R.L du 20/09 José Riga : « Le temps joue pour nous »
Publié : 20 sept. 2015, 08:07
José Riga : « Le temps joue pour nous »
Le derby lorrain a mis en lumière les difficultés actuelles des Messins dans le jeu.

Depuis la nomination de José Riga, cet été, la nouvelle devise du FC Metz pourrait être la suivante : « Notre moteur, c’est le jeu. » Mais avec du diesel comme carburant. Si les résultats des Messins, invaincus en Ligue 2 (5 victoires, 2 nuls), sont à la hauteur de leurs ambitions clairement déclarées, l’opération séduction, elle, n’en est qu’au stade de l’ébauche.
Kévin Lejeune et ses partenaires ont bien esquissé, çà et là, quelques traits aguicheurs, les contours restent (encore) bien flous. Ainsi, vendredi, face à l’ASNL, les belles intentions des Grenats sont restées lettres mortes. « On n’a pas produit le jeu qu’on avait prévu de mettre en place », souligne Yeni Ngbakoto. Et les choix opérés par son entraîneur n’ont pas payé. En se passant des services de Baldé, Falcon et Diallo (non-retenus) et en laissant Mayuka sur le banc, le technicien belge a aligné une équipe sans attaquant de métier. « J’espérais qu’avec quatre joueurs offensifs (Ikaunieks, Krivets, Candeias et Ngbakoto, placé en pointe), on ait une certaine fluidité car la confiance vient, aussi, avec le sentiment qu’on maîtrise certaines séquences, explique José Riga. Ça ne s’est pas passé comme voulu, mais c’était mon intentio n en tout cas. »
« Les solutions sont dans le groupe »
Une option audacieuse également dictée par les événements. Metz est, en effet, privé, pour blessures, de Doukouré (rouage indispensable au milieu en début de saison) et de Reis (très bon premier relanceur). Le départ de Bussmann a également contraint le staff lorrain à "bricoler" dans le couloir gauche de la défense. Irréprochable, Ivan Balliu, droitier, n’évolue néanmoins pas à son poste et son rendement offensif en pâtit forcément. Kévin Lejeune, lui aussi, a reculé d’un cran et son influence est moindre…
« Les solutions sont dans le groupe, j’en suis persuadé » , assure l’entraîneur messin le regard tourné vers Mayuka, Candeias, Mandjeck et Tiago Gomes, arrivés tardivement et qui ne demandent qu’à retrouver le rythme afin de se faire une place dans ce groupe. Et ainsi d’offrir de nouveaux automatismes et, surtout, une nouvelle carburation au moteur grenat. « Aujourd’hui, on est dans la difficulté concernant le contenu. Mais le temps joue pour nous », promet José Riga.
J.-S. G.
Metz, piqûre de rappel
S’il a conservé son statut de leader après le nul concédé à Saint-Symphorien, vendredi, face au voisin nancéien (0-0), le FC Metz voit sa marge de manœuvre s’amoindrir. Et, surtout, les Messins se cherchent toujours dans le jeu.

Le menu était alléchant. Comme à chaque fois que Messins et Nancéiens partagent la même table. Las, ce derby, trente-neuvième du nom à Saint-Symphorien depuis 1946, n’a pas tenu toutes ses promesses. Vendredi, il a manqué trop d’ingrédients pour que la soirée vire au dîner presque parfait. Tout d’abord des convives manquaient à l’appel, contraints de rester chez eux par arrêté préfectoral. Ensuite, sur le terrain, bien qu’âprement disputée, la partie a (souvent) manqué de saveur.
L’ASNL a donc tenu tête à un leader messin qui, selon l’aveu même de son entraîneur, n’est « pas parvenu à appliquer la formule » qu’il avait « décidée pour ce match ». Yeni Ngbakoto, « énervé », a, quant à lui, résumé en une phrase, cinglante, toute la frustration de son équipe, privée de dessert : « Le public a répondu présent, pas nous ». Jeudi, à la veille de ce rendez-vous tant attendu par le peuple grenat, José Riga s’interrogeait sur le comportement de ses joueurs « dans un contexte aussi particulier ». Verdict ? « J’ai vu certains d’entre eux beaucoup moins à l’aise que d’habitude , a observé le technicien belge. Il y avait de la crispation, peut-être la peur de mal faire aussi et quelques-uns ont eu du mal à sortir des starting-blocks. » A l’image, notamment, de Sergeï Krivets, noyé dans le trafic et remplacé à la pause, ou de Janis Ikaunieks, nerveux, clairement en manque de rythme et donc pas vraiment dans son assiette…
« Ajouter d’autres ingrédients »
Difficile, dans ces conditions, de prétendre développer un jeu fluide. La preuve aussi, que malgré un bilan comptable plus que satisfaisant (17 points sur 21 possibles) – « beaucoup d’équipes aimeraient être à notre place », a assuré l’entraîneur messin – le FC Metz n’a pas encore vraiment trouvé les clés pour façonner cette fameuse identité de jeu à laquelle il aspire. « L’état d’esprit, c’est bien, mais il faut ajouter d’autres ingrédients pour gagner un match », a d’ailleurs souligné Kévin Lejeune.
