R.L. 07/04 : Metz ne renonce pas
Publié : 07 avr. 2015, 06:39
Metz ne renonce pas

Tradition oblige, Modibo Maïga a gardé le ballon pour le premier triplé de sa carrière. Photo Anthony PICORÉ
La première victoire du FC Metz en 2015, samedi face à Toulouse (3-2), ravive un semblant d’espoir dans la quête du maintien. Elle confirme surtout que les Grenats jouent toujours le jeu.
Cinq mois plus tard, les Grenats ont enfin donné suite à leur dernière victoire en Ligue 1. Sur le même score (3-2), d’ailleurs, que la dernière référence pointée au 1er novembre, date d’un Metz - Caen resté dans les mémoires. Le promu mosellan était alors huitième du classement, encore loué pour son recrutement et bien parti pour assurer sa survie dans l’élite. Ça, bien sûr, c’était avant.
Cent-cinquante-quatre jours plus tard, donc, le FC Metz a renoué avec le succès. Un grand merci à Toulouse d’être passé. Comme pour boucler la boucle, les coéquipiers de Bouna Sarr ont mâté le club qui avait précipité leur effondrement et lancé leur série de 18 matches sans victoire. Au-delà du symbole, l’identité de la victime n’est pas à négliger. Si Metz a livré une prestation aboutie, la faiblesse de l’opposition a aussi contribué au « week-end de la Résurrection » immortalisé par Albert Cartier. Car c’est un TFC à l’agonie, en mode "marche des zombies", qui a mordu la poussière à Saint-Symphorien samedi.
Le neuf de Pâques
Au moins, l’opération permet aux résidents de ce stade de repousser la date de leur mort clinique en L1. C’est un enseignement de cette 31e journée. En quittant la position de lanterne rouge et en revenant à huit points du premier non-relégable, Lorient, le FC Metz a retardé l’échéance mathématiquement. Par respect pour les proches de la future victime, on évitera toutefois d’évoquer un nouvel espoir. Ce serait déplacé, déraisonnable. Et absolument inédit dans l’histoire de ce championnat. « Rien n’est terminé », affirmait pourtant Albert Cartier, mais il ne peut pas dire autre chose. L’entraîneur pouvait surtout savourer le comportement de ses protégés, le retour de « valeurs » et d’une « générosité » dixit l’intéressé. Si la raison les condamne, leur cœur continue au moins de vibrer. C’est tout à l’honneur de ces garçons qui n’ont jamais démissionné.
L’un d’eux en a fourni un exemple frappant. Modibo Maïga, l’homme qui ne frappe jamais en une seule fois. Ce n°9 aura attendu le week-end de Pâques pour se taper la cloche et faire oublier, entre autres, ce vieux lapin posé à l’aéroport cette saison ( * ). Son premier triplé en carrière a, en tout cas, soulagé Metz face à Toulouse en même temps qu’il attisait une foule de regrets. Il prouve que l’attaquant a de la qualité au bout des pieds et accessoirement que ses coéquipiers possédaient le talent pour le mettre en position de marquer…
Alors, que faut-il espérer maintenant ? Que ce garçon insiste bien sûr. Que Metz récidive face à Lens, le 18 avril, après deux nouvelles semaines sans match au calendrier. Et, pourquoi pas, que la concurrence cesse encore d’avancer. Il semble toujours illusoire d’espérer un maintien trop lointain, mais les Grenats ont le droit de traquer un miracle et le devoir de soigner leur classement final. C’est le plus beau message qu’ils ont envoyé samedi soir. Les Messins ont l’élégance de ne pas baisser les bras.
(*) Maïga ne s’était pas présenté au départ du vol pour Marseille le 7 décembre.
Christian JOUGLEUX.
Malouda : « On a lâché les chevaux »

Malouda au sujet de Maïga : « Je lui avais dit que s’il ne marquait pas, je le giflerais ». Photo Anthony PICORÉ
Florent Malouda, en jambes samedi, invite à savourer le succès « de l’orgueil et de l’envie » signé par le FC Metz.
