Avec seulement six points glanés sur quinze possibles en 2013, le FC Metz a confirmé, samedi contre Luzenac (2-2), ses difficultéss du moment. Malgré la prestation encourageante de la recrue Bruno Cirillo, les hommes d’Albert Cartier ont encore couru après le score avant d’égaliser dans les derniers instants. Le classement ne bouge toujours pas pour des Grenats qui restent deuxièmes mais ce n’est plus le rythme d’un candidat à la montée.

Sakho a encore marqué mais Metz ne gagne plus. PhotoPascal BROCARD.
Metz est incorrigible
Deux fois menés au score, les Messins ont finalement réussi à arracher le nul (2-2), samedi, à Foix, face à Luzenac. Un moindre mal pour une équipe une fois encore rattrapée par des doutes.

A l’instar d’Albert Baning, les Messins ont donné de leur personne, samedi, face à Luzenac. Mais jamais en ordre de bataille. Photo MAXPPP
un pesant silence règne devant la porte messine. Un à un, les joueurs quittent les vestiaires du pittoresque stade Courbet de Foix. Tête basse… Un peu plus loin, Albert Cartier, lui, affiche le visage des mauvais jours. Non, même arraché dans les derniers instants de la partie, le résultat nul obtenu, samedi, face à Luzenac (2-2) ne fait pas le bonheur du FC Metz. Question de mathématiques. De manière aussi.
Les chiffres tout d’abord. Certes, Grégory Proment et ses partenaires ne perdent plus depuis quatre matches. Certes, ils campent toujours à la deuxième place du classement. Mais avec seulement six points acquis sur quinze possibles depuis début janvier (1 victoire, 3 nuls, 1 défaite) et un peloton de poursuivants lancés à grande vitesse – et comptant pour certains d’entre eux des matches en retard –, la marge de manœuvre devient de plus en plus étroite. S’il ne faut évidemment pas céder à la sinistrose, il faut avouer qu’une certaine inquiétude s’immisce insidieusement du côté de Saint-Symphorien.
Le tout accentué par la manière dont les Messins ont honoré leur rendez-vous dans l’Ariège samedi soir. Peu en rapport avec l’étiquette d’un candidat à la montée ; peu en rapport également avec les promesses de redressement entrevues au Poiré-sur-Vie. « Nous venons de faire un pas en arrière », a ainsi lâché, un brin agacé Albert Cartier quelques minutes après la fin du match face à Luzenac. Une véritable défaillance collective plus qu’individuelle. À l’image de Romain Métanire, auteur d’une première mi-temps intéressante dans un rôle inédit de milieu droit, les Messins ont fait preuve de générosité. Un état d’esprit malheureusement noyé dans un manque de cohésion assez criant.
« On court, on fait des efforts, souligne encore leur entraîneur, mais sans coordination ni intelligence. Lors de nos rares bonnes périodes, un petit détail, une mauvaise initiative, viennent dérégler la machine. »
Bruno Cirillo « très intéressant »
Résultat : Metz a sombré dans une certaine fébrilité, retombant régulièrement dans ses travers avec un football à l’emporte-pièce et de grands ballons inexploitables comme seules armes… « Plutôt que d’anticiper les choses, on se borne à hausser le ton seulement lorsque le mal est fait », poursuit le technicien lorrain. Deux fois menés au score, ses joueurs sont, en effet, parvenus à sauver un petit point grâce à leur meilleur buteur, Diafra Sakho, et à une inspiration d’Alhassane Keita qui n’avait plus marqué depuis début septembre 2012. Un point. Un moindre mal.
A l’image de ce manque criant de concentration sur les coups de pied arrêtés (les deux buts luzenaciens viennent de deux corners), Metz, incorrigible, ne semble pas apprendre quoi que ce soit de ses propres erreurs…
Pourtant, côté défense, l’arrivée de Bruno Cirillo devrait apporter un soupçon de sérénité. L’Italien, titulaire samedi soir, a réalisé une prestation encourageante, n’hésitant pas, à l’occasion, à haranguer ses jeunes partenaires. Son expérience du haut niveau est indéniable : son placement, ses déplacements tout comme son tempérament dans les duels en sont autant de preuves flagrantes. « Il a géré son match car il n’est pas encore à 100 % , explique Albert Cartier. Mais dans l’ensemble, je l’ai trouvé très intéressant. Il a découvert le National et ce dès l’échauffement… »
Vendredi, l’ex-défenseur de l’AEK Athènes devrait faire connaissance, face à Quevilly, avec Saint-Symphorien. Une autre ambiance. Qu’il ne s’agira pas de plomber. Sous peine de plonger vraiment cette fois…
Jean-Sébastien GALLOIS.
FC METZ EXPRESS
Tableau de bord. Hier : repos. Aujourd’hui : une séance d’entraînement à 15h.
D’un match à l’autre. Dernier match : Luzenac - Metz (21e journée de National), samedi 2 février : 2-2. Prochain match : Metz - Quevilly (22e journée de National), vendredi 8 février à 20h30. À suivre : Créteil - Metz (23e journée de National), vendredi 15 février à 20h ; Uzès/Point-du-Gard - Metz (24e journée de National), samedi 23 février à 19h.
À l’infirmerie. Touchés aux adducteurs, Mayoro N’Doye et Samy Kehli devraient reprendre avec le groupe cette semaine. Moussa Gueye souffre d’une tendinite rotulienne, alors que Michel Lê et Erwan Martin en terminent doucement avec leur rééducation du genou.
Suspendu. Aucun.
Buteurs. En National : Sakho ( 10 buts ) ; N’Gbakoto ( 8 ) ; Keita ( 5 ) ; Bussmann ( 3 ) ; Gueye, Kehli, Proment, Sarr ( 2 ) ; Bourgeois, Cornet, Mané (transféré à Salzbourg), N’Doye ( 1 ).
L’info. Après avoir examiné les explications écrites demandées au FC Metz, la Commission de discipline de la Fédération française de football a décidé d’infliger une amende au club au motif « d’utilisation d’articles pyrotechniques » lors de la rencontre de Cherbourg - Metz (19e journée de National), disputée le 12 janvier dernier.