Re: [Fil rouge]Racing Club de Strasbourg
Publié : 16 juil. 2010, 11:31
- DNA
16-07-2010
Attente prolongée
Le compte à rebours continue pour le Racing, qui vit actuellement les heures les plus sombres de son existence avec une menace de relégation définitive en CFA. La FFF a ainsi donné les groupes hier : Colmar et Alfortville figurent en National, le Racing dans le groupe B de CFA en compagnie du FC Mulhouse. La décision de la DNCG (*), qui devrait tomber mercredi, va conditionner l'avenir du foot professionnel à Strasbourg.
« La seule vérité, c'est le terrain », lancent à longueur de saisons les entraîneurs de football de tous horizons. Si c'était le cas actuellement au Racing, les supporteurs alsaciens auraient de quoi se réjouir.
De prometteuses prestations qui ne servent à rien
Car avec un jeu plutôt incisif, une belle envie affichée et les résultats qui vont avec, l'équipe strasbourgeoise emmenée par Laurent Fournier a bien débuté sa campagne de pré-saison. Deux victoires en deux matches (face à Coblence et au FCM), voilà fort longtemps que cela n'était plus arrivé aux troupes alsaciennes.
Mais toutes ces prometteuses prestations risquent fort de ne servir à rien au vu du contexte. Car à Strasbourg, la vérité qui compte actuellement n'est pas celle du terrain. Comme c'est le cas depuis un an maintenant, c'est en coulisses que tout va se jouer.
« On approche de l'épilogue », exposait en début de semaine le président Jean-Claude Plessis. Pas tout à fait, serait-on tenté d'ajouter, puisqu'il va encore falloir attendre une petite semaine pour voir la fin du feuilleton « Racing contre DNCG ».
Hier, l'organisme de contrôle financier de la LFP a en effet notifié au club strasbourgeois qu'il donnerait sa réponse à l'appel interjeté par le Racing mercredi prochain.
Jusqu'au 21 juillet, le Racing est donc toujours officiellement relégué en CFA. Et le club - sauf rebondissement de dernière minute - ne saura que dix jours avant le début des matches officiels (**) à quelle sauce il va être mangé.
Or, cette attente s'avère de plus en plus inconfortable. D'abord pour les joueurs arrivés à l'intersaison, qui sont toujours dans l'attente de l'homologation de leurs contrats par la LFP. Mais aussi pour ceux présents depuis longtemps au club, qui vivent dans l'incertitude permanente depuis la défaite à Châteauroux.
Sans oublier les dirigeants, qui sont dans l'obligation de dégraisser rapidement l'effectif. « Il y a des clubs qui sont intéressés par certains joueurs du Racing, mais ils ne vont pas se précipiter, explique-t-on au club. Si jamais l'appel auprès de la DNCG n'est pas entendu et qu'on est relégué, les Bah, Fanchone et autres seront tous libres. »
Bref, cette nouvelle attente est une donnée défavorable, qui s'ajoute au fait que le marché des transferts est « spécialement calme », selon tous les acteurs du milieu.
Et ce suspense qui dure ne signifie en rien que le Racing a plus de chances de sauver sa peau. A ce niveau, la situation est toujours aussi limpide. La DNCG a demandé que l'actionnaire majoritaire, en l'occurrence Jafar Hilali, injecte deux millions d'euros dans la machine pour lui permettre de tourner.
« Vous verrez, cela va bien se passer »
Après avoir refusé l'offre financière de Frédéric Sitterlé, qui se proposait de payer cette échéance moyennant un retour au club (lire les DNA de la semaine passée), Jafar Hilali se retrouve face à ses responsabilités.
Va t-il mettre ces deux millions sur la table ? En a-t-il seulement les moyens ? Telles sont les questions lancinantes qui reviennent depuis des semaines. Avec toujours, les mêmes réponses qui oscillent entre le « j'espère » et le « peut-être ».
Or, dans cette situation, le « peut-être » est gênant et alimente toutes les rumeurs. Et ce, même si Jean-Claude Plessis, hier encore, voulait se montrer optimiste en répétant : « Vous verrez, cela va bien se passer. »
Quoi qu'il en soit, toutes les incertitudes devraient définitivement être levées mercredi, sur le coup des 14 h. Reste seulement à espérer que ce 21 juillet 2010 soit signe de renouveau et ne reste pas dans les annales comme la date d'enterrement du foot professionnel à Strasbourg.
Barbara Schuster
(*) Direction nationale de contrôle et de gestion. (**) Le Racing doit affronter Evian-Thonon-Gaillard (L 2) le 30 juillet, pour le 1er tour de Coupe de la Ligue.