Florent Malouda , la série est enfin brisée ! Soulagé ? « Très soulagé. On a eu une formidable réaction, surtout dans notre situation compliquée. Ce n’était pas évident vu le scénario du match, car Toulouse marque sur sa première occasion de la partie. On a réussi à égaliser tout de suite, on a montré de l’orgueil et de l’envie. »
• Trois buts et trois points, cela faisait très longtemps que Saint-Symphorien n’avait pas eu droit à pareil scénario… « Ces trois buts récompensent tous nos efforts. On a lâché les chevaux tout simplement. Avant cette rencontre, on se disait que c’était le moment ou jamais. En plus, les autres résultats de la journée nous sont favorables. Il faut savourer cette victoire et ne pas avoir de regrets sur cette fin de saison. »
• Donc, il n’est pas question de baisser les bras… « On a en tête notre situation et on sait qu’elle est très compliquée. Il y a encore beaucoup de travail à fournir, on ne va pas renoncer. Il faudra remettre les mêmes ingrédients sur nos prochains matches. »
• Modibo Maïga marque généralement par deux. Cette fois, il a inscrit un triplé. Surpris ? « Je lui avais dit que s’il ne marquait pas, je le giflerais ( rires ). Il nous a fait un bien fou, je suis très heureux pour lui. Cela va lui apporter de la confiance. J’espère qu’il va continuer à être efficace. »
Nicolas KIHL.
Metz/Algrange sans forcer
WOIPPY - METZ/ALGRANGE : 0-7 (0-3)
Stade du Pâtis. Arbitre : M. Henrion. Buts : Lindsay (9e , 83e ), Elston (15e ), Wojdyla (31e , 77e ), Lhuillier (50e , 90e +1).
Le FC Metz/Algrange est concerné par le tirage au sort des quarts de finale, effectué ce soir à Amnéville. En l’absence de ses trois internationales U 19 (Gathrat, Léger, Mansuy), il s’est qualifié dimanche sur la pelouse synthétique du FC Woippy, vice-champion de DH et probable représentant lorrain en play-off d’accession en D2 (0-7, 0-3 à la pause). Megan Lindsay a repris de la tête un centre d’Elodie Martins pour l’ouverture précoce du score (9e ). L’attaquante américaine a vu double à la 83e minute (0-6), comme Julie Wojdyla (31e et 77e ) et Laurence Lhuillier (50e et 90e +1). Cette dernière a aussi délivré une passe décisive en retrait sur le deuxième but, œuvre de Lindsay Elston (0-2, 15e ). « Le match n’a pas été simple, mais le travail a été fait », apprécie Wojdyla, déterminée à conserver le trophée gagné l’an passé sous pavillon algrangeois. « On les a trop admirées », constate le coach woippycien, Jean-François Morel.
Fc Metz express
Tableau de bord. Hier : repos. Aujourd’hui : une séance d’entraînement à 15h30. Demain : une séance à 10h30. Jeudi : une séance à 16h. Vendredi : une séance à 10h30. Samedi et dimanche : repos.
D’un match à l’autre. Dernier match : Metz - Toulouse (31e journée de Ligue 1), samedi 4 avril : 3-2. Prochain match : Metz - Lens (33e journée de Ligue 1), samedi 18 avril à 20 h. À suivre : Paris Saint-Garmain - Metz (32e journée de Ligue 1), mardi 28 avril à 21 h.
À l’infirmerie. Juan Falcon (ischio-jambiers) est toujours en phase de reprise. Romain Rocchi poursuit la rééducation de son genou opéré.
Buteurs. En Ligue 1 : Modibo Maïga ( 7 buts ) ; Yeni Ngbakoto ( 5 ) : Juan Falcon ( 4 ) ; Gaëtan Bussmann, Florent Malouda ( 2 ) ; Guido Milan, Ahmed Kashi, Bouna Sarr, Kévin Lejeune, Sergei Krivets ( 1 ).
Rappel. Initialement prévu ce samedi, le match PSG - Metz se jouera le mardi 28 avril à 21h, alors que la programmation de la 34e journée (déplacement à Bordeaux) n’a toujours pas été entérinée.

