RL du 20/12 : la "Nouvelle vie" de Christophe Marichez
Publié : 20 déc. 2012, 09:03
La « nouvelle vie » de Christophe Marichez
Fraîchement auréolé du BES2, le second degré du diplôme d’entraîneur, Christophe Marichez veille désormais sur les gardiens du FC Metz. L’ancien portier évoque cette reconversion logique.

Christophe Marichez (à gauche) et son gardien n°1, Johann Carrasso. Photo Anthony PICORE.
Christophe Marichez, vous débutez dans la peau d’entraîneur des gardiens du FC Metz cette saison. Quel a été votre cheminement ?
« Joueur, je réfléchissais déjà à ce que je pouvais mettre en place si j’avais été entraîneur. Mon déclic est arrivé ici, quand j’ai travaillé avec Michel Ettorre que je considère comme un mentor. Il m’a sensibilisé et m’a fait comprendre que j’avais la fibre. »
• Cette reconversion n’était pas évidente ?
« Non. J’ai eu un cursus scolaire normal, un bac D et j’ai obtenu un diplôme de gestion. Au départ, je pensais m’orienter vers le marketing ou l’événementiel, mais la conjoncture était mauvaise. Petit à petit, l’idée a donc fait son chemin et comme le poste était vacant ici, le président me l’a proposé. J’ai accepté et je me forme depuis deux ans. De toute façon, j’ai toujours dit que je voulais m’inscrire dans la durée à Metz. »
• Ce nouveau rôle est-il accaparant ?
« Quand je jouais, je ne mesurais pas la quantité de travail que ce rôle pouvait représenter. Il y a les entraînements, leur organisation, l’analyse ensuite… C’est une nouvelle vie. Ça me convient parce que je suis hyperactif, mais c’est parfois difficile au niveau familial… »
• Quel entraîneur êtes-vous ?
« Je crois être pédagogue. J’ai été gueulard, mais j’essaie de ne plus trop m’énerver, de rester dans l’échange. Ça ne sert à rien de dire à un gardien qu’il a été nul. Parce qu’il peut être imbattable, ou presque, s’il est en confiance. »
• Quelle est la spécificité de votre travail ?
« Je suis en charge d’une petite équipe de trois gardiens. Ce sont des relations, des affinités particulières et il faut garder une harmonie. Mais j’ai la chance d’avoir trois bons mecs, de gros travailleurs en plus. »
« Le terrain ne me manque pas »
• Une équipe mais un seul élu au final…
« La gestion de la concurrence est un paramètre important, oui. Le plus difficile est de faire en sorte que le meilleur joue et que les autres ne lâchent pas. Moi, je fais beaucoup pour que le n°1 le reste et que les autres aillent le chercher. Je les booste pour qu’ils poussent le premier gardien à se dépasser. »
• Quelles sont vos relations avec le staff ?
« Il y a beaucoup d’échanges. Albert (Cartier) m’apporte des conseils et accorde beaucoup de confiance à ce que je fais. Son adjoint, José (Jeunechamp) , a été gardien. C’est un avantage pour moi aussi. Alors, j’essaie de m’inspirer de leur travail et d’y apporter ma touche personnelle. »
• Comment vivez-vous les matches aujourd’hui ?
« Difficilement, parfois. On trouve les minutes plus longues, on subit aussi. On sent qu’on ne peut plus agir sur tout, qu’on n’est plus un acteur direct. Je commence à trouver la bonne mesure, mais c’est frustrant. »
• Le terrain ne vous manque pas ?
« J’ai repris les gants pour ma formation et c’est sympa de rejouer de temps en temps, mais le terrain ne me manque pas forcément, non. »
• Un mot pour finir sur Joris Delle, votre ex-coéquipier qui viendra vous rendre visite en Coupe de France avec Nice..
« Ce sera un plaisir de le revoir. J’irai lui parler après le match. Malheureusement, il a perdu sa place de titulaire, mais il est jeune. Il ne faut pas qu’il soit abattu. Le connaissant, je sais qu’il ne lâchera pas. »
Christian JOUGLEUX .
