RL du 20/01/16 : Le FC Metz se cherche
Publié : 20 janv. 2016, 07:16
Battu à Valenciennes (2-1), le FC Metz ne rassure toujours pas son monde dans sa quête de Ligue 1. Philippe Hinschberger, son nouvel entraîneur, semble au pied d’un chantier compliqué. Pas forcément insurmontable.
Dans un stade superbe mais désert, une banderole a longtemps dansé sous une bise glaciale, ce lundi soir. Elle disait ceci : « Notre forteresse imprenable est devenue champ de ruines ». Naturellement, les supporters de Valenciennes ont vite remballé leur guirlande obsolète, après le passage du FC Metz. Pour la première fois de la saison, le VAFC s’est en effet imposé à domicile (2-1). Et pour sa deuxième sortie avec les Grenats, Philippe Hinschberger a déjà connu la défaite. Ce qui n’est pas très étonnant à ce stade des débats.
Qu’a-t-il manqué à Metz pour l’emporter ? Avec le franc-parler coutumier et une lucidité bienvenue, l’entraîneur a dressé un premier inventaire. Pêle-mêle, il a évoqué des carences dans la « percussion, le jeu combiné. On n’a jamais été dans la profondeur, on ne les a jamais pris de vitesse. » Avec ceci ? « L’animation offensive nous a fait défaut. Les centres étaient mal ajustés. Il y a eu très peu de dédoublements. » Moralité ? « Offensivement, c’était le désert ». Tout se recoupe : il fallait bien autant de sable pour redresser les ruines de Valenciennes…
En attendant Bekamenga
Une semaine plus tôt, on défendait, ici, la thèse d’une métamorphose. Qu’en déployant un jeu plus en adéquation avec les exigences de ce championnat, le FC Metz était enfin devenu une équipe de Ligue 2. Ce constat s’est confirmé au stade du Hainaut. Les Grenats ont bel et bien abandonné leur souci d’esthétisme et de possession stérile pour un jeu plus direct et moins glamour. C’est un début mais il faut désormais passer à l’étape suivante : devenir une équipe… qui joue la montée.
Philippe Hinschberger et son staff auront pourtant besoin de temps pour poser leur empreinte sur un effectif qu’ils n’ont pas choisi et qui va encore évoluer. Car le FC Metz et son président ont décidé de rétropédaler cet hiver pour avancer vers la Ligue 1 cet été. D’où la séparation avec José Riga et le détricotage du recrutement opéré à l’intersaison (Baldé, Özmen, Mayuka). Affaires à suivre. Tout le monde y verra plus clair avec la fin du marché.
Il faut également prendre en considération le poids des blessures. Celle de Kévin Lejeune, le capitaine, est pénalisante en termes de statistiques, d’expérience et d’influence sur le jeu. Il manque aussi l’abattage et le profil d’un Cheick Doukouré à la récupération. Sans oublier cette charnière centrale qui n’est pas encore établie. Avec les retours de Reis et Palomino, sa constitution va encore évoluer.
Jusqu’ici, Philippe Hinschberger a donc composé avec les moyens du moment, Krivets et Ikaunieks n’ayant pas la vitesse nécessaire pour enflammer les ailes, quand Ngbakoto s’avère moins influent seul en pointe. « Bekamenga va nous permettre de mettre plus de poids devant et plus de vitesse sur les côtés, notamment en repositionnant Ngbakoto dans les couloirs », imagine le technicien. Kaboré et Sido méritent certainement d’être revus aussi.
Le chantier est en cours. Au risque d’insister, il nécessite un peu de temps, un peu seulement. Car la concurrence n’attendra pas Metz et le podium reste à distance raisonnable. Puisse la venue de Créteil, ce vendredi, lever quelques inquiétudes…
Dans un stade superbe mais désert, une banderole a longtemps dansé sous une bise glaciale, ce lundi soir. Elle disait ceci : « Notre forteresse imprenable est devenue champ de ruines ». Naturellement, les supporters de Valenciennes ont vite remballé leur guirlande obsolète, après le passage du FC Metz. Pour la première fois de la saison, le VAFC s’est en effet imposé à domicile (2-1). Et pour sa deuxième sortie avec les Grenats, Philippe Hinschberger a déjà connu la défaite. Ce qui n’est pas très étonnant à ce stade des débats.
Qu’a-t-il manqué à Metz pour l’emporter ? Avec le franc-parler coutumier et une lucidité bienvenue, l’entraîneur a dressé un premier inventaire. Pêle-mêle, il a évoqué des carences dans la « percussion, le jeu combiné. On n’a jamais été dans la profondeur, on ne les a jamais pris de vitesse. » Avec ceci ? « L’animation offensive nous a fait défaut. Les centres étaient mal ajustés. Il y a eu très peu de dédoublements. » Moralité ? « Offensivement, c’était le désert ». Tout se recoupe : il fallait bien autant de sable pour redresser les ruines de Valenciennes…
En attendant Bekamenga
Une semaine plus tôt, on défendait, ici, la thèse d’une métamorphose. Qu’en déployant un jeu plus en adéquation avec les exigences de ce championnat, le FC Metz était enfin devenu une équipe de Ligue 2. Ce constat s’est confirmé au stade du Hainaut. Les Grenats ont bel et bien abandonné leur souci d’esthétisme et de possession stérile pour un jeu plus direct et moins glamour. C’est un début mais il faut désormais passer à l’étape suivante : devenir une équipe… qui joue la montée.
Philippe Hinschberger et son staff auront pourtant besoin de temps pour poser leur empreinte sur un effectif qu’ils n’ont pas choisi et qui va encore évoluer. Car le FC Metz et son président ont décidé de rétropédaler cet hiver pour avancer vers la Ligue 1 cet été. D’où la séparation avec José Riga et le détricotage du recrutement opéré à l’intersaison (Baldé, Özmen, Mayuka). Affaires à suivre. Tout le monde y verra plus clair avec la fin du marché.
Il faut également prendre en considération le poids des blessures. Celle de Kévin Lejeune, le capitaine, est pénalisante en termes de statistiques, d’expérience et d’influence sur le jeu. Il manque aussi l’abattage et le profil d’un Cheick Doukouré à la récupération. Sans oublier cette charnière centrale qui n’est pas encore établie. Avec les retours de Reis et Palomino, sa constitution va encore évoluer.
Jusqu’ici, Philippe Hinschberger a donc composé avec les moyens du moment, Krivets et Ikaunieks n’ayant pas la vitesse nécessaire pour enflammer les ailes, quand Ngbakoto s’avère moins influent seul en pointe. « Bekamenga va nous permettre de mettre plus de poids devant et plus de vitesse sur les côtés, notamment en repositionnant Ngbakoto dans les couloirs », imagine le technicien. Kaboré et Sido méritent certainement d’être revus aussi.
Le chantier est en cours. Au risque d’insister, il nécessite un peu de temps, un peu seulement. Car la concurrence n’attendra pas Metz et le podium reste à distance raisonnable. Puisse la venue de Créteil, ce vendredi, lever quelques inquiétudes…