Purée, "La gaille"... tu étais bien meilleur arrière gauche que communiquant derrière un micro ! Mais qu'est - ce qui a pris au président de te bombarder à ce poste ?
J'ai moi aussi, fait partie des passionnés, des "fous" pour qui le grenat était LA couleur de la vie... on se levait le matin : café, téléphone, copains pour savoir l'heure du rendez vous et qui conduisait pour aller au stade, on pensait FC Metz, c'était LE sujet de conversations, oui : on ne pensait qu'à ça... Alors, le boulevard St Symph', la brasserie du stade,la course pour réserver les places, un petit tour derrière la tribune nord pour voir si on reconnaissait quelqu'un, un coucou devant le marronnier... Nostalgie ? Hé oui !
Mon premier match à St Symph, je l'ai vécu en 1975 : c'était un certain Metz - Reims, perdu 2 - 4 par la faute du goléador rémois, un certain Carlos Bianchi et aussi (pour ceux qui s'en rappelleront) d'un arbitre véreux, monsieur Vigliani, de triste mémoire... Ce même arbitre qui avait accordé un but marqué de la main par l'avant centre argentin, refusé un pénalty à notre attaquant , le grand Nico Braun, et aussi vu un hors - jeu imaginaire, nous privant de la logique victoire, et d'une troisième place. Alors sortie de cet arbitre, protégé par la police (!) sous les cris de la foule, vols de coussins sur la pelouse ( il y avait des coussins sur les sièges en "tribune d'honneur", hé oui ! )
Les années 80... 1984 et la coupe de France... cette demie - finale retour contre le Nantes du grand Max Bossis et Amisse, Henry Michel, Bertrand Demannes, ce qui se faisait de mieux à l'époque dans le championnat... But d'Hinsberger ! Explosion dans les travées ! La folie... je l'ai touchée,cette coupe, lors d'une présentation au plan d'eau ! Et puis le match aller contre le "grand" Barça, on perd 4 - 2 et les ibériques nous prennent pour des guignols et nous remettent à notre place... pleurs et désillusions en sortant du stade. Le match retour à la radio, sur Radio L... On passe par toutes les émotions : Barcelone mène 1 - 0, c'est foutu... égalisation, Kurbos, et on mène 2 - 1 à la mi - temps. Et puis 3 - 1, 4 - 1... qualification, la perte de raison, on devient fou !!! J'ai pris la voiture, suis allé klaxonner partout, me suis retrouvé à Metz jusqu'au bout de la nuit.
Mais je déguoise, je vis dans mes vieux souvenirs... toute une époque, un autre football.
Plus de quarante ans plus tard,de passions, de larmes, de grands matches, de beaux joueurs et de joies aussi... et maintenant ? Tout cela est balayé, fini, envolé... j'ai toujours un petit pincement au coeur en passant devant St Symphorien, sur l'autoroute... mais je n'y vais plus.
