[Mercato365] José Riga reconnaît qu'il a trop de joueurs
Publié : 04 nov. 2015, 21:35
José Riga reconnaît qu'il a trop de joueurs
Arrivé cet été à Metz, José Riga n'a pas manqué ses débuts avec une deuxième place en L2. L'entraîneur belge est revenu pour Football365 sur son effectif pléthorique ou encore sur la directive imposée : jouer rapidement comme le Barça.
José Riga, quel premier bilan effectuez-vous de la saison du FC Metz ?
Au regard de tous les changements au FC Metz, se retrouver dans cette position (ndlr : Metz est deuxième à égalité de points avec le leader dijonnais), je trouve que ce n’est pas mal du tout. Je pense que beaucoup de personnes auraient signé pour se trouver où nous sommes actuellement. Maintenant, dans le processus qu’on veut installer, au niveau de la philosophie de jeu (un jeu basé sur la possession de balle, avec pour modèle le FC Barcelone), la direction a validé un projet il y a trois-quatre mois. Comme on veut que ça soit le plus stable possible, forcément, ce qui est solide en général prend du temps.
Etes-vous déçu du jeu affiché dans certaines rencontres ?
La vraie tâche sur ce parcours est la défaite face à Nîmes à domicile. En gagnant 1-0 à la mi-temps, sans enlever le mérite de Nîmes, on aurait dû empocher les trois points. Par ailleurs, je n’ai pas encore eu la satisfaction d’avoir un match complet et abouti comme je le voudrais. On a eu des périodes avec des temps forts, avec du jeu. Et on a eu des périodes plus difficiles à négocier pratiquement chaque rencontre. Mais je le répète, on est au début. C’est quelque chose qui n’est pas banal comme changement parce qu’on n’était pas habitué à ça. Et puis on sait que la Ligue 2 est très compétitive donc vouloir imposer son jeu n’est pas forcément facile.
Y a-t-il trop de joueurs dans votre effectif ?
Ça, c’est clair, je crois qu’on est tous d’accord. C’est difficile d’équilibrer complètement le noyau en aussi peu de temps. Il y a toujours des traces du passé et il y a les nouveaux venus. De la même façon que l’équipe doit encore trouver son rythme de croisière, un fonds de jeu encore plus consistant, on doit encore travailler sur le noyau pour qu’il soit certainement plus équilibré, notamment en nombre. Car on a quand même 32 joueurs, ce n’est pas toujours évident mais on essaye de n’oublier personne et de gérer cet aspect-là.
Avez-vous enfin une équipe-type en tête ?
Non, ça explique d’ailleurs un peu l’inconstance de l’équipe. Au sortir de la préparation, j’avais plus ou moins une équipe qui s’était dégagée. Et puis malheureusement, on a eu quelques traumatismes. Dès le premier match, on a Ikaunieks qui se déchire les ligaments de la cheville tout seul sur un saut alors qu’il était bien. Après, il y a les ligaments croisés de Doukouré avec un joueur qui lui retombe dessus. Il y a eu Reis, fracture de l’orteil, une chose pas banale. Didillon qui pendant l’échauffement de Nancy se fracture le doigt. Il y a eu pas mal de choses où il a fallu trouver des solutions. Et le travail qu’on avait fait en préparation à base d’automatismes, il a fallu le réinscrire dans un nouveau cycle.
Commencez-vous à y voir plus clair ?
Oui, j’ai une meilleure idée sur les joueurs, sur leurs capacités, sur l’équilibre de l’équipe. Je sais mieux ce dont on a besoin et ce qu’on peut faire de mieux de l’équipe mais je n’ai pas tout le monde à disposition pour le moment. On commence la saison mais notre difficulté, c’est qu’on n’a pas encore d’histoire commune. On n’a pas encore vécu de supers bons moments ou de supers mauvais moments, ce qui peut solidifier un groupe et surtout voir les différentes attitudes selon les contextes. On en a un peu plus maintenant, on se connait un peu mieux.
Comprenez-vous les critiques de certains supporters qui estiment qu’il n’y a pas assez de jeunes en équipe première ?
Vous savez, quand j’ai commencé ma saison, il y a eu pas mal de jeunes. Je peux même dire qu’en trois-quatre mois, je suis l’entraîneur de Metz qui connaît le mieux certains jeunes. Chaque fois que j’en ai l’occasion, quand on a un effectif restreint, j’en fais monter avec moi pour les entraînements et il y en avait pas mal en stage. Après, l’exigence des clubs, c’est la remontée. Je ne pense pas que ce soit toujours leur rendre service que de les lancer tout de suite. Mais s’il y a des jeunes qui le méritent, ils feront partie du projet. C’est comme ça d’ailleurs que Didillon a été notre gardien titulaire. Il a 19 ans mais je n’ai pas hésité à lui faire confiance d’entrée.
Ressentez-vous de la pression de la part de votre président Bernard Serin, qui a annoncé que l’entraîneur allait devoir se plier à ses directives ?
Je pense que le président veut instaurer une politique qui a un objectif, des idées. C’est donc déjà bien, plutôt que d’avoir des idées changeantes en fonction des résultats, du caractère émotionnel… A titre personnel, je suppose que s’il m’a choisi, il sait que par le passé j’ai pu mettre en place un certain jeu dans les équipes que j’avais. Le problème, c’est qu’avoir une équipe qui a la possession de balle, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Parce que si vous voulez contourner tous les dilemmes qu’il existe en Ligue 2, ça passe par du jeu, par du pressing, par de la compréhension, par de la vivacité… Il faut être capable de le faire. Ce n’est pas en claquant des doigts que ça se fait du jour au lendemain.
Quel est votre plan pour réussir ce challenge ?
J’aimerais bien avoir une équipe qui a plusieurs atouts dans son jeu. Une équipe qui serait capable de maîtriser par une bonne possession mais qui serait aussi capable d’accélérer. La possession, elle est valable que si elle prépare à avoir des actions décisives. C’est un gros travail que de manier le même langage avec de nouveaux joueurs. Ce n’est pas encore tout à fait ça sur le terrain. C’est une pression supplémentaire mais la pression ne m’a jamais gêné. J’ai toujours voulu atteindre les objectifs. Le président a émis une idée, il faut s’y tenir. Je suis certain que quand on aura le modèle de jeu, on sera plus performant. C’est ça aussi que les supporters attendent, du « hourra football ». Même si la volonté du club n’est pas forcément celle-là.
(Source : http://m.mercato365.com/article-1282178.shtml )
Arrivé cet été à Metz, José Riga n'a pas manqué ses débuts avec une deuxième place en L2. L'entraîneur belge est revenu pour Football365 sur son effectif pléthorique ou encore sur la directive imposée : jouer rapidement comme le Barça.
José Riga, quel premier bilan effectuez-vous de la saison du FC Metz ?
Au regard de tous les changements au FC Metz, se retrouver dans cette position (ndlr : Metz est deuxième à égalité de points avec le leader dijonnais), je trouve que ce n’est pas mal du tout. Je pense que beaucoup de personnes auraient signé pour se trouver où nous sommes actuellement. Maintenant, dans le processus qu’on veut installer, au niveau de la philosophie de jeu (un jeu basé sur la possession de balle, avec pour modèle le FC Barcelone), la direction a validé un projet il y a trois-quatre mois. Comme on veut que ça soit le plus stable possible, forcément, ce qui est solide en général prend du temps.
Etes-vous déçu du jeu affiché dans certaines rencontres ?
La vraie tâche sur ce parcours est la défaite face à Nîmes à domicile. En gagnant 1-0 à la mi-temps, sans enlever le mérite de Nîmes, on aurait dû empocher les trois points. Par ailleurs, je n’ai pas encore eu la satisfaction d’avoir un match complet et abouti comme je le voudrais. On a eu des périodes avec des temps forts, avec du jeu. Et on a eu des périodes plus difficiles à négocier pratiquement chaque rencontre. Mais je le répète, on est au début. C’est quelque chose qui n’est pas banal comme changement parce qu’on n’était pas habitué à ça. Et puis on sait que la Ligue 2 est très compétitive donc vouloir imposer son jeu n’est pas forcément facile.
Y a-t-il trop de joueurs dans votre effectif ?
Ça, c’est clair, je crois qu’on est tous d’accord. C’est difficile d’équilibrer complètement le noyau en aussi peu de temps. Il y a toujours des traces du passé et il y a les nouveaux venus. De la même façon que l’équipe doit encore trouver son rythme de croisière, un fonds de jeu encore plus consistant, on doit encore travailler sur le noyau pour qu’il soit certainement plus équilibré, notamment en nombre. Car on a quand même 32 joueurs, ce n’est pas toujours évident mais on essaye de n’oublier personne et de gérer cet aspect-là.
Avez-vous enfin une équipe-type en tête ?
Non, ça explique d’ailleurs un peu l’inconstance de l’équipe. Au sortir de la préparation, j’avais plus ou moins une équipe qui s’était dégagée. Et puis malheureusement, on a eu quelques traumatismes. Dès le premier match, on a Ikaunieks qui se déchire les ligaments de la cheville tout seul sur un saut alors qu’il était bien. Après, il y a les ligaments croisés de Doukouré avec un joueur qui lui retombe dessus. Il y a eu Reis, fracture de l’orteil, une chose pas banale. Didillon qui pendant l’échauffement de Nancy se fracture le doigt. Il y a eu pas mal de choses où il a fallu trouver des solutions. Et le travail qu’on avait fait en préparation à base d’automatismes, il a fallu le réinscrire dans un nouveau cycle.
Commencez-vous à y voir plus clair ?
Oui, j’ai une meilleure idée sur les joueurs, sur leurs capacités, sur l’équilibre de l’équipe. Je sais mieux ce dont on a besoin et ce qu’on peut faire de mieux de l’équipe mais je n’ai pas tout le monde à disposition pour le moment. On commence la saison mais notre difficulté, c’est qu’on n’a pas encore d’histoire commune. On n’a pas encore vécu de supers bons moments ou de supers mauvais moments, ce qui peut solidifier un groupe et surtout voir les différentes attitudes selon les contextes. On en a un peu plus maintenant, on se connait un peu mieux.
Comprenez-vous les critiques de certains supporters qui estiment qu’il n’y a pas assez de jeunes en équipe première ?
Vous savez, quand j’ai commencé ma saison, il y a eu pas mal de jeunes. Je peux même dire qu’en trois-quatre mois, je suis l’entraîneur de Metz qui connaît le mieux certains jeunes. Chaque fois que j’en ai l’occasion, quand on a un effectif restreint, j’en fais monter avec moi pour les entraînements et il y en avait pas mal en stage. Après, l’exigence des clubs, c’est la remontée. Je ne pense pas que ce soit toujours leur rendre service que de les lancer tout de suite. Mais s’il y a des jeunes qui le méritent, ils feront partie du projet. C’est comme ça d’ailleurs que Didillon a été notre gardien titulaire. Il a 19 ans mais je n’ai pas hésité à lui faire confiance d’entrée.
Ressentez-vous de la pression de la part de votre président Bernard Serin, qui a annoncé que l’entraîneur allait devoir se plier à ses directives ?
Je pense que le président veut instaurer une politique qui a un objectif, des idées. C’est donc déjà bien, plutôt que d’avoir des idées changeantes en fonction des résultats, du caractère émotionnel… A titre personnel, je suppose que s’il m’a choisi, il sait que par le passé j’ai pu mettre en place un certain jeu dans les équipes que j’avais. Le problème, c’est qu’avoir une équipe qui a la possession de balle, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Parce que si vous voulez contourner tous les dilemmes qu’il existe en Ligue 2, ça passe par du jeu, par du pressing, par de la compréhension, par de la vivacité… Il faut être capable de le faire. Ce n’est pas en claquant des doigts que ça se fait du jour au lendemain.
Quel est votre plan pour réussir ce challenge ?
J’aimerais bien avoir une équipe qui a plusieurs atouts dans son jeu. Une équipe qui serait capable de maîtriser par une bonne possession mais qui serait aussi capable d’accélérer. La possession, elle est valable que si elle prépare à avoir des actions décisives. C’est un gros travail que de manier le même langage avec de nouveaux joueurs. Ce n’est pas encore tout à fait ça sur le terrain. C’est une pression supplémentaire mais la pression ne m’a jamais gêné. J’ai toujours voulu atteindre les objectifs. Le président a émis une idée, il faut s’y tenir. Je suis certain que quand on aura le modèle de jeu, on sera plus performant. C’est ça aussi que les supporters attendent, du « hourra football ». Même si la volonté du club n’est pas forcément celle-là.
(Source : http://m.mercato365.com/article-1282178.shtml )