Tradition oblige, Modibo Maïga a gardé le ballon pour le premier triplé de sa carrière. Photo Anthony PICORÉ
La première victoire du FC Metz en 2015, samedi face à Toulouse (3-2), ravive un semblant d’espoir dans la quête du maintien. Elle confirme surtout que les Grenats jouent toujours le jeu.
Cinq mois plus tard, les Grenats ont enfin donné suite à leur dernière victoire en Ligue 1. Sur le même score (3-2), d’ailleurs, que la dernière référence pointée au 1er novembre, date d’un Metz - Caen resté dans les mémoires. Le promu mosellan était alors huitième du classement, encore loué pour son recrutement et bien parti pour assurer sa survie dans l’élite. Ça, bien sûr, c’était avant.
Cent-cinquante-quatre jours plus tard, donc, le FC Metz a renoué avec le succès. Un grand merci à Toulouse d’être passé. Comme pour boucler la boucle, les coéquipiers de Bouna Sarr ont mâté le club qui avait précipité leur effondrement et lancé leur série de 18 matches sans victoire. Au-delà du symbole, l’identité de la victime n’est pas à négliger. Si Metz a livré une prestation aboutie, la faiblesse de l’opposition a aussi contribué au « week-end de la Résurrection » immortalisé par Albert Cartier. Car c’est un TFC à l’agonie, en mode "marche des zombies", qui a mordu la poussière à Saint-Symphorien samedi.
Le neuf de Pâques
Au moins, l’opération permet aux résidents de ce stade de repousser la date de leur mort clinique en L1. C’est un enseignement de cette 31e journée. En quittant la position de lanterne rouge et en revenant à huit points du premier non-relégable, Lorient, le FC Metz a retardé l’échéance mathématiquement. Par respect pour les proches de la future victime, on évitera toutefois d’évoquer un nouvel espoir. Ce serait déplacé, déraisonnable. Et absolument inédit dans l’histoire de ce championnat. « Rien n’est terminé », affirmait pourtant Albert Cartier, mais il ne peut pas dire autre chose. L’entraîneur pouvait surtout savourer le comportement de ses protégés, le retour de « valeurs » et d’une « générosité » dixit l’intéressé. Si la raison les condamne, leur cœur continue au moins de vibrer. C’est tout à l’honneur de ces garçons qui n’ont jamais démissionné.
L’un d’eux en a fourni un exemple frappant. Modibo Maïga, l’homme qui ne frappe jamais en une seule fois. Ce n°9 aura attendu le week-end de Pâques pour se taper la cloche et faire oublier, entre autres, ce vieux lapin posé à l’aéroport cette saison ( * ). Son premier triplé en carrière a, en tout cas, soulagé Metz face à Toulouse en même temps qu’il attisait une foule de regrets. Il prouve que l’attaquant a de la qualité au bout des pieds et accessoirement que ses coéquipiers possédaient le talent pour le mettre en position de marquer…
Alors, que faut-il espérer maintenant ? Que ce garçon insiste bien sûr. Que Metz récidive face à Lens, le 18 avril, après deux nouvelles semaines sans match au calendrier. Et, pourquoi pas, que la concurrence cesse encore d’avancer. Il semble toujours illusoire d’espérer un maintien trop lointain, mais les Grenats ont le droit de traquer un miracle et le devoir de soigner leur classement final. C’est le plus beau message qu’ils ont envoyé samedi soir. Les Messins ont l’élégance de ne pas baisser les bras.
(*) Maïga ne s’était pas présenté au départ du vol pour Marseille le 7 décembre.
Christian JOUGLEUX.
Malouda : « On a lâché les chevaux »

Malouda au sujet de Maïga : « Je lui avais dit que s’il ne marquait pas, je le giflerais ». Photo Anthony PICORÉ
Florent Malouda, en jambes samedi, invite à savourer le succès « de l’orgueil et de l’envie » signé par le FC Metz.