« Ce petit supplément d’âme est une bonne chose , a indiqué, de son côté, Thomas Didillon. Mais sur ce match, on a bien vu qu’au milieu, même si dans la circulation du ballon et les décalages, c’était mieux qu’à Laval, nous ne sommes pas parvenus à casser les lignes et donc à porter le danger devant le but nancéien. »
Alors, évidemment ce résultat nul revêt un goût particulièrement amer puisque les Messins n’ont pas su faire tomber le meilleur ennemi nancéien. À Saint-Symphorien de surcroît. Il met également un terme à une série de cinq victoires d’affilée. Pour autant, au moins jusqu’à mardi (avec un déplacement au Havre au programme), les Mosellans sont-ils encore installés à la meilleure table de la Ligue 2. Avec un seul petit point d’avance sur Dijon mais avec une défense qui est restée, vendredi, une nouvelle fois hermétique. Depuis l’ouverture du championnat, elle n’a d’ailleurs cédé qu’à deux reprises… C’est bien, mais loin d’être suffisant.
Jean-Sébastien GALLOIS.
fc metz express
Tableau de bord
Tableau de bord. Hier : une séance d’entraînement à 10h30. Aujourd’hui : une séance à 10h30.
D’un match à l’autre. Dernier match : Metz - Nancy (7e journée de Ligue 2), vendredi 18 septembre : 0-0. Prochain match : Le Havre - Metz (8e journée de Ligue 2), mardi 22 septembre à 21h. À suivre : Metz - Nîmes (9e journée de Ligue 2), vendredi 25 septembre à 20h ; Brest - Metz (10e journée de Ligue 2), samedi 3 octobre à 14h ; Metz - Clermont (11e journée de Ligue 2), vendredi 11 octobre à 20 h.
À l’infirmerie. Cheick Doukouré (genou) et Nuno Reis (pied) sont à l’arrêt. Guido Milan (genou) et Célestin Djim (ischio-jambiers) sont en phase de reprise.
Suspendu. Aucun.
Billetterie. Les places pour la venue du Nîmes Olympique (11e journée de Ligue 2), programmée le vendredi 25 septembre, sont d’ores et déjà en vente sur http://www.billetterie-fcmetz.com et le seront dès demain dans les points de vente habituels.
Le derby lorrain a mis en lumière les difficultés actuelles des Messins dans le jeu.

Depuis la nomination de José Riga, cet été, la nouvelle devise du FC Metz pourrait être la suivante : « Notre moteur, c’est le jeu. » Mais avec du diesel comme carburant. Si les résultats des Messins, invaincus en Ligue 2 (5 victoires, 2 nuls), sont à la hauteur de leurs ambitions clairement déclarées, l’opération séduction, elle, n’en est qu’au stade de l’ébauche.
Kévin Lejeune et ses partenaires ont bien esquissé, çà et là, quelques traits aguicheurs, les contours restent (encore) bien flous. Ainsi, vendredi, face à l’ASNL, les belles intentions des Grenats sont restées lettres mortes. « On n’a pas produit le jeu qu’on avait prévu de mettre en place », souligne Yeni Ngbakoto. Et les choix opérés par son entraîneur n’ont pas payé. En se passant des services de Baldé, Falcon et Diallo (non-retenus) et en laissant Mayuka sur le banc, le technicien belge a aligné une équipe sans attaquant de métier. « J’espérais qu’avec quatre joueurs offensifs (Ikaunieks, Krivets, Candeias et Ngbakoto, placé en pointe), on ait une certaine fluidité car la confiance vient, aussi, avec le sentiment qu’on maîtrise certaines séquences, explique José Riga. Ça ne s’est pas passé comme voulu, mais c’était mon intentio n en tout cas. »
« Les solutions sont dans le groupe »
Une option audacieuse également dictée par les événements. Metz est, en effet, privé, pour blessures, de Doukouré (rouage indispensable au milieu en début de saison) et de Reis (très bon premier relanceur). Le départ de Bussmann a également contraint le staff lorrain à "bricoler" dans le couloir gauche de la défense. Irréprochable, Ivan Balliu, droitier, n’évolue néanmoins pas à son poste et son rendement offensif en pâtit forcément. Kévin Lejeune, lui aussi, a reculé d’un cran et son influence est moindre…
« Les solutions sont dans le groupe, j’en suis persuadé » , assure l’entraîneur messin le regard tourné vers Mayuka, Candeias, Mandjeck et Tiago Gomes, arrivés tardivement et qui ne demandent qu’à retrouver le rythme afin de se faire une place dans ce groupe. Et ainsi d’offrir de nouveaux automatismes et, surtout, une nouvelle carburation au moteur grenat. « Aujourd’hui, on est dans la difficulté concernant le contenu. Mais le temps joue pour nous », promet José Riga.
