8 à 9 millions de budget ?
Publié : 19 mai 2010, 13:59
Après avoir digéré durant trois jours la relégation du Racing au 3 e échelon national, le président Jean-Claude Plessis a regagné Strasbourg hier et travaille à l’élaboration du budget 2010-2011.
L’audition du Racing à la DNCG (1) n’aura sans doute pas lieu le mercredi 26 mai. Le président Jean-Claude Plessis en a en effet demandé le report au gendarme financier de la LFP, le temps de préparer le budget version National. Il en attend la réponse.
Initialement établi dans l’hypothèse d’un maintien en L 2, le prévisionnel 2010-2011, qui faisait apparaître un déficit de 6 millions d’euros (11,5 de recettes, 17,5 de charges), a été jeté à la poubelle. J.-C. Plessis espère avoir bouclé la nouvelle mouture « pour jeudi ou vendredi. Nous allons essayer d’arriver à 8 ou 9 millions, sachant que les frais ne sont plus du tout les mêmes. La question principale est la suivante : comment faire baisser des salaires de 30000 euros ? Ce qui est sûr, c’est que contrairement à la rumeur, nous ne déposerons pas le bilan. Pour l’instant, nous ne devons d’argent à personne. Le club n’a pas un sou de découvert à la banque. Les salariés seront payés en mai. Une fois le budget ficelé, je demanderai à rencontrer le maire. Ses dernières déclarations ne sont pas très encourageantes. Mais il faut tout faire pour sortir de l’impasse. Le club doit continuer à exister. »
C’est précisément le message que son ami personnel, Gilbert Schneider, ex-président de la Ligue d’Alsace, lui a fait passer hier après-midi. Sollicité par Plessis pour tenter d’aplanir le différend avec la Ville, Schneider, qui précise « n’avoir pas de mandat officiel et n’être le porte-parole de personne », souhaite avant tout que « l’image de Jean-Claude ne soit pas écornée. »
La priorité ? Vendre des joueurs
Aussi l’a-t-il invité à obtenir de ses actionnaires la garantie qu’ils rempliraient leurs obligations si la DNCG venait à taper fort. « Nous ne savons pas vraiment ce qu’ils vont faire », dit l’ancien n°1 de la LAFA. « S’ils mettent l’argent sur la table, pas de problème. Mais s’il y a une hésitation, pourquoi Jean-Claude ne participerait-il pas à la reconstruction d’un projet Racing ? Il a des réseaux, des compétences. Beaucoup trop de gens ont été entraînés dans le marasme actuel. Je ne voudrais pas qu’il y soit aussi. Car si dépôt de bilan il y a, c’est lui qui l’effectuera, pas ses actionnaires. La menace d’une rétrogradation administrative plane et je ne souhaite pas que Jean-Claude y soit associé. Il faut sortir urgemment de ce problème. »
Plessis a entendu ce conseil. Mais il écarte d’un revers de la main le scénario d’une catastrophe financière. Sa botte secrète ? La vente des joueurs en devenir du club. Même si le Racing a besoin de rentrées rapides d’argent frais (2 à 2,5 millions avant le 30 juin) et s’il n’est donc pas en position de force, le président reste optimiste. « Certains de nos joueurs de talent sont suivis par plusieurs clubs. Pour les avoir, l’un de ceux-là finira par faire l’effort. »
À voir. Car tous les clubs savent que la fin du mercato estival est souvent plus propice aux bonnes affaires que le début (2).
S.G.
(1) Direction nationale du contrôle de gestion de la Ligue de Football Professionnel.
(2) Le marché des transferts ouvrira officiellement ses portes le 8 juin pour se terminer le 31 août.
L’audition du Racing à la DNCG (1) n’aura sans doute pas lieu le mercredi 26 mai. Le président Jean-Claude Plessis en a en effet demandé le report au gendarme financier de la LFP, le temps de préparer le budget version National. Il en attend la réponse.
Initialement établi dans l’hypothèse d’un maintien en L 2, le prévisionnel 2010-2011, qui faisait apparaître un déficit de 6 millions d’euros (11,5 de recettes, 17,5 de charges), a été jeté à la poubelle. J.-C. Plessis espère avoir bouclé la nouvelle mouture « pour jeudi ou vendredi. Nous allons essayer d’arriver à 8 ou 9 millions, sachant que les frais ne sont plus du tout les mêmes. La question principale est la suivante : comment faire baisser des salaires de 30000 euros ? Ce qui est sûr, c’est que contrairement à la rumeur, nous ne déposerons pas le bilan. Pour l’instant, nous ne devons d’argent à personne. Le club n’a pas un sou de découvert à la banque. Les salariés seront payés en mai. Une fois le budget ficelé, je demanderai à rencontrer le maire. Ses dernières déclarations ne sont pas très encourageantes. Mais il faut tout faire pour sortir de l’impasse. Le club doit continuer à exister. »
C’est précisément le message que son ami personnel, Gilbert Schneider, ex-président de la Ligue d’Alsace, lui a fait passer hier après-midi. Sollicité par Plessis pour tenter d’aplanir le différend avec la Ville, Schneider, qui précise « n’avoir pas de mandat officiel et n’être le porte-parole de personne », souhaite avant tout que « l’image de Jean-Claude ne soit pas écornée. »
La priorité ? Vendre des joueurs
Aussi l’a-t-il invité à obtenir de ses actionnaires la garantie qu’ils rempliraient leurs obligations si la DNCG venait à taper fort. « Nous ne savons pas vraiment ce qu’ils vont faire », dit l’ancien n°1 de la LAFA. « S’ils mettent l’argent sur la table, pas de problème. Mais s’il y a une hésitation, pourquoi Jean-Claude ne participerait-il pas à la reconstruction d’un projet Racing ? Il a des réseaux, des compétences. Beaucoup trop de gens ont été entraînés dans le marasme actuel. Je ne voudrais pas qu’il y soit aussi. Car si dépôt de bilan il y a, c’est lui qui l’effectuera, pas ses actionnaires. La menace d’une rétrogradation administrative plane et je ne souhaite pas que Jean-Claude y soit associé. Il faut sortir urgemment de ce problème. »
Plessis a entendu ce conseil. Mais il écarte d’un revers de la main le scénario d’une catastrophe financière. Sa botte secrète ? La vente des joueurs en devenir du club. Même si le Racing a besoin de rentrées rapides d’argent frais (2 à 2,5 millions avant le 30 juin) et s’il n’est donc pas en position de force, le président reste optimiste. « Certains de nos joueurs de talent sont suivis par plusieurs clubs. Pour les avoir, l’un de ceux-là finira par faire l’effort. »
À voir. Car tous les clubs savent que la fin du mercato estival est souvent plus propice aux bonnes affaires que le début (2).
S.G.
(1) Direction nationale du contrôle de gestion de la Ligue de Football Professionnel.
(2) Le marché des transferts ouvrira officiellement ses portes le 8 juin pour se terminer le 31 août.
