
Metz reste sur cinq succès d’affilée en championnat. « À nous de repousser le plus longtemps possible la défaite », souligne Albert Cartier avant le déplacement de son équipe, ce soir, en Corse. Photo Pascal BROCARD
Le FC Metz reprend le chemin du championnat après une qualification étriquée en Coupe de France. Ce soir, face à la lanterne rouge bastiaise, les Messins ont, selon leur entraîneur, « le devoir » de ne pas se laisser surprendre.
Le FC Metz, leader de Ligue 2, se rend sur la pelouse du dernier de la classe. Sur le papier, un match déséquilibré. Dans les faits ? « Nous avons un statut à défendre et il n’est jamais simple, quel que soit l’adversaire, de parvenir à faire exactement ce que l’on attend de nous. D’autant qu’en face, les Bastiais auront une motivation supplémentaire puisqu’ils affrontent le leader. Alors oui, sur le papier cela peut sembler déséquilibré, mais la réalité du terrain est parfois tout autre. Il suffit de regarder ce qui s’est passé en Ukraine pour l’équipe de France… »
• Votre dernière rencontre de championnat remonte à quinze jours et un cinquième succès d’affilée face à Dijon (2-0). Ne craignez-vous pas que cette dynamique soit quelque peu freinée ? « Non car les entraînements sont restés les mêmes et je n’ai pas du tout eu le sentiment qu’il fallait rappeler le moindre principe à qui que ce soit. L’idée première, je le répète, c’est de faire progresser l’équipe. Chaque match, chaque entraînement doit nous permettre de faire toujours mieux. Il n’existe donc aucune raison pour que notre dynamique ne soit plus la même. »
• Malgré le fait que vous ayez fait souffler quelques joueurs en Coupe de France le week-end dernier à Amnéville ? « Certains avaient besoin de récupérer pendant que d’autres revenaient à peine de blessure. Il ne s’agissait ni de balancer le match, ni de faire n’importe quoi. Il est primordial de gérer les temps de jeu des uns et des autres mais aussi de voir à l’œuvre des garçons qui jouent moins. »
• À quel type de match vous attendez-vous sur la pelouse d’Armand-Cesari ? « Le CA Bastia est une formation qui va nous attendre grâce à un bloc équipe très bas et très compact. Mais parallèlement, elle a cette capacité de se projeter rapidement vers l’avant. Le CAB est, de toute façon, très difficile à bouger car il verrouille les couloirs et évolue avec énormément de monde dans l’axe. Il est donc très difficile de les mettre en difficultés avec des attaques placées. »
« Quelques risques »
• Quelles sont les solutions ? « Mettre de la verticalité dans notre jeu. Cela implique beaucoup de mouvements mais aussi quelques risques. »
• La saison dernière, en National, vous vous étiez fait piéger par cette équipe bastiaise (2-1) après avoir globalement dominé le match. Avez-vous évoqué cette rencontre avec vos joueurs ? « Tout à fait. Nous nous sommes servis de l’analyse de ce match pour sensibiliser les joueurs sur ce qui les attend en Corse. L’idée, lorsqu’on entre sur le terrain, c’est évidemment de gagner. Mais il faut aussi parfois sentir que certains soirs prendre un point peut être le mieux que l’on puisse faire. Cette saison, à Créteil, nous avons sans doute été trop ambitieux et cela a permis à notre adversaire d’inscrire le troisième but qui nous a privés d’un point. »
• Ce vendredi 22 novembre, vous fêtez votre anniversaire (53 ans ) . Vos joueurs vous ont-ils prévu quelque chose ? « Qu’ils se concentrent déjà sur le jeu. Avant le début de la rencontre, nous avons un point. Qu’ils le fassent fructifier serait un beau cadeau. »
Jean-Sébastien GALLOIS.
Fauvergue, l’absent de dernière minute

Thibaut Bourgeois. Photo Pascal BROCARD
En Corse, les Messins seront privés de Nicolas Fauvergue, victime d’une légère entorse de la cheville, hier, lors de l’ultime séance d’entraînement.
La séance d’entraînement touche doucement à son terme, hier sur la pelouse du stade de l’autoroute, lorsque Nicolas Fauvergue reste au sol après un duel anodin avec Sylvain Marchal. L’attaquant rejoint rapidement l’infirmerie en compagnie d’André Marie, le médecin du FC Metz. Verdict : légère entorse de la cheville gauche. Rien d’important, mais afin de ne pas aggraver la blessure, le staff messin, après mûres réflexions, décide de ménager son joueur.
Nicolas Fauvergue forfait, se pose alors la question de l’identité du binôme de Diafra Sakho, de retour aux affaires après un petit séjour au Sénégal. Quelle attaque Albert Cartier va-t-il aligner ce soir en Corse ? La tentation Thibaut Bourgeois est évidemment forte. Problème, l’entraîneur messin avait, parmi d’autres solutions, envisagé de le faire débuter aux côtés de Romain Rocchi. En effet, planait encore un doute sur l’état de forme d’Ahmed Kashi, touché aux ischio-jambiers même si le milieu défensif franco-algérien s’est entraîné normalement hier. Une hypothèse qui permettrait à Bourgeois de se rapprocher de ses attaquants et ainsi de donner du mouvement entre les deux lignes compactes bastiaises.
Marchal et Sarr reprennent avec l’équipe réserve
Si Kashi était déclaré apte au service, Bourgeois pourrait donc débuter la rencontre devant, poste que peut également convoiter Kwame Nsor qui possède l’avantage de la taille. Hier soir, Albert Cartier n’avait pas encore tranché.
Pour le reste, le technicien lorrain fera dans le classique après avoir laissé au repos quelques joueurs lors du septième tour de la Coupe de France à Amnéville. Johann Carrasso retrouve sa place dans les buts devant un quatuor défensif composé de Romain Métanire, Jérémy Choplin, Guido Milan et Gaëtan Bussmann. Remis de sa blessure à la cheville, Sylvain Marchal ne sera pas du voyage en Corse. Le défenseur ira glaner du temps de jeu avec l’équipe réserve. « Cela fait maintenant sept semaines qu’il n’a pas disputé de match , explique son entraîneur. Il faut qu’il retrouve le rythme de la compétition. » Il en va de même pour Bouna Sarr également handicapé par une entorse de la cheville ces derniers temps.
Enfin, sans surprise, Kévin Lejeune et Yeni Ngbakoto débuteront la rencontre dans les couloirs. À noter également le retour dans le groupe de Maxwel Cornet dont la dernière apparition remontait au 4 octobre lors de la réception de Châteauroux.
J.-S. G.