[L’Équipe.fr] « C'est un club familial, c'est ce qu'il me faut » : Téji Savanier à Metz, la vie loin de la cité Gély du Montpelliérain de coeur
Arrivé à la surprise générale au FC Metz cet été, Téji Savanier s'est rapidement acclimaté à son nouvel environnement. L'ancien milieu de terrain de Montpellier souhaite rendre sur le terrain la confiance que lui ont accordée d'entrée le club et les supporters.
Ce n'est pas loin d'être LE coup du dernier mercato en Ligue 2 qui s'est clôturé mardi soir. Une petite bombe qui avait surpris tout le monde, tant le FC Metz et les conseils de Téji Savanier avaient réussi à garder ce transfert secret. Il n'y avait qu'à voir la mine réjouie de Bernard Serin à la conférence de presse de présentation, le 10 août, pour mesurer la volonté de créer la surprise.
Celle du chef, plutôt du président du club lorrain qui a oeuvré en personne pour attirer l'ancien milieu de terrain de Montpellier. « J'ai rencontré le président il y a une semaine. Il m'a parlé de Metz comme si c'était sa famille, et il m'a touché », révélait Savanier pour expliquer l'une des raisons de son choix de rejoindre les Grenats.
Il a vite pris ses marques après des premières nuits à l'hôtel un peu dures
Après sept ans passés au Montpellier Hérault, dans une région qui l'a vu naître et qu'il n'a jamais quittée avec des passages à Arles-Avignon et à Nîmes, Téji Savanier a décidé de tourner une grosse page de sa carrière, à 34 ans, en prenant la direction de l'est de la France. Loin de la Méditerranée, du soleil et de ses proches auxquels il est viscéralement attaché au sein de la cité Gély, quartier populaire de Montpellier, si chère à son coeur.
Ainsi, la question de son acclimatation dans un nouvel environnement était légitime. Si ses premières nuits à l'hôtel ont été un peu dures, le meilleur passeur de Ligue 1 lors de la saison 2018-2019 (13 passes) a vite pris ses marques, aidé par un accueil très bienveillant. « Tout le monde m'a très bien accueilli. C'est un club familial, c'est ce qu'il me faut. Je me sens très bien, je suis en train de m'adapter », glissait-il en zone mixte après le nul (1-1) contre Laval (3e journée, 22 août) lors duquel il s'était montré décisif pour ses débuts.
Ce dont ne doute pas l'ancien milieu Benjamin Stambouli, fraîchement retraité, qui connaît bien le contexte messin : « Il y a une chaleur humaine à Metz, avec des gens accueillants, un public de connaisseurs qui sait reconnaître les joueurs doués, donc je n'ai aucun doute que Téji (Savanier) va être adopté à Metz, si ce n'est déjà fait. Téji... Il marche beaucoup au feeling et s'il est parti à Metz c'est qu'il a senti quelque chose de bon pour lui là-bas. »
Fête de la Mirabelle, zoo et venue du pape
L'arrière gauche Florian Miguel, arrivé aussi cet été à Metz, connaît bien Téji Savanier qu'il avait déjà côtoyé à Nîmes (lors de la saison 2018-2019). Et il n'est pas surpris de sa rapide intégration. « Téji ne se prend pas la tête. Il est très humble dans un groupe et ne se prend pas pour un autre. Le club lui convient parce qu'il est très humain », confie celui qui a déjà partagé des dîners en ville. Savanier, qui va quitter l'hôtel et emménager dans une maison cette semaine, a déjà eu le plaisir de retrouver sa famille, venue plusieurs fois lui rendre visite. Et ainsi profiter de la région.
Il était présent fin août à la fête de la Mirabelle, célèbre à Metz avec ses manèges forains. Et ses enfants ont apprécié le très connu zoo d'Amnéville (à Hagondange, en Moselle). Savanier projette aussi de se rendre aux marchés de Noël, dont celui apprécié de Strasbourg et a coché la venue du pape Léon XIV (le 28 septembre) et le jubilé du champion du monde 1998 et d'Europe 2000 Robert Pirès le 6 octobre.
L'ancien Montpelliérain est presque gêné de toutes les marques d'affection dont il est l'objet depuis son arrivée. Comme celle marquante de l'ancien président du FC Metz Carlo Molinari, 93 ans, qui a débarqué à son hôtel il y a peu, le prenant dans les bras pour exprimer son bonheur de le voir vêtir le maillot grenat. Tout cela le conforterait dans sa décision, adoubée par sa famille, de venir en Lorraine.
Il se sent ainsi en mission et ses premiers pas sur le terrain semblent lui donner raison. Premier match, une entrée en jeu et une passe décisive pour l'égalisation de Pape Moussa Fall face à Laval (78e). Titulaire à Annecy samedi dernier (1-1), il a ouvert le score sur un coup franc dont il n'a pas perdu le secret.
« Je ne connaissais pas Téji avant qu'il nous rejoigne. Évidemment, il a une qualité de pied que moi, je n'ai jamais connue. Ce qui saute aussi à l'oeil, c'est qu'il voit des zones, des espaces libres que beaucoup ne voient pas, avoue Luc Holtz, l'entraîneur messin. Mais surtout c'est un garçon droit, honnête et qui ne triche pas. Il faut faire ce qu'on dit et j'aime ça car il vous le rend au centuple. C'est un vrai leader qui donne sans vouloir la lumière. Il s'est tout de suite intégré au groupe. À l'entraînement, il prend du plaisir. Un tel joueur, il faut absolument qu'il se sente à l'aise. »
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