
S’il était parvenu à égaliser sur penalty au match aller (1-1), Yeni Ngbakoto avait failli dans le dernier geste en décembre dernier à la Beaujoire. Placé sur le front l’attaque, il devra, aujourd’hui, être plus efficace. Photo Pascal BROCARD
Les Messins ouvrent le second chapitre de leur saison, cet après-midi à Nantes. Une rencontre dont ils ont peaufiné la préparation en Gironde. Une semaine de stage pour repartir sur de bonnes bases.
Comme un antidote pour guérir de sa phobie des voyages (8 défaites, 1 victoire et 1 nul en déplacement cette saison), le promu messin a décidé de tracer la route à la veille d’aborder la phase retour du championnat et un premier rendez-vous en terre nantaise… Une thérapie de groupe organisée en Gironde au beau milieu des vignobles du Médoc.
De notre envoyé spécial au Pian-Médoc
Une bonne idée, finalement, le vin de la région étant réputé pour sa robe… grenat. Après sa qualification en Coupe de France à Épinal, dimanche dernier, le FC Metz retrouve donc la Ligue 1, cet après-midi, sur la pelouse du FC Nantes. Un nouveau déplacement pour une formation lorraine plus que jamais en quête du bon dosage loin de Saint-Symphorien.
Car après une récolte initiale prometteuse, les hommes d’Albert Cartier ont vendangé leurs beaux acquis lors des deux derniers mois de 2014 au point de mettre une imbuvable zone rouge (qui pique) à la carte. C’est dire si cette escapade nantaise est importante. « On sait que notre point faible, ce sont les rencontres à l’extérieur , reconnaît Kévin Lejeune. Mais dans notre situation, il n’est pas question de se lamenter. Il nous faut des points. »
« Une nouvelle compétition »
Plus qu’un vœu, une nécessité alors qu’une nouvelle année s’ouvre avec son lot de bonnes résolutions. « Un match ne dure pas 90 minutes, mais deux fois 45 minutes , explique Albert Cartier. Nous sommes bien placés pour en parler… Le championnat, c’est pareil : c’est deux fois 19 matches. À Nantes, on attaque donc une nouvelle compétition. C’est d’ailleurs pour la préparer de la meilleure des manières que nous avons organisé ce stage. »
Qui, toujours selon Kévin Lejeune, a conforté « la cohésion » qui habite le groupe messin. Un effectif néanmoins amputé en raison des départs à la Coupe d’Afrique des Nations de quatre éléments (sans compter les recrues tunisiennes Ben Youssef et Sassi) : Maïga (Mali), Mfa (Gabon), Doukouré (Côte d’Ivoire) et Kashi (Algérie). « On le savait , assure l’entraîneur messin. Depuis le 29 décembre (date de la reprise de l’entraînement), nous travaillons différentes solutions qui tiennent compte de ces absences. »
Notamment en attaque, secteur de jeu où le FC Metz sera privé aujourd’hui de ses deux meilleurs buteurs (4 réalisations chacun) : le très versatile Modibo Maïga (sélection) et Juan Falcon, ménagé mais qui devrait être apte au service pour la réception de Montpellier samedi prochain. En attendant, c’est à Yeni Ngbakoto, buteur à l’aller (1-1), que revient la lourde tâche de réveiller les ardeurs offensives des Grenats. Il n’est évidemment pas le seul. D’ailleurs, durant leur séjour au Pian-Médioc, les joueurs du club à la Croix de Lorraine ont largement révisé leurs gammes dans ce domaine…
Reste désormais à jouer une partition sans fausse note face à une équipe nantaise qui, en cette nouvelle année, a revu ses ambitions à la hausse comme l’a annoncé, hier, son entraîneur Michel Der Zakarian : « On veut autant de points que durant la première moitié de saison : 30 ». Un total qui ferait également le bonheur de son adversaire du jour…
Jean-Sébastien GALLOIS.
Albert Cartier : « Tout de suite dans la vérité »

Albert Cartier a effectué les derniers réglages avec son équipe, hier en Gironde, avant de se rendre à Nantes. Photo J.-S. G.
Satisfait de l’attitude de ses joueurs en Gironde, l’entraîneur du FC Metz attend désormais de son équipe qu’elle valide cette semaine de travail par un résultat à Nantes.
