, mais ici le problème est la confiscation du stade au profit de spectateurs-consommateurs au lieu de spectateurs-supporters
tu prends l'exemple de l'Italie, et il se trouve que je suis italien et que je partage totalement ton analyse sur la dérive ultra en Italie
et le résultat c'est quoi ? c'est que les 14500 deviennent 12500 puis 10500...
tu prends l'exemple de l'Allemagne, où c'est l'inverse, les 14500 sont devenus 16500 puis 18500... jusqu'à des stades pleins
et c'est un bon exemple où on a gardé ferveur populaire et ambiance
mais curieusement, alors que nous sommes le club de L1 le plus près géographiquement de ce pays,
tu estimes que la mentalité n'existerait pas pour copier ce fonctionnement
et pourquoi pas !
Je ne veux en aucun cas un syndrome Parc des Princes ou un fonctionnement à l'américaine (on va chercher son hot dog en plein match..)
mais entre ce système où il n'y a plus de violences en ayant tué l'ambiance,
et une ambiance dont on se sert pour "pardonner" la violence...