La guerre froide avec Metz est déclarée (Tribune Sud)
Publié : 04 févr. 2017, 15:24
Stade, attractivité, centre des congrès : la guerre froide avec Metz est déclarée
Dominique Gros a encaissé les coups sans rien dire. Un gentleman agreement avait visiblement été trouvé avec Patrick Weiten pour éviter que les deux élus ne s’écharpent sur la place publique. Ils le feront à huis clos. Une réunion entre le président du conseil départemental, le maire de Metz et Jean-Luc Bohl, président de Metz Métropole, est programmée le 16 février. L’avenir de plusieurs dossiers structurants pour le territoire s’y décidera.
Car rien ne va plus entre le Département et sa ville-centre. Le 1er décembre, les deux parties s’étaient pourtant réjouies dans le même hémicycle du vote du projet de reconstruction de la tribune sud du stade Saint-Symphorien, du plan de financement de 30 M€ et du lancement des études techniques. Hier, l’ouverture d’une autorisation de programme a été supprimée de l’ordre du jour, « les négociations avec la Ville de Metz n’ayant pas abouti. » Autrement dit, le dossier est au point mort. Même si le principe de déléguer la maîtrise d’ouvrage à un prestataire extérieur a été voté hier, « au cas où… »
Les raisons de cette volte-face ? Elles tiennent dans la victoire remportée par Metz Métropole devant le tribunal administratif de Strasbourg. Il oblige le Département à verser les 10 M€ promis initialement dans le financement du centre des congrès de Metz. Patrick Weiten ne digère pas cette procédure : « Si j’ai renoncé à ce financement, c’était pour reprendre le stade à la Ville de Metz et lancer la réfection de la tribune car il en va de l’avenir du FC Metz. Le tout était lié. » L’équipement sportif est toujours propriété de la Ville de Metz, pour laquelle son fonctionnement représente un vrai gouffre financier. D’où l’intérêt de le céder au Département. Cela ne se fera plus sans contreparties. Lundi, Patrick Weiten avait même mis dans la balance la future caserne des pompiers. Et le refus de Metz Métropole de ne pas adhérer à son agence d’attractivité lui reste aussi en travers de la gorge. Elle possède déjà sa propre agence et ne voit pas pourquoi elle adhérerait à hauteur de 1,5 € par habitant. « C’est un message de refermement de Metz sur elle-même, sans tenir compte de ce qui se passe dans le reste du territoire. Metz Métropole considère qu’on pourra tenir des prestations communes où chacun paiera sa part mais Moselle Attractivité ne sera pas un prestataire de services. On est dedans ou dehors ! » a tapé du poing sur la table Patrick Weiten..
04/02/17
Dominique Gros a encaissé les coups sans rien dire. Un gentleman agreement avait visiblement été trouvé avec Patrick Weiten pour éviter que les deux élus ne s’écharpent sur la place publique. Ils le feront à huis clos. Une réunion entre le président du conseil départemental, le maire de Metz et Jean-Luc Bohl, président de Metz Métropole, est programmée le 16 février. L’avenir de plusieurs dossiers structurants pour le territoire s’y décidera.
Car rien ne va plus entre le Département et sa ville-centre. Le 1er décembre, les deux parties s’étaient pourtant réjouies dans le même hémicycle du vote du projet de reconstruction de la tribune sud du stade Saint-Symphorien, du plan de financement de 30 M€ et du lancement des études techniques. Hier, l’ouverture d’une autorisation de programme a été supprimée de l’ordre du jour, « les négociations avec la Ville de Metz n’ayant pas abouti. » Autrement dit, le dossier est au point mort. Même si le principe de déléguer la maîtrise d’ouvrage à un prestataire extérieur a été voté hier, « au cas où… »
Les raisons de cette volte-face ? Elles tiennent dans la victoire remportée par Metz Métropole devant le tribunal administratif de Strasbourg. Il oblige le Département à verser les 10 M€ promis initialement dans le financement du centre des congrès de Metz. Patrick Weiten ne digère pas cette procédure : « Si j’ai renoncé à ce financement, c’était pour reprendre le stade à la Ville de Metz et lancer la réfection de la tribune car il en va de l’avenir du FC Metz. Le tout était lié. » L’équipement sportif est toujours propriété de la Ville de Metz, pour laquelle son fonctionnement représente un vrai gouffre financier. D’où l’intérêt de le céder au Département. Cela ne se fera plus sans contreparties. Lundi, Patrick Weiten avait même mis dans la balance la future caserne des pompiers. Et le refus de Metz Métropole de ne pas adhérer à son agence d’attractivité lui reste aussi en travers de la gorge. Elle possède déjà sa propre agence et ne voit pas pourquoi elle adhérerait à hauteur de 1,5 € par habitant. « C’est un message de refermement de Metz sur elle-même, sans tenir compte de ce qui se passe dans le reste du territoire. Metz Métropole considère qu’on pourra tenir des prestations communes où chacun paiera sa part mais Moselle Attractivité ne sera pas un prestataire de services. On est dedans ou dehors ! » a tapé du poing sur la table Patrick Weiten..
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