16-07-2010
Attente prolongée
Le compte à rebours continue pour le Racing, qui vit actuellement les heures les plus sombres de son existence avec une menace de relégation définitive en CFA. La FFF a ainsi donné les groupes hier : Colmar et Alfortville figurent en National, le Racing dans le groupe B de CFA en compagnie du FC Mulhouse. La décision de la DNCG (*), qui devrait tomber mercredi, va conditionner l'avenir du foot professionnel à Strasbourg.
« La seule vérité, c'est le terrain », lancent à longueur de saisons les entraîneurs de football de tous horizons. Si c'était le cas actuellement au Racing, les supporteurs alsaciens auraient de quoi se réjouir.
De prometteuses prestations qui ne servent à rien
Car avec un jeu plutôt incisif, une belle envie affichée et les résultats qui vont avec, l'équipe strasbourgeoise emmenée par Laurent Fournier a bien débuté sa campagne de pré-saison. Deux victoires en deux matches (face à Coblence et au FCM), voilà fort longtemps que cela n'était plus arrivé aux troupes alsaciennes.
Mais toutes ces prometteuses prestations risquent fort de ne servir à rien au vu du contexte. Car à Strasbourg, la vérité qui compte actuellement n'est pas celle du terrain. Comme c'est le cas depuis un an maintenant, c'est en coulisses que tout va se jouer.
« On approche de l'épilogue », exposait en début de semaine le président Jean-Claude Plessis. Pas tout à fait, serait-on tenté d'ajouter, puisqu'il va encore falloir attendre une petite semaine pour voir la fin du feuilleton « Racing contre DNCG ».
Hier, l'organisme de contrôle financier de la LFP a en effet notifié au club strasbourgeois qu'il donnerait sa réponse à l'appel interjeté par le Racing mercredi prochain.
Jusqu'au 21 juillet, le Racing est donc toujours officiellement relégué en CFA. Et le club - sauf rebondissement de dernière minute - ne saura que dix jours avant le début des matches officiels (**) à quelle sauce il va être mangé.
Or, cette attente s'avère de plus en plus inconfortable. D'abord pour les joueurs arrivés à l'intersaison, qui sont toujours dans l'attente de l'homologation de leurs contrats par la LFP. Mais aussi pour ceux présents depuis longtemps au club, qui vivent dans l'incertitude permanente depuis la défaite à Châteauroux.
Sans oublier les dirigeants, qui sont dans l'obligation de dégraisser rapidement l'effectif. « Il y a des clubs qui sont intéressés par certains joueurs du Racing, mais ils ne vont pas se précipiter, explique-t-on au club. Si jamais l'appel auprès de la DNCG n'est pas entendu et qu'on est relégué, les Bah, Fanchone et autres seront tous libres. »
Bref, cette nouvelle attente est une donnée défavorable, qui s'ajoute au fait que le marché des transferts est « spécialement calme », selon tous les acteurs du milieu.
Et ce suspense qui dure ne signifie en rien que le Racing a plus de chances de sauver sa peau. A ce niveau, la situation est toujours aussi limpide. La DNCG a demandé que l'actionnaire majoritaire, en l'occurrence Jafar Hilali, injecte deux millions d'euros dans la machine pour lui permettre de tourner.
« Vous verrez, cela va bien se passer »
Après avoir refusé l'offre financière de Frédéric Sitterlé, qui se proposait de payer cette échéance moyennant un retour au club (lire les DNA de la semaine passée), Jafar Hilali se retrouve face à ses responsabilités.
Va t-il mettre ces deux millions sur la table ? En a-t-il seulement les moyens ? Telles sont les questions lancinantes qui reviennent depuis des semaines. Avec toujours, les mêmes réponses qui oscillent entre le « j'espère » et le « peut-être ».
Or, dans cette situation, le « peut-être » est gênant et alimente toutes les rumeurs. Et ce, même si Jean-Claude Plessis, hier encore, voulait se montrer optimiste en répétant : « Vous verrez, cela va bien se passer. »
Quoi qu'il en soit, toutes les incertitudes devraient définitivement être levées mercredi, sur le coup des 14 h. Reste seulement à espérer que ce 21 juillet 2010 soit signe de renouveau et ne reste pas dans les annales comme la date d'enterrement du foot professionnel à Strasbourg.
Barbara Schuster
(*) Direction nationale de contrôle et de gestion. (**) Le Racing doit affronter Evian-Thonon-Gaillard (L 2) le 30 juillet, pour le 1er tour de Coupe de la Ligue.