Nico a écrit :
Bon, la future nomination de Luc Holtz semble se confirme, et je dois avouer que je suis non seulement sceptique, mais surtout très déçu du manque d'ambition que représenterait ce choix. Après les épisodes Boloni, Le Mignan et Tavenost, je pensais qu'on avait appris... Il ne semble ne rien en être.
Je n'ai rien contre l'homme Luc Holtz, que je ne connait pas personnellement. Il a incontestablement fait progresser le Luxembourg et personne ne peut lui enlever cela.
Mais le FC Metz sort d'une relégation et a un objectif clair : remonter immédiatement en Ligue 1.
Dans ce contexte, j'attendais davantage une valeur sûre qu'un pari.
J'attendais un entraîneur ayant déjà démontré sa capacité à réussir en club, dans un championnat professionnel, avec idéalement une ou plusieurs montées à son palmarès. Un coach qui a déjà connu la pression de jouer les premiers rôles en National ou en Ligue 2.
Deuxième interrogation : l'adéquation de son profil avec ce qui attend Metz en Ligue 2.
Pendant quinze ans, Luc Holtz a principalement travaillé avec une sélection outsider dont l'objectif était souvent de résister à plus fort qu'elle.
Organisation défensive.
Bloc compact.
Transitions rapides.
Exploits ponctuels contre des nations supérieures.
La Ligue 2 qui attend le FC Metz sera exactement l'inverse.
Nous serons favoris presque chaque semaine.
La plupart des adversaires viendront à Saint-Symphorien pour défendre, fermer les espaces et repartir avec un point.
Il faudra faire le jeu.
Il faudra avoir des circuits offensifs travaillés.
Il faudra casser des blocs bas.
Il faudra créer des décalages.
Il faudra assumer la possession et la pression.
Pour caricaturer : avec le Luxembourg, son défi était souvent de trouver comment survivre contre plus fort.
Avec le FC Metz, le défi sera de trouver comment battre plus faible toutes les semaines.
Ce ne sont pas les mêmes compétences.
Troisième point : le développement des jeunes.
Le FC Metz ne peut pas vivre uniquement grâce aux résultats sportifs. Son modèle repose aussi sur la progression et la valorisation de jeunes joueurs.
L'entraîneur messin doit donc être capable non seulement de gagner des matchs, mais aussi de faire progresser des talents, leur faire franchir des paliers et augmenter leur valeur marchande.
Quand je regarde le parcours de Luc Holtz, je peine à identifier des références fortes dans ce domaine.
Quels jeunes a-t-il révélés ?
Quels joueurs a-t-il fait exploser ?
Quels actifs a-t-il contribué à valoriser pour son club ?
Là encore, j'ai davantage de questions que de certitudes.
Enfin, il y a un dernier sujet qui me préoccupe : la gestion humaine.
Ces dernières années, la sélection luxembourgeoise a connu plusieurs conflits médiatisés impliquant des joueurs importants comme Gerson Rodrigues, Vincent Thill, Olivier Thill, Seid Korac ou encore Maxime Chanot.
Qu'un entraîneur ait un différend avec un joueur, cela arrive partout.
Mais lorsque les tensions se multiplient avec autant de cadres, cela interroge forcément.
Les déclarations de Maxime Chanot sont d'ailleurs particulièrement inquiétantes. On parle d'un ancien capitaine, joueur professionnel expérimenté passé par la France, la Belgique et la MLS.
Celui-ci a publiquement dénoncé un manque de communication, un manque de professionnalisme et même de l'amateurisme dans la gestion du groupe.
Bien sûr, il y a toujours plusieurs versions dans ce genre de dossier.
Mais lorsqu'un joueur de ce calibre tient publiquement ce discours, je pense qu'il est légitime de s'interroger.
J'espère sincèrement me tromper.
Mais pour un club qui vient de descendre de Ligue 1 et qui n'a pas le droit à l'erreur, j'attendais un entraîneur disposant de références solides en club, d'un vécu récent dans un championnat professionnel et de résultats concrets correspondant aux ambitions du FC Metz.
Aujourd'hui, j'ai surtout l'impression qu'on nous demande de croire à un pari.
Nous parlons du FC Metz, un club historique, structuré, financièrement sain, doté d'un excellent centre de formation et qui reste une place attractive du football français.
Je refuse de croire qu'un club comme le nôtre ne puisse pas attirer des entraîneurs disposant de références plus solides et plus adaptées à notre situation.
Qu'est-ce qui peut bien justifier un tel choix ?
Car sur le papier, entre un entraîneur ayant déjà connu la Ligue 2, la pression d'une montée, le développement de jeunes joueurs et la gestion quotidienne d'un club professionnel ambitieux (David Guion ou Philippe Montanier par exemple), et un sélectionneur dont l'essentiel de la carrière s'est déroulé dans un contexte totalement différent, le choix me paraît difficile à comprendre.
J'espère sincèrement me tromper.
Mais honnêtement, je trouve ce pari extrêmement (et beaucoup trop) risqué.
Et c'est d'autant plus surprenant venant de Bernard Serin.
Personne ne peut nier ses qualités exceptionnelles de chef d'entreprise. Il a bâti un groupe industriel de premier plan, développé des sociétés performantes et démontré pendant des décennies sa capacité à prendre des décisions stratégiques réfléchies et créatrices de valeur.
C'est justement parce que je respecte énormément son parcours entrepreneurial que j'ai du mal à comprendre cette orientation.
Dans le monde des affaires, lorsqu'un poste est stratégique, on cherche généralement une personne ayant déjà démontré sa capacité à réussir dans un contexte similaire.
On ne confie pas la direction d'une usine à quelqu'un qui n'a jamais dirigé d'usine.
On ne confie pas un plan de relance commerciale à quelqu'un qui n'a jamais fait de commercial ou mené ce type de plan.
On ne mise pas plusieurs millions sur un projet sans disposer d'un minimum de références.
Alors pourquoi prendre un tel risque sur le poste le plus important du secteur sportif ?
Peut-être que Luc Holtz me fera mentir et je serai le premier à reconnaître mon erreur.
Mais aujourd'hui, j'ai davantage le sentiment d'un pari que d'une nomination apportant les garanties que l'on est en droit d'attendre pour un club dont l'objectif est de remonter immédiatement en Ligue 1.
Très bon message
Chriss200 a écrit :
Tout en critiquant le club car on faisait pas jouer Jans, c'est bizarre je ne vois personne parler de ça, il faudrait ressortir les articles de l'époque, le gars était insupportable.
Il me semblait bien que ce monsieur avait fait preuve de morgue.