Billou Grenat a écrit :
D'où ma question : pourquoi dans les autres clubs les joueurs sont si pugnaces à croire que leur vie est en jeu et que chez nous ils sont résignés 16 matchs avant la fin ? :marteau:
C'est le double effet kiss cool...
Plus sérieusement dans les autres clubs il y avait toujours de la construction de jeu posé au sol. Et avec maintenant la rage de s'en sortir en plus, cela donne le résultat que l'on voit pour eux.
Alors que pour nous il n'y avait quasiment jamais de jeu (certains matchs étaient la négation même du football c'est dire !!). Alors l'impact physique ne suffit plus quand on arrive pas à faire tourner le ballon et que les vagues adverses vous reviennent avec toujours plus d'intensité. Les joueurs s'épuisent à courir derrière un ballon qu'il ne contrôle quasiment jamais.
D'ailleurs beaucoup ici ont bien soulevé ce point en craignant qu'à force de s'épuiser comme cela à courir derrière le ballon l'équipe sera vite cramé...
Si dès le départ la ligne directrice était d'apprendre à construire du jeu, au bout d'un certain temps on aura mieux maitrisé le ballon d'où une moins grande lassitude et plus de plaisir sur le terrain.
Mais dès le début le but était clairement affiché : rester en bloc derrière pour ne pas prendre de but (c'était la priorité : jouer pour ne pas perdre) et balancer devant rapidement et avec un peu de chance marquer un but.
N'oublions pas les rares matchs où il n'y avait que pour seule consigne de se faire plaisir et bien les joueurs ont su produire du beau jeu; Avec cet esprit de conquêtes, d'esprit d'initiatives, de prises de risque nous aurions plus de points aujourd'hui...et des joueurs moins cramés.
Mais bon AC ne voulait visiblement pas aller dans ce sens là sur le long terme. Pour lui, ancien défenseur, la priorité c'était de ne pas prendre de but coûte que coûte. Donc prise de risque au minima (avec un seul attaquant).
Les joueurs ont certainement du être lassé de ce schéma tactique et quand la lassitude est là, les jambes ne suivent plus.
Voilà je pense la raison qui fait que par rapport aux autres équipes qui se boostent pour se sauver nous on joue de pire en pire avec une sacré peur au ventre (ce qui n'arrange rien !). Les autres jouent sans complexe en se disant tout pour l'attaque, pendant que nous on continue à avoir comme seule consigne "tout pour ne pas prendre de but".
A Bastia même si on a joué avec 2 attaquants, la consigne était de tenir d'abord en priorité et on ne sait pas tenir, mais bon bref, les joueurs sont cramé, frustrés, dégoutés, avec la peur de mal faire, crispés, nerveux et y perdent toute leur dernière énergie et de leur lucidité (Métanire seul devant le but par exemple). On voit bien que nos joueurs ne prennent plus aucun plaisir depuis belle lurette. Alors que dans les autres équipes les joueurs jouent d'abord, visiblement, pour se faire plaisir, bref pour gagner.
Alors que nous depuis le début on joue pour éviter de prendre un but et tenter d'en marquer un en contre, la subtile nuance est là, mais au final cela fait une sacré différence au classement et dans l'animation du jeu proposé. Les autres ont des consignes moins calculateur et cela paie.
Quand trop de philosophie se mêle à la tactique footballistique... :marteau: