Falcon a écrit :
Le projet de jeu c'est une idée vague , mais avoir une vision global du pôle formation jusqu'à l'équipe 1 ère ne dépend pas forcément du coach . Un vrai directeur sportif , pas uniquement charger des pro mais gérant une vision d'ensemble, donner le cap , savoir où on veut aller pour définir les moyen nécessaire pour y arriver . Le coach c'est pour avoir des résultats immédiat, le directeur sportif c'est un travail pour le long terme . L'idée avec Riga était bonne , elle a simplement pas été mise en action avec les bonnes personnes .
Tu penses à Riga ou à Freitas ? (les deux ?)
Car même si on va pas refaire l'histoire, le problème résidait davantage dans la cohérence de l'armée mexicaine recrutée que dans le coaching de Riga à mon sens. On ne prend qu'un point de moins sur la phase aller avec Riga que sur la phase retour avec PH, alors que ce premier a fait sans Diallo, sans Bekamenga, avait un effectif totalement remanié et incohérent, devait aligner Amido Baldé pendant les cinq premiers matchs... Ses analyses étaient souvent bonnes, et il faisait preuve d'une plus grande souplesse tactique que PH, et il ne se gaussait pas sur le "beau jeu" puisque qu'il critiquait allègrement le manque de verticalité de notre jeu. Le revers de la médaille, c'est qu'il tâtonnait trop, et qu'il y avait peu de stabilité dans son onze (cf Krivets et Ikaunieks sortis du chapeau pour être alignés ensemble pour la première fois de la saison face à Nancy).
Attention, je préfère préciser que je ne réhabilite pas Riga pour mieux dénigrer PH, PH a un grand mérite d'avoir fait des choix, tranché dans le vif et trouvé un onze qui nous a expédié en L1, fut-ce difficilement dans les circonstances rocambolesques qu'on connaît, avec la montée "cauchemar" de Bollaert. Je dis juste que Riga était loin d'être un mauvais entraîneur, et que je ne suis pas convaincu que ce n'était pas "the right man at the right place". Surtout que le procès de manque de sang grenat faute d'antériorité de joueur au coach lui étant intenté était assez injuste, et que ça a largement coûté sa place, on connaît l'histoire (pression des historiques, de Carlo et consorts etc). Ce projet nécessitait simplement 1) du temps, objectif incompatible avec des vélléités de remontée immédiate, 2) un recrutement mieux ciblé et plus cohérent, ne consistant pas seulement à satisfaire le réseau d'agents de Freitas, une vraie vision de nos besoins et des nécessités de notre championnat, en somme, 3) Une volonté ASSUMÉE de s'éloigner du recyclage permanent d'anciens Grenats dans toutes les composantes du club qui parmi d'autres facteurs est à l'origine de nos vingt dernières années chaotiques. Or cette volonté n'a ni été assumée, ni été inscrite dans la raison, en raison des pressions internes citées précédemment.