Florent Malouda , la série est enfin brisée ! Soulagé ? « Très soulagé. On a eu une formidable réaction, surtout dans notre situation compliquée. Ce n’était pas évident vu le scénario du match, car Toulouse marque sur sa première occasion de la partie. On a réussi à égaliser tout de suite, on a montré de l’orgueil et de l’envie. »
• Trois buts et trois points, cela faisait très longtemps que Saint-Symphorien n’avait pas eu droit à pareil scénario… « Ces trois buts récompensent tous nos efforts. On a lâché les chevaux tout simplement. Avant cette rencontre, on se disait que c’était le moment ou jamais. En plus, les autres résultats de la journée nous sont favorables. Il faut savourer cette victoire et ne pas avoir de regrets sur cette fin de saison. »
• Donc, il n’est pas question de baisser les bras… « On a en tête notre situation et on sait qu’elle est très compliquée. Il y a encore beaucoup de travail à fournir, on ne va pas renoncer. Il faudra remettre les mêmes ingrédients sur nos prochains matches. »
• Modibo Maïga marque généralement par deux. Cette fois, il a inscrit un triplé. Surpris ? « Je lui avais dit que s’il ne marquait pas, je le giflerais ( rires ). Il nous a fait un bien fou, je suis très heureux pour lui. Cela va lui apporter de la confiance. J’espère qu’il va continuer à être efficace. »
Nicolas KIHL.
Metz/Algrange sans forcer
WOIPPY - METZ/ALGRANGE : 0-7 (0-3)
Stade du Pâtis. Arbitre : M. Henrion. Buts : Lindsay (9e , 83e ), Elston (15e ), Wojdyla (31e , 77e ), Lhuillier (50e , 90e +1).
Le FC Metz/Algrange est concerné par le tirage au sort des quarts de finale, effectué ce soir à Amnéville. En l’absence de ses trois internationales U 19 (Gathrat, Léger, Mansuy), il s’est qualifié dimanche sur la pelouse synthétique du FC Woippy, vice-champion de DH et probable représentant lorrain en play-off d’accession en D2 (0-7, 0-3 à la pause). Megan Lindsay a repris de la tête un centre d’Elodie Martins pour l’ouverture précoce du score (9e ). L’attaquante américaine a vu double à la 83e minute (0-6), comme Julie Wojdyla (31e et 77e ) et Laurence Lhuillier (50e et 90e +1). Cette dernière a aussi délivré une passe décisive en retrait sur le deuxième but, œuvre de Lindsay Elston (0-2, 15e ). « Le match n’a pas été simple, mais le travail a été fait », apprécie Wojdyla, déterminée à conserver le trophée gagné l’an passé sous pavillon algrangeois. « On les a trop admirées », constate le coach woippycien, Jean-François Morel.
Fc Metz express
Tableau de bord. Hier : repos. Aujourd’hui : une séance d’entraînement à 15h30. Demain : une séance à 10h30. Jeudi : une séance à 16h. Vendredi : une séance à 10h30. Samedi et dimanche : repos.
D’un match à l’autre. Dernier match : Metz - Toulouse (31e journée de Ligue 1), samedi 4 avril : 3-2. Prochain match : Metz - Lens (33e journée de Ligue 1), samedi 18 avril à 20 h. À suivre : Paris Saint-Garmain - Metz (32e journée de Ligue 1), mardi 28 avril à 21 h.
À l’infirmerie. Juan Falcon (ischio-jambiers) est toujours en phase de reprise. Romain Rocchi poursuit la rééducation de son genou opéré.
Buteurs. En Ligue 1 : Modibo Maïga ( 7 buts ) ; Yeni Ngbakoto ( 5 ) : Juan Falcon ( 4 ) ; Gaëtan Bussmann, Florent Malouda ( 2 ) ; Guido Milan, Ahmed Kashi, Bouna Sarr, Kévin Lejeune, Sergei Krivets ( 1 ).
Rappel. Initialement prévu ce samedi, le match PSG - Metz se jouera le mardi 28 avril à 21h, alors que la programmation de la 34e journée (déplacement à Bordeaux) n’a toujours pas été entérinée.