Re: [Fil rouge]Racing Club de Strasbourg
Publié : 28 nov. 2009, 13:48
Incapable d’élaborer un semblant de jeu, le RCS, qui a subi presque tout le match, a profité de la maladresse des attaquants bourguignons pour repartir hier soir de Dijon avec un point (0-0). Il reste collé à la 19e place, avant de recevoir mardi (20 h 30) la lanterne rouge Bastia.
S’il faut se satisfaire du minimum, les Strasbourgeois doivent être aux anges ce matin. Hier à Dijon, les hommes de Pascal Janin ont, c’est vrai, enchaîné un 3e match sans défaite (toutes compétitions confondues). Mais ils ont laissé une impression encore plus mitigée que samedi dernier à Biesheim en Coupe de France.
Jamais cette saison ils n’avaient livré une prestation aussi indigente. Un festival d’approximations, un déchet technique rare et une inefficacité pathétique face à un Dijon FCO heureusement guère plus inspiré. Dans cette grisaille, il n’y a guère eu que quelques éclaircies. Autrement dit, quelques occasions dont on se demande encore ce matin comment elles ont pu voir le jour dans cet océan de médiocrité. «Un match de bas de tableau», constatera avec justesse Pascal Janin après-coup.
Dans les rangs du Racing, la réponse porte un nom : Nicolas Fauvergue. Comme — trop — souvent, l’avant-centre bas-rhinois a été le seul à tirer son épingle du jeu. Au sortir d’un dribble astucieux sur un centre de la gauche signé Gargorov, il a enchaîné une frappe du gauche repoussée par Malicki (5e), puis, sur une ouverture en profondeur, de nouveau buté sur le portier dijonnais (9e).
Les Bourguignons ont bien compris que le danger se circonscrivait à l’ex-Lillois. L’ex-Cannois Chaher Zarour lui a ainsi réservé un traitement de faveur. Il l’a d’abord chargé du genou dans le dos (10e). Le buteur alsacien ne s’en est jamais remis, d’autant moins qu’il a aussi ramassé quelques coups de coude et une violente charge de face qui a valu à son garde du corps un avertissement à la 37e. De guerre lasse, lui qui réclamait sa sortie depuis un moment a fini par céder sa place à la pause, victime d’une béquille à la fesse gauche qui laisse planer un doute sur sa participation au match de mardi à la Meinau contre Bastia. «Quand je pense que l’arbitre n’a pas sifflé sur la béquille que je prends, je suis désabusé», regrette-t-il.
Trois buts encaissés en sept matches
En face, les hommes de Patrice Carteron ont peu à peu pris les choses en main. Sans génie. Mais ils n’en ont pas eu besoin tant l’indigence visiteuse a sauté aux yeux. Kitambala (6e et 18e), Mandanne (22e) et Zywiecki (41e) se sont juste montrés maladroits à la finition. Et quand les Dijonnais ont enfin réglé la mire, sur deux frappes de Mandanne à l’entrée de la surface (22e) et Kitambala dans les 16 m (34e), Stéphane Cassard s’est interposé comme d’habitude. Avec brio donc.
Au stade Gaston-Gérard, le Racing aura joué 10 minutes – les 10 premières – avant de subir. Et de s’en sortir parfois avec bonheur, comme sur cette tentative de M’Vila déviée par Pichot juste à côté (51e), ce tir encore une fois mal ajusté de Mandanne (56e) ou ce missile de Ribas sur la transversale après une grossière erreur de Bellaïd (70e).
Franchement, à part un nul vierge symbolique de la «qualité» de sa prestation, il ne pouvait prétendre à rien d’autre, même si Gargorov, d’un tir tendu sous la barre claqué en corner par Malicki, a bien failli lui offrir les trois points d’un hold-up à l’ancienne (70e). Entre des contres en supériorité numérique joués à deux à l’heure et une surface de réparation transformée par moments en Fort Alamo, le RCS a joué à l’envers. Les rentrées de Ledy, Bah et Dedola (pour ses débuts en L 2) n’y ont rien changé. Les Bleus n’ont eu qu’un mérite qu’ils doivent en partie à la maladresse des Dijonnais : ne pas craquer. Avec trois buts encaissés lors des sept dernières journées, ils tiennent au moins le coup. Ça témoigne aussi de leurs limites.
