
Le polyvalent Brison a déjà occupé les postes d’arrière droit, d’arrière gauche et de milieu à Saint-Etienne. Photo AFP
Passé de Nancy à Saint-Etienne en 2012, Jonathan Brison a aussi retrouvé l’Europe et une Coupe de la Ligue. Avant la venue de Metz, demain, l’arrière gauche brosse son tour d’horizon de l’actualité verte.
Jonathan Brison, que faut-il retenir du 0-0 contre l’Inter Milan jeudi soir ? « C’est un bon résultat, même s’il ne nous fait pas avancer. On a vu, en tout cas, qu’on pouvait rivaliser sur un match avec une équipe de ce calibre. On a même quelques regrets parce qu’on n’est pas passé loin de la victoire. »
• Vous avez tout de même un problème offensif persistant, non ? « Oui, on manque cruellement d’efficacité. Ce n’est pas faute de travailler pourtant. Heureusement, on tient la route défensivement. »
• Ce rythme européen risque-t-il, par ailleurs, d’entamer le physique des Verts ? « A terme, peut-être. Jusqu’ici, l’enchaînement des matches ne se ressent pas. C’est plutôt ce qui entoure les matches, les voyages, les transferts. Même si je n’ai pas joué à San Siro, nous sommes rentrés dans la nuit, à trois heures du matin… »
• Ce match à Milan a réalisé d’énormes scores d’audience et attiré 10 000 supporters stéphanois… « J’ai vu ça, oui. Cela veut dire que Saint-Etienne compte en France. On n’a pas les mêmes moyens que d’autres clubs, mais les gens aiment les outsiders. En plus, il y a un palmarès, une épopée qui a marqué les esprits et maintient cette image de club mythique. On surfe sur cette vague de sympathie. En plus, notre équipe est aussi compétitive depuis quelques années et il se trouve qu’on produit également du beau jeu depuis trois, quatre saisons. »
« Ce n’est plus un derby pour moi »
• Gagner la Coupe de la Ligue avec Nancy, puis avec les Verts, c’est pareil ? « Non, c’est incomparable. J’ai vécu la première avec mon club formateur et avec des yeux de gamin. Avec Saint-Etienne, j’étais moins émerveillé. Je n’avais plus 23 ans mais 30 et l’effectif était plus armé. Il y avait forcément moins de surprise à l’arrivée. »
• Qu’auriez-vous pensé si on vous avait dit, à votre époque nancéienne, que vous iriez un jour à San Siro en coupe d’Europe avec les Verts, avant de croiser le FC Metz de Florent Malouda ? « Tout est possible dans le foot, mais je n’y aurais pas forcément cru. »
• Vous aviez battu nettement Metz en amical cet été (3-1). Vous attendez-vous à des retrouvailles très différentes ? « Oui, car les matches amicaux ne veulent pas dire grand-chose. J’en avais parlé avec Sylvain ( Marchal ) cet été. Metz avait fait une grosse séance physique le matin du match. Les Messins étaient fatigués et ils n’étaient pas prêts. Il y a des joueurs de talent dans cette équipe et le club n’a pas commis d’erreur dans son recrutement. Nous sommes très méfiants vis-à-vis de Metz. Cette équipe me fait penser à celle de Nancy, au moment de la montée en L1. »
• C’est-à-dire ? « C’est une équipe jeune qui s’appuie sur ceux qui ont fait monter le club. Il y a plein d’envie, c’est très athlétique, ça défend bien, tout le monde fait les efforts et c’est difficile de lui marquer des buts. Malgré le 3-0 à Evian, je crois que personne ne s’est amusé contre Metz cette saison. »
• Est-ce que jouer Metz titille votre fibre d’ancien Nancéien ? « Je ne suis pas Lorrain de naissance… À Nancy, c’était un match important, mais je n’ai jamais eu d’animosité pour Metz. Aujourd’hui, ce n’est plus un derby pour moi. J’ai envie de gagner ce week-end parce c’est un adversaire de L1, pas parce que c’est Metz. »
Christian JOUGLEUX.
Fc Metz express
Tableau de bord. Hier : une séance le matin. Aujourd’hui : une séance à 10 h. Dimanche : Saint-Étienne - Metz à 17 h.
D’un match à l’autre. Dernier match : Metz - Rennes (10e journée de Ligue 1), samedi 18 octobre : 0-0. Prochain match : Saint-Étienne - Metz (11e journée de Ligue 1), dimanche 26 octobre à 17 h. À suivre : Nice - Metz (16e de finale de la Coupe de la Ligue), mercredi 29 octobre à 18h30 ; Metz - Caen (12e journée de Ligue 1), samedi 1er novembre à 20 h ; Toulouse - Metz (13e journée de Ligue 1), samedi 8 novembre à 20 h ; Metz - Paris SG (14e journée de Ligue 1), vendredi 21 novembre à 20h30.
À l’infirmerie. Kévin Lejeune a été opéré du nez, avec succès, jeudi matin. Le milieu de terrain ne devrait cependant pas reprendre l’entraînement (avec un masque de protection) avant lundi. Il est donc, a priori, forfait pour le déplacement à Saint-Étienne. De son côté, Romain Rocchi (cheville) est en phase de reprise. Enfin, Habib Diallo (pied) et Kwame Nsor (genou) sont à l’arrêt.
Suspendu. Ayant reçu trois avertissements en moins de dix rencontres officielles, Bouna Sarr sera suspendu pour le déplacement à Nice en Coupe de la Ligue, mercredi prochain.
Buteurs. En Ligue 1 : Falcon ( 4 buts ) ; Ngbakoto ( 2 ) ; Bussmann, Kashi, Krivets, Milan ( 1 ).
Metz - PSG le 21 novembre
LIGUE 1. La Ligue de football professionnel (LFP) a dévoilé, hier, la programmation de la 14e journée. Initialement prévue le samedