Bon ! Prochain match à Rodez. Cela tombe bien puisque le FC Metz n’a joué que deux fois ce club, deux fois en Coupe de France mais deux fois chez lui, pour un nul (et une élimination) et une victoire (et une qualification).
Bilan mi-figue mi-raisin peu intéressant.
Parlons alors de Koffi KOUAO. Avec son entrée en jeu samedi, il est le 856ème joueur messin (TCC et matchs annulés compris).
Cool est alors ? Et bien il est né en Côte-d’Ivoire.
Ah ! Il est le dixième joueur messin né là-bas. Et si l’on compte ceux ayant adopté cette nationalité, le FC Metz a connu 11 joueurs ivoiriens en plus de cent ans.
OK. Ce n’est pas tout. Voici les nationalités cumulées les plus représentées chez les joueurs du FC Metz.

- Bilan nationalités 29 août 2022.PNG (8.61 Kio) Consulté 3688 fois
Pourquoi cumulée ? Car certains joueurs en ont plusieurs, de part la possibilité d’avoir une double nationalité (droit du sol et droit du sang), de part un choix sportif (comme Ludovic Obraniak né français mais optant pour la nationalité polonaise afin d’être sélectionné), de part une naturalisation sans objectif sportif (comme Pierre « Herbert » SCHUTH, le père de Jean « Johnny » SCHUTH, le grand-père de Philippe SCHUTH, allemand naturalisé français) et de part des évènements géopolitiques (comme la balkanisation de la Yougoslavie).
Ainsi vous l’aurez compris, sur les 81 joueurs allemands du club, beaucoup étaient en fait nés en Alsace-Moselle avant 1918. Et quand je dis beaucoup, il y en a pour l’instant 62 de dénombrés. Il s’agit donc là des premiers joueurs messins, pas tout à fait les pionniers mais ceux qui ont notamment permis au club de se faire un nom en cumulant les titres de champions de Lorraine (et qui ont ainsi permis plus tard, sa professionnalisation).
De fait, le Sénégal est évidemment notre principal vivier de joueurs étrangers devant l’Argentine (l’Argentine, étonnant nan ?) et l’empire Austro-hongrois disparu.
Dans les années 1930, le FC Metz a recruté pas moins de 17 joueurs nés dans cet empire, faisant alors des autrichiens et des hongrois, notre plus gros contingents de joueurs étrangers. En fait, dès les années 1920 le club était en relation avec l’Autriche et la Hongrie puisque ses deux premiers entraîneurs en étaient issus, comme huit autres le seront pas la suite.
Les pays frontaliers de la Moselle ne sont pas en reste, avec 15 Luxembourgeois et 16 allemands nés dans une ville aujourd’hui allemande.