S’il faut se satisfaire du minimum, les Strasbourgeois doivent être aux anges ce matin. Hier à Dijon, les hommes de Pascal Janin ont, c’est vrai, enchaîné un 3e match sans défaite (toutes compétitions confondues). Mais ils ont laissé une impression encore plus mitigée que samedi dernier à Biesheim en Coupe de France.
Jamais cette saison ils n’avaient livré une prestation aussi indigente. Un festival d’approximations, un déchet technique rare et une inefficacité pathétique face à un Dijon FCO heureusement guère plus inspiré. Dans cette grisaille, il n’y a guère eu que quelques éclaircies. Autrement dit, quelques occasions dont on se demande encore ce matin comment elles ont pu voir le jour dans cet océan de médiocrité. «Un match de bas de tableau», constatera avec justesse Pascal Janin après-coup.
Dans les rangs du Racing, la réponse porte un nom : Nicolas Fauvergue. Comme — trop — souvent, l’avant-centre bas-rhinois a été le seul à tirer son épingle du jeu. Au sortir d’un dribble astucieux sur un centre de la gauche signé Gargorov, il a enchaîné une frappe du gauche repoussée par Malicki (5e), puis, sur une ouverture en profondeur, de nouveau buté sur le portier dijonnais (9e).
Les Bourguignons ont bien compris que le danger se circonscrivait à l’ex-Lillois. L’ex-Cannois Chaher Zarour lui a ainsi réservé un traitement de faveur. Il l’a d’abord chargé du genou dans le dos (10e). Le buteur alsacien ne s’en est jamais remis, d’autant moins qu’il a aussi ramassé quelques coups de coude et une violente charge de face qui a valu à son garde du corps un avertissement à la 37e. De guerre lasse, lui qui réclamait sa sortie depuis un moment a fini par céder sa place à la pause, victime d’une béquille à la fesse gauche qui laisse planer un doute sur sa participation au match de mardi à la Meinau contre Bastia. «Quand je pense que l’arbitre n’a pas sifflé sur la béquille que je prends, je suis désabusé», regrette-t-il.
Trois buts encaissés en sept matches
En face, les hommes de Patrice Carteron ont peu à peu pris les choses en main. Sans génie. Mais ils n’en ont pas eu besoin tant l’indigence visiteuse a sauté aux yeux. Kitambala (6e et 18e), Mandanne (22e) et Zywiecki (41e) se sont juste montrés maladroits à la finition. Et quand les Dijonnais ont enfin réglé la mire, sur deux frappes de Mandanne à l’entrée de la surface (22e) et Kitambala dans les 16 m (34e), Stéphane Cassard s’est interposé comme d’habitude. Avec brio donc.
Au stade Gaston-Gérard, le Racing aura joué 10 minutes – les 10 premières – avant de subir. Et de s’en sortir parfois avec bonheur, comme sur cette tentative de M’Vila déviée par Pichot juste à côté (51e), ce tir encore une fois mal ajusté de Mandanne (56e) ou ce missile de Ribas sur la transversale après une grossière erreur de Bellaïd (70e).
Franchement, à part un nul vierge symbolique de la «qualité» de sa prestation, il ne pouvait prétendre à rien d’autre, même si Gargorov, d’un tir tendu sous la barre claqué en corner par Malicki, a bien failli lui offrir les trois points d’un hold-up à l’ancienne (70e). Entre des contres en supériorité numérique joués à deux à l’heure et une surface de réparation transformée par moments en Fort Alamo, le RCS a joué à l’envers. Les rentrées de Ledy, Bah et Dedola (pour ses débuts en L 2) n’y ont rien changé. Les Bleus n’ont eu qu’un mérite qu’ils doivent en partie à la maladresse des Dijonnais : ne pas craquer. Avec trois buts encaissés lors des sept dernières journées, ils tiennent au moins le coup. Ça témoigne aussi de leurs limites.