J'adore ce plaisir qu'ont certains à remuer la m****. Depuis sa panenka ratée, à chaque bon passage de Boulaya, on a le droit aux différents donneurs de leçons et discours bourrés de démagogie.
Boulaya, est un drôle de joueur. Il est pétri de talent. Mais il a un mental aussi complexe qu'une horloge suisse. Il donne l'impression qu'un rien peut le dérégler. Déjà la saison dernière, après son début de saison canon, on pensait qu'il avait explosé pour de bon. Puis pshiiit. Trop de confiance, un jeu moins épuré et on retrouvé le mauvais Boulaya. Au fur et à mesure il a perdu cette confiance, au point de redevenir un joueur quelconque. Et son attitude corporelle est devenue celle d'un joueur dilettante, nonchalant, et à Metz l'exigent public déteste ça.
Parce que si cette équipe commence à plaire au public, c'est parce qu'elle se dépouille. Et Boulaya s'est enfin mis au diapason. Il a retrouvé sa simplicité et du même coup ses coups de pattes. Il a su saisir sa chance à nouveau.
Combien de temps celà durera cette fois ci ?
Est ce que les médias nous ressortiront le fameux torchon sur le désamour du public depuis sa panenka ... Est ce que le forum mélangera tout, en prétextant des soit disant relans de racisme ? Est ce que Boulaya perdra à nouveau le fil qui fait qu'il est un joueur efficace et utile au collectif ?
Le débat n'en finira donc jamais. On a donc pas le droit d'avoir trouvé Boulaya mauvais quand il a abusé de ses passement de jambes inefficaces et surtout sans changement de rythme et de l'avoir trouvé fabuleux quand il élimine un adversaire d'un ballon piqué ? Ou qu'il nettoie une lucarne amiénoise ?
En fait la réalité est simple. Boulaya est un joueur irrégulier jusqu'ici. C'est ce qui fait qu'il est toujours à Metz en dépit de son talent. Ce n'est sûrement pas la faute de Saint Symphorien. Des joueurs bien plus talentueux que lui ont été et seront sifflés. Mais chez nous, il faut du psychodrame. Comme avec Cohade ... Il faut créer de la polémique alors que l'on vit l'un des plus beaux moments sportif de ces 20 dernières années.
Bordel, réjouissons nous, mais gardons les pieds sur terre. Félicitons Boulaya et tous ses partenaires. Mais aujourd'hui, on est sûrement pas à l'heure de distribuer les ballons d'or de la saison. Boulaya ne signera pas dans gros club en aillant réussi trois matchs sur cette saison et le FC Metz ne se maintiendra pas avec 34 points.
La critique, ça fait partie de notre époque. Aujourd'hui tout est notable sur Google et compagnie.
Aujourd'hui je suis heureux, mais si nos joueurs vont à Toulouse en tong, on aura le droit, j'espère, d'exprimer notre opinion.
Boulaya mérite aujourd'hui nos éloges. Mais il a aussi fut un temps mérité la critique. Si Boulaya veut réussir sa carrière, il va devoir réussir à avancer avec cette donnée. Des critiques et des mauvais passages, il en aura surement d'autres.
Je revendique donc le droit de critiquer demain, ce que je félicite aujourd'hui. Et vis versa