Ses gardiens par le menu
Johann Carrasso : « Je le connaissais par procuration, pour l’avoir vu jouer. Il avait un statut et il a su se remettre en question, faire beaucoup d’efforts. On essaie de le pousser pour qu’il retrouve son lustre car il a été longtemps présenté comme un grand espoir. Il nous a déjà permis de gagner des points. Il peut encore améliorer sa position par rapport au bloc-équipe, s’imposer plus sur les sorties et travailler sur les balles en retrait, sur une touche, mais il a un bon jeu au pied et il est très performant dans les face-à-face. »
Anthony M’Fa : « Il joue peu et ça le ronge au plus haut point. Il en a eu l’opportunité à Bastia, mais ça s’est passé moyennement. Son heure viendra. Il sait compenser sa taille par une bonne lecture du jeu et une belle explosivité. Il a un très bon jeu au pied aussi mais, hélas, on le retrouve moins en conditions de match. Peut-être une question mentale… »
Guillaume Cappa : « Un jeu au pied cohérent mais il doit parfaire sa formation et travailler sa carrure. Il a très bien débuté en terme d’état d’esprit, mais il s’est un peu endormi depuis et peut surévaluer ses performances. J’attends qu’il retrouve son état d’esprit parce que je lui fais confiance. »
Ch. J.
FC METZ EXPRESS
Tableau de bord . Hier : une séance d’entraînement en matinée. Aujourd’hui : une séance à 14h30. Demain : match contre Orléans à 20h30.
D’un match à l’autre . Dernier match : Les Mureaux (DH) - Metz (8e tour de la Coupe de France), dimanche 9 décembre : 0-1. Prochain match : Metz - Orléans (18e journée de National), vendredi 21 décembre à 20h30. À suivre : Metz - Nice (32es de finale de la Coupe de France), dimanche 6 janvier à 14h15 ; CA Bastia - Metz (17e journée de National), mercredi 9 janvier 2013 à 19 h ; Cherbourg - Metz (19e journée de National), samedi 12 janvier à 19 h.
À l’infirmerie . Samy Kehli (adducteurs) a repris la course mais il ne pourra pas rejouer avant la reprise. De leur côté, Michel Lê et Erwan Martin (genoux) poursuivent leur rééducation.
Suspendu . Ahmed Kashi (troisième avertissement) est suspendu pour la venue d’Orléans demain.
L’info : Il est possible de voter, jusqu’à demain, pour le plus beau but du National. Deux Mosellans sont en lice : le Messin Yéni N’Gbakoto pour une réalisation contre Quevilly et l’ancien buteur d’Amnéville, Frédéric Marque s (Colmar), pour un but contre Quevilly également. Les images et le vote sont accessibles à cette adresse : http://www.dailymotion.com/contest/topbutnational .
Fraîchement auréolé du BES2, le second degré du diplôme d’entraîneur, Christophe Marichez veille désormais sur les gardiens du FC Metz. L’ancien portier évoque cette reconversion logique.

Christophe Marichez (à gauche) et son gardien n°1, Johann Carrasso. Photo Anthony PICORE.
Christophe Marichez, vous débutez dans la peau d’entraîneur des gardiens du FC Metz cette saison. Quel a été votre cheminement ?
« Joueur, je réfléchissais déjà à ce que je pouvais mettre en place si j’avais été entraîneur. Mon déclic est arrivé ici, quand j’ai travaillé avec Michel Ettorre que je considère comme un mentor. Il m’a sensibilisé et m’a fait comprendre que j’avais la fibre. »
• Cette reconversion n’était pas évidente ?
« Non. J’ai eu un cursus scolaire normal, un bac D et j’ai obtenu un diplôme de gestion. Au départ, je pensais m’orienter vers le marketing ou l’événementiel, mais la conjoncture était mauvaise. Petit à petit, l’idée a donc fait son chemin et comme le poste était vacant ici, le président me l’a proposé. J’ai accepté et je me forme depuis deux ans. De toute façon, j’ai toujours dit que je voulais m’inscrire dans la durée à Metz. »
• Ce nouveau rôle est-il accaparant ?
« Quand je jouais, je ne mesurais pas la quantité de travail que ce rôle pouvait représenter. Il y a les entraînements, leur organisation, l’analyse ensuite… C’est une nouvelle vie. Ça me convient parce que je suis hyperactif, mais c’est parfois difficile au niveau familial… »
• Quel entraîneur êtes-vous ?
« Je crois être pédagogue. J’ai été gueulard, mais j’essaie de ne plus trop m’énerver, de rester dans l’échange. Ça ne sert à rien de dire à un gardien qu’il a été nul. Parce qu’il peut être imbattable, ou presque, s’il est en confiance. »
• Quelle est la spécificité de votre travail ?