Le stage organisé tout au long de la semaine au Pian-Médoc a-t-il répondu à vos attentes ? « L’ensemble du groupe a fait preuve d’un très bon investissement, favorisé, il est vrai, par une météo favorable, des installations sportives de qualité et un excellent hébergement. Pour autant, c’était avant tout aux joueurs de créer cette atmosphère. Chacun a ainsi contribué à ce que l’ambiance soit bonne et surtout studieuse. Je suis très satisfait de cette semaine de travail, qui, à mes yeux, est nécessaire à cette période de la saison. J’espère pouvoir institutionnaliser ce rendez-vous de janvier. »
• Place, désormais, au championnat, une semaine après un premier succès à Épinal en Coupe de France (2-1). Dans quel état d’esprit abordez-vous cette phase retour ? « Avoir débuté l’année par une victoire est une bonne chose. Tout d’abord pour les joueurs qui ont disputé cette rencontre mais aussi pour les autres. Cela rappelle à chacun qu’il faut sans cesse augmenter son niveau d’exigence pour se faire une place dans l’équipe. Ensuite, il était important, voire primordial, de retrouver une dynamique positive après les difficiles mois de novembre et décembre que nous venons de traverser. Il faut maintenant parvenir à la maintenir. »
• C’est pourtant le septième de Ligue 1, qui reste sur quatre victoires d’affilée (toutes compétitions confondues), qui vous attend cet après-midi… « C’est bien de débuter face une telle équipe. C’est l’occasion d’être tout de suite dans la vérité. Nantes est une formation qui aime avoir la possession du ballon et qui se projette très vite vers l’avant. Il faudra donc que nous soyons capables de la presser haut mais aussi d’augmenter notre niveau de jeu, notamment dans la conservation du ballon. Maîtriser le ballon, c’est aussi une manière de bien défendre. Cela demande beaucoup de mouvements et de déplacements. C’est dans ces domaines que nous allons devoir être performants. »
• L’élimination à la Beaujoire, le 16 décembre dernier en Coupe de la Ligue est-il encore dans vos têtes ? « Forcément car cela a généré une immense déception ( Metz menait 2-0 avant de s’incliner 4-2 dans les prolongations ). Ce genre de malheureuse expérience sert aussi à grandir, mais il faut surtout être capable de la mettre de côté. C’est une nouvelle année qui débute, c’est un autre match. Avec des points à prendre cette fois. »
J.-S. G.
Ngbakoto est d’attaque
Dix-neuf joueurs ont pris la direction de Nantes hier après-midi. « Par précaution », explique Albert Cartier qui a retenu le jeune letton Janis Ikaunieks. Avant tout pour permettre à la recrue messine de « se familiariser avec la Ligue 1 et de se fondre dans le groupe le plus vite possible ». L’entraîneur du FC Metz lui reconnaît également « des qualités très intéressantes » qui, à court terme, pourraient amener une nouvelle couleur à la palette grenat.
Pour le reste, le technicien et son staff ont arrêté un groupe sans surprise compte tenu des absences des internationaux africains et des joueurs ménagés (Marchal, Rocchi, Falcon). À noter, toutefois, le retour de Philipps dont la dernière convocation en L1 remonte au 18 octobre contre Rennes (0-0). Devant Carrasso, Rivierez (côté droit) et Palomino (axe) devraient être préférés à Métanire et Choplin, Milan et Bussmann complétant le quatuor juste derrière N’Daw, seul récupérateur. Metz devrait, en effet, se présenter à la Beaujoire dans un 4-1-4-1 avec Ngbakoto seul en pointe, Falcon n’étant pas « encore à 100 % », selon Albert Cartier. La ligne de quatre au milieu serait dès lors composée de Lejeune, Malouda, Krivets et Sarr.
Côté nantais, Michel Der Zakarian est privé de Djilobodji (retenu par la CAN avec le Sénégal) et du Danois Hansen (blessé). Deaux et Vizcarrondo occuperont sans doute l’axe de la défense dans un 4-4-2 où la récupération reviendrait à Gomis et Veretout. Bammou et Bangoura animeraient le front de l’attaque alors que Bedoya et Nkoudou devraient occuper respectivement les couloirs droit et gauche.
J.-S. G.
Metz : un cafouillage qui coûte cher
L’année 2015 aura donc bien mal commencé pour la réserve du FC Metz. Une semaine après avoir coulé sur le terrain de Fleury-Mérogis (4-0), les jeunes Grenats ont concédé une deuxième défaite en déplacement, toujours en banlieue parisienne, sur le terrain d’Aubervilliers. Si le revers du week-end dernier n’avait souffert d’aucune contestation, celui d’hier soir laisse plus de regrets. En effet, les Messins ont laissé filer le partage des points sur un cafouillage dans les cinq dernières minutes, qui a profité à Benhamed, tout juste entré en jeu (2-1, 87e ). Un scénario d’autant plus cruel que les visiteurs pensaient avoir fait le plus dur en revenant au score sur leur première véritable occasion conclue par Millimono, oublié par la défense locale mais bien présent pour reprendre un ballon repoussé par le gardien local, suite à une frappe enveloppée de Sido (1-1, 71e ).
C'est vrai qu’un match nul aurait été plus équitable, tant les Messins ont été peu inquiétés dans le jeu. Jamais véritablement en position de marquer, les locaux ont dû s’en remettre aux coups de pieds arrêtés et s’y voyaient déjà après avoir débloqué la situation par Traoré, à la retombée d’un corner au deuxième poteau (1-0, 50e ). Une ouverture du score difficile à avaler pour les Grenats qui avaient réussi à faire déjouer Aubervilliers durant toute la première période. Ce but aura au moins eu le mérite de réveiller les Messins, qui se sont montrés bien plus incisifs en seconde période. Les hommes de José Pinot auraient même pu prendre l’avantage à un quart d’heure du terme du temps réglementaire mais Hadji, entré juste après l’ouverture du score, n’a pas fait le bon choix (75e ). Comme si l’histoire se répétait, les Messins ont une nouvelle fois loupé le coche.
A. L.