J.-S. G.
Metz, piqûre de rappel
S’il a conservé son statut de leader après le nul concédé à Saint-Symphorien, vendredi, face au voisin nancéien (0-0), le FC Metz voit sa marge de manœuvre s’amoindrir. Et, surtout, les Messins se cherchent toujours dans le jeu.

Le menu était alléchant. Comme à chaque fois que Messins et Nancéiens partagent la même table. Las, ce derby, trente-neuvième du nom à Saint-Symphorien depuis 1946, n’a pas tenu toutes ses promesses. Vendredi, il a manqué trop d’ingrédients pour que la soirée vire au dîner presque parfait. Tout d’abord des convives manquaient à l’appel, contraints de rester chez eux par arrêté préfectoral. Ensuite, sur le terrain, bien qu’âprement disputée, la partie a (souvent) manqué de saveur.
L’ASNL a donc tenu tête à un leader messin qui, selon l’aveu même de son entraîneur, n’est « pas parvenu à appliquer la formule » qu’il avait « décidée pour ce match ». Yeni Ngbakoto, « énervé », a, quant à lui, résumé en une phrase, cinglante, toute la frustration de son équipe, privée de dessert : « Le public a répondu présent, pas nous ». Jeudi, à la veille de ce rendez-vous tant attendu par le peuple grenat, José Riga s’interrogeait sur le comportement de ses joueurs « dans un contexte aussi particulier ». Verdict ? « J’ai vu certains d’entre eux beaucoup moins à l’aise que d’habitude , a observé le technicien belge. Il y avait de la crispation, peut-être la peur de mal faire aussi et quelques-uns ont eu du mal à sortir des starting-blocks. » A l’image, notamment, de Sergeï Krivets, noyé dans le trafic et remplacé à la pause, ou de Janis Ikaunieks, nerveux, clairement en manque de rythme et donc pas vraiment dans son assiette…
« Ajouter d’autres ingrédients »
Difficile, dans ces conditions, de prétendre développer un jeu fluide. La preuve aussi, que malgré un bilan comptable plus que satisfaisant (17 points sur 21 possibles) – « beaucoup d’équipes aimeraient être à notre place », a assuré l’entraîneur messin – le FC Metz n’a pas encore vraiment trouvé les clés pour façonner cette fameuse identité de jeu à laquelle il aspire. « L’état d’esprit, c’est bien, mais il faut ajouter d’autres ingrédients pour gagner un match », a d’ailleurs souligné Kévin Lejeune.
« Ce petit supplément d’âme est une bonne chose , a indiqué, de son côté, Thomas Didillon. Mais sur ce match, on a bien vu qu’au milieu, même si dans la circulation du ballon et les décalages, c’était mieux qu’à Laval, nous ne sommes pas parvenus à casser les lignes et donc à porter le danger devant le but nancéien. »
Alors, évidemment ce résultat nul revêt un goût particulièrement amer puisque les Messins n’ont pas su faire tomber le meilleur ennemi nancéien. À Saint-Symphorien de surcroît. Il met également un terme à une série de cinq victoires d’affilée. Pour autant, au moins jusqu’à mardi (avec un déplacement au Havre au programme), les Mosellans sont-ils encore installés à la meilleure table de la Ligue 2. Avec un seul petit point d’avance sur Dijon mais avec une défense qui est restée, vendredi, une nouvelle fois hermétique. Depuis l’ouverture du championnat, elle n’a d’ailleurs cédé qu’à deux reprises… C’est bien, mais loin d’être suffisant.
Jean-Sébastien GALLOIS.
fc metz express
Tableau de bord
Tableau de bord. Hier : une séance d’entraînement à 10h30. Aujourd’hui : une séance à 10h30.
D’un match à l’autre. Dernier match : Metz - Nancy (7e journée de Ligue 2), vendredi 18 septembre : 0-0. Prochain match : Le Havre - Metz (8e journée de Ligue 2), mardi 22 septembre à 21h. À suivre : Metz - Nîmes (9e journée de Ligue 2), vendredi 25 septembre à 20h ; Brest - Metz (10e journée de Ligue 2), samedi 3 octobre à 14h ; Metz - Clermont (11e journée de Ligue 2), vendredi 11 octobre à 20 h.
À l’infirmerie. Cheick Doukouré (genou) et Nuno Reis (pied) sont à l’arrêt. Guido Milan (genou) et Célestin Djim (ischio-jambiers) sont en phase de reprise.
Suspendu. Aucun.
Billetterie. Les places pour la venue du Nîmes Olympique (11e journée de Ligue 2), programmée le vendredi 25 septembre, sont d’ores et déjà en vente sur http://www.billetterie-fcmetz.com et le seront dès demain dans les points de vente habituels.