« Je suis en charge d’une petite équipe de trois gardiens. Ce sont des relations, des affinités particulières et il faut garder une harmonie. Mais j’ai la chance d’avoir trois bons mecs, de gros travailleurs en plus. »
« Le terrain ne me manque pas »
• Une équipe mais un seul élu au final…
« La gestion de la concurrence est un paramètre important, oui. Le plus difficile est de faire en sorte que le meilleur joue et que les autres ne lâchent pas. Moi, je fais beaucoup pour que le n°1 le reste et que les autres aillent le chercher. Je les booste pour qu’ils poussent le premier gardien à se dépasser. »
• Quelles sont vos relations avec le staff ?
« Il y a beaucoup d’échanges. Albert (Cartier) m’apporte des conseils et accorde beaucoup de confiance à ce que je fais. Son adjoint, José (Jeunechamp) , a été gardien. C’est un avantage pour moi aussi. Alors, j’essaie de m’inspirer de leur travail et d’y apporter ma touche personnelle. »
• Comment vivez-vous les matches aujourd’hui ?
« Difficilement, parfois. On trouve les minutes plus longues, on subit aussi. On sent qu’on ne peut plus agir sur tout, qu’on n’est plus un acteur direct. Je commence à trouver la bonne mesure, mais c’est frustrant. »
• Le terrain ne vous manque pas ?
« J’ai repris les gants pour ma formation et c’est sympa de rejouer de temps en temps, mais le terrain ne me manque pas forcément, non. »
• Un mot pour finir sur Joris Delle, votre ex-coéquipier qui viendra vous rendre visite en Coupe de France avec Nice..
« Ce sera un plaisir de le revoir. J’irai lui parler après le match. Malheureusement, il a perdu sa place de titulaire, mais il est jeune. Il ne faut pas qu’il soit abattu. Le connaissant, je sais qu’il ne lâchera pas. »
Christian JOUGLEUX .
Ses gardiens par le menu
Johann Carrasso : « Je le connaissais par procuration, pour l’avoir vu jouer. Il avait un statut et il a su se remettre en question, faire beaucoup d’efforts. On essaie de le pousser pour qu’il retrouve son lustre car il a été longtemps présenté comme un grand espoir. Il nous a déjà permis de gagner des points. Il peut encore améliorer sa position par rapport au bloc-équipe, s’imposer plus sur les sorties et travailler sur les balles en retrait, sur une touche, mais il a un bon jeu au pied et il est très performant dans les face-à-face. »
Anthony M’Fa : « Il joue peu et ça le ronge au plus haut point. Il en a eu l’opportunité à Bastia, mais ça s’est passé moyennement. Son heure viendra. Il sait compenser sa taille par une bonne lecture du jeu et une belle explosivité. Il a un très bon jeu au pied aussi mais, hélas, on le retrouve moins en conditions de match. Peut-être une question mentale… »
Guillaume Cappa : « Un jeu au pied cohérent mais il doit parfaire sa formation et travailler sa carrure. Il a très bien débuté en terme d’état d’esprit, mais il s’est un peu endormi depuis et peut surévaluer ses performances. J’attends qu’il retrouve son état d’esprit parce que je lui fais confiance. »
Ch. J.
FC METZ EXPRESS
Tableau de bord . Hier : une séance d’entraînement en matinée. Aujourd’hui : une séance à 14h30. Demain : match contre Orléans à 20h30.
D’un match à l’autre . Dernier match : Les Mureaux (DH) - Metz (8e tour de la Coupe de France), dimanche 9 décembre : 0-1. Prochain match : Metz - Orléans (18e journée de National), vendredi 21 décembre à 20h30. À suivre : Metz - Nice (32es de finale de la Coupe de France), dimanche 6 janvier à 14h15 ; CA Bastia - Metz (17e journée de National), mercredi 9 janvier 2013 à 19 h ; Cherbourg - Metz (19e journée de National), samedi 12 janvier à 19 h.
À l’infirmerie . Samy Kehli (adducteurs) a repris la course mais il ne pourra pas rejouer avant la reprise. De leur côté, Michel Lê et Erwan Martin (genoux) poursuivent leur rééducation.
Suspendu . Ahmed Kashi (troisième avertissement) est suspendu pour la venue d’Orléans demain.
L’info : Il est possible de voter, jusqu’à demain, pour le plus beau but du National. Deux Mosellans sont en lice : le Messin Yéni N’Gbakoto pour une réalisation contre Quevilly et l’ancien buteur d’Amnéville, Frédéric Marque s (Colmar), pour un but contre Quevilly également. Les images et le vote sont accessibles à cette adresse : http://www.dailymotion.com/contest/topbutnational .