La tribune sud est en train d'être détruite. C'est le dernier vestige d'un ère révolue. Celle des années 70, de Braun et Curioni, de Georges Huart, de Ferdi Jeitz et de tant d'autres qui ont fait vibrer les supporters de ma génération.
La nostalgie est une maladie qui ronge.
Place à l'avenir.
Je viens de découvrir la conférence de présentation de Serin, sur twitter. Vingt sept minutes d'un projet qui passe à la réalisation. Des visuels plein les mirettes, un stade ST Symphorien lunaire et futuriste avec son enrobage de dentelle blanche et sa tribune sud mastodonte.
Je n'ai jamais eu pour Bernard Serin la tendre indulgence que j'avais pour Carlo Molinari, même dans ses errements les plus catastrophiques. Mais force est de reconnaître que ce bonhomme là s'obstine à donner au FC Metz une dimension ambitieuse à laquelle ne manque que les résultats sportifs.
Ce stade offre une promesse, celle d'avoir un style propre, une personnalité qui ne demande qu'à se pérenniser au plus haut niveau.
Pour une fois et depuis longtemps, public, groupes de supporters, staff sportif et direction regardent tous ensemble vers l'avenir avec un enthousiasme qui n'est pas loin d'emporter la conviction.
Mon Dieu, qu'il est beau ce stade.
Allez Metz!
