bialbo a écrit :Les médias doivent attirer de l'audience, et ils se doivent d'amplifier les choses...
Si les médias n'existaient plus il n'y aurait plus de guerre, et moins d'agressivité dans le monde.
Les médias aiment entretenir cela.
Mais il faut arriver à les prendre à leur propre jeux (hier j'ai envoyé un mail à la direction de Maxifoot, pour leur demander s'ils sont content de leur article à la c.....

Du coup j'ai fait pareil avec l'équipe. Après tout c'est bien une guerre de communication
Bonjour,
Je suis un peu surpris par la façon dont vous avez retranscrit la sortie de Bernard Serin, président du FC Metz, concernant le Bataclan.
Pour rappel, la phrase exacte prononcée est : « J'oserais presque vous dire que c'est, en l'occurrence, comme si, il y a quinze mois, la justice avait condamné le Bataclan ».
Il est vrai que la référence à un évènement dramatique comme celui du Bataclan peut sonner choquante, surtout quand on parle uniquement de sport.
Cependant il me semble que derrière les mots, il y a une signification. Je ne doute pas que votre formation de journalisme vous permette aisément d’éviter que l'émotionnel ne prenne le pas sur la réflexion.
Que dit B. Serin dans cette phrase ?
Compare-t-il une sanction sportive (retraits de points) à un drame dans lequel des gens se sont fait tirer dessus, certains sont morts, certains ont été amputés ou sont en fauteuils roulants, et où tous devront suivre un psy leur vie durant ? Certes non !
Son objectif est d’illustrer le fait que l’organisateur d’un évènement se doit de mettre en place une sécurité à la hauteur des risques connus, et qu’en cas d’incidents il faut juger l’organisateur en fonction des moyens mis en place, car dans la réalité, on n’atteindra jamais le risque zéro.
Or, il considère que le FC Metz a été sanctionné alors qu’il avait mis en place des moyens à la hauteur du risque (et même au-delà, ce qu’il explique en détail durant le reste de son intervention).
Il ne s'agit absolument pas de comparer ce qui s'est passé au Bataclan avec ce qui s'est passé à Metz. C’est, au contraire, une preuve par l’absurde, consistant à démontrer qui si on appliquait la même logique de responsabilité aux évènements du 13 novembre au Bataclan, on arriverait à une situation totalement illogique et grotesque, consistant à condamner l’établissement du Bataclan pour ne pas avoir su sécuriser son établissement.
Il me semble que votre traitement de cette phrase de B. Serin fait l’impasse sur sa signification réelle ; de même certains de vos articles ne reprennent que ce thème, en occultant les éléments clés de l’intervention de B. Serin, et ne donnent ainsi pas la possibilité au lecteur de comprendre la signification réelle de cette phrase.
Ne pensez-vous pas au contraire qu’en votre qualité de journaliste, vous devriez prendre plus de recul, et expliciter à vos lecteurs ce que B. Serin a véritablement dit ?
Cordialement