Mr Sven a écrit :
Je suis bien d'accord avec toi, à un moment je suis fatigué des annonces permanentes jamais suivies d'effets. Alors oui "faire du jeu" ça ne se met pas en place en 2 jours, mais là on ne voit strictement aucune bribe porteuse d'espoir, pire encore : une fois passé l'attrait de la nouveauté on se rend compte que c'est moins bien à chaque sortie. Même la partie "facile" de son annonce (à savoir mettre de l'intensité) est totalement invisible.
On a tous suffisamment d'expérience ici pour savoir à 90% qu'on finira entre 7 et 10ème, n'en déplaisent aux chantres du "c'est à la fin du bail qu'on paye les musiciens". Et en même temps, quoi s'attendre d'autre avec cet effectif quasi sans génie, quasi sans fougue, quasi sans références solides, et sans staff enthousiasmant.
La réalité économique n'explique pas tout, car elle concerne 17 des 18 clubs de la division, et pourtant il y aura bien un 2ème, un 3ème, un 4ème etc. Encore faut-il travailler, scouter, convaincre, raconter une histoire, tenir ses promesses. Rodez et Thionville n'ont pas un rond, et pourtant on y retrouve ces choses que l'on ne voit plus chez nous. Vivement que l'avenir s'éclaircisse.
Oui et non. On a certes, je pense, pas fait le bon choix avec ce staff. Mais comparer notre situation avec celles de Rodez et Thionville, c'est assez bancal. Les projets de ces deux clubs ne sont pas pérennes pour le très haut niveau. Rodez, en L1, n'a aucune chance d'exister plus de deux saisons d'affilé puis de s'écrouler dès le retour en L2. Quant à Thionville, rester en L3 plus d'une saison va là aussi être un long chemin de croix.
Metz a des infrastructures (qu'il faut financer), un centre de formation à Dakar et un autre sur place, en ville. Metz doit faire avec de "petits" moyens et des grosses charges. Mais Metz peut justement s'appuyer sur ses infrastructures et sur ses centres de formation. Dix jeunes + 3 de GF. Qui d'autre peut s'enorgueillir de cela ?
Il y a deux saisons, en L2, Metz alignait un onze avec 8 joueurs issus de ses centres de formation. Le jour où Thionville ou Rodez en seront là, on pourra comparer les projets.
Alors, oui, Thionville et Rodez proposent du football. Pour combien de temps ? La vraie question est là et nulle part ailleurs. Economiquement, la pérennisation de Metz au sein des 25 clubs de très haut-niveau français passe par des coûts assez énormes, qui pèsent. Ce n'est pas le cas de clubs avec moins d'assises, qui touchent à peine au haut-niveau (L3) ou au premier tiers de la L2.
À Metz, et c'est là notre question (pas celles de Thionville ou Rodez), on attend un projet avec des idées sportives. Sur la pelouse, je veux dire. On a tenté des choses (Riga, Antonetti, Le Mignan), mais aucune solution n'a réussi à se pérenniser. Et je suis très loin d'être certain que Santini ou François parviendraient à porter un projet sportif solide à Metz.
Je pense, et ce n'est que mon humble avis, que Metz avait l'homme de la situation avec Le Mignan. Mais qu'on ne lui a pas laissé le temps de construire son projet. Je ne parle pas de saison, de jeu sur le rectangle vert, mais de projet sur le long terme. D'idées à insuffler du bas vers le haut. Comme d'habitude, on a cédé à l'instant plutôt que de réfléchir dans le temps.
Là, on se retrouve avec un groupe plutôt jeune et avec quelques certitudes (Sarr, Ruiz, Deminguet, Savanier, Fall). Mais avec un staff qui n'a aucune idée. C'est une décision que je ne saisis pas, qui m'échappe totalement.
Si par miracle Metz monte, je ne vois pas bien comment on pourrait bien figurer en L1 avec ce staff qui ne tire rien de ses joueurs et ne semble même pas leur parler football, leur expliquer ce qu'ils doivent porter comme message sur le terrain. C'est le vide complet.
Il y a la nécessité, à Metz, qu'un projet sportif s'installe, se base sur des fondations solides et qu'une identité de jeu se mette en place. Le staff actuel ne peut pas réaliser cela.