Lorange a écrit :Prodiguèz a écrit :
"De l'optimisation fiscale autorisée par tous les grands pays" - ? Mouahaha...

De deux choses l'une: ou tu n'as pas suivi grand chose des Football Leaks ces dernières semaines... ou on a vraiment touché le fond.
Tiens, dans le cas ou il s'agirait d'un manque d'information (c'est vrai que la couverture faites de ces révélations est très limitée...), c'est cadeau:
https://www.mediapart.fr/journal/intern ... de-fiscale
Très bien. Je te propose de patienter un peu : on comptera les points dans quelques mois. Je parie que la majorité (je n'ai jamais dit tous) de nos tapeurs de ballon seront épargnés par la justice et qu'on parlera bien d'optimisation fiscale tolérée, je maintiens, par tous les états.
Je ne raconte pas n'importe quoi. Les Panama Papers ont certes eu un retentissement. Pour le Panama d'abord ! Pour quelques politiques (3 seulement !) sûrement.
Mais si tu as suivi l'affaire tu as bien compris qu'en matière de détournement/optimisation fiscale, le Panama était plutôt un second couteau réservé aux nouveaux et "petits" riches :
- Il y a 3 à 4 endroits dans le monde bien plus rentables et sûrs que le Panama.
- Étonnement, on ne voit apparaitre quasiment aucun pays d'Europe ni aucun nom de capitaines d'industrie, dirigeants, artistes, sportifs...bref, aucun nom de fortunés bien de chez nous. Tu penses réellement qu'ils sont vertueux ?
Il y a certainement exagération lorsque je dis "Pschiittt". Mais le Panama est reconnu comme un petit joueur dans le monde merveilleux de l'évasion fiscale. Petit joueur que certaines puissances avaient intérêt à écarter du jeu. Le jour où on ira chercher du côté du Luxembourg ou des iles anglo-saxonnes, je croirais à une vraie action forte...
Les « Panama papers » révèlent qu’outre des milliers d’anonymes de nombreux chefs d’Etat, des milliardaires, des grands noms du sport, des célébrités ou des personnalités sous le coup de sanctions internationales ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs.
La perquisition du siège de Mossack Fonseca au Salvador n’est qu’une des centaines de réactions des autorités aux « Panama papers » : enquêtes, amendes, démissions de hauts responsables, descentes de police, arrestations, réformes législatives nationales ou encore réunions internationales secrètes figurent parmi les mesures prises à la suite du scandale.
Au moins 150 instructions, contrôles ou enquêtes ont été annoncés par la police, les douanes, les procureurs spécialisés dans la délinquance financière et la mafia, les juges et les tribunaux, les autorités fiscales, les Parlements et les cabinets d’audit dans 79 pays à travers le monde.
Plusieurs milliers de contribuables et d’entreprises sont visés par une enquête.
De l’Irlande à la Mongolie en passant par le Panama, les assemblées législatives ont fait voter à la hâte des lois pour combler les failles pointées du doigt par les médias partenaires de l’ICIJ.
Les Etats affirment avoir déjà récupéré plusieurs dizaines de millions de dollars d’impôts sur des fonds auparavant non déclarés.
Des dirigeants de trois pays ont démissionné, dont un premier ministre et un ministre de l’énergie et de l’industrie. Des cadres d’entreprises et des avocats sont derrière les barreaux en attendant un procès au pénal en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique latine.
En novembre, Europol, l’office de coopération policière européen, a révélé avoir trouvé 3 469 concordances probables entre la base de données des « Panama papers » et les informations de ses propres fichiers concernant le crime organisé, la fraude fiscale et d’autres formes de criminalité. Sur ces concordances, 116 étaient liées au projet d’Europol relatif au terrorisme islamiste, baptisé « Hydra ».
Des marques très connues ont également subi les répercussions des révélations des « Panama papers ». D’après les conclusions d’un groupe d’universitaires, celles-ci ont fait disparaître 135 milliards de dollars de la capitalisation boursière de quelque 400 sociétés cotées. « L’impact est énorme », a estimé Hannes Wagner, professeur de finance à l’université Bocconi de Milan et coauteur de l’étude.
Plus de 6 500 particuliers et entreprises seraient visés par une enquête, selon l’ICIJ et de nombreux médias partenaires qui ont rassemblé les réponses d’organismes publics et les déclarations officielles. En France, Bercy a ainsi indiqué qu’il procédait à des vérifications sur 560 contribuables.
Etc. etc.
Venir faire le malin en parlant de gros pschiiit c'est d'un ridicule profond... Je réitère, tu ferais mieux de t'informer au lieu de raconter n'importe quoi dans des espaces publiques, ou d'autres personnes seraient susceptibles de te lire.
Idem pour ce qui est des footballeurs... Sache qu'il y en a déjà un bon paquet pour lesquels la fraude est avérée (y compris lors d'enquêtes indépendantes des Football Leaks), même si pour certains elle n'a pas encore été jugée (et ne le sera peut-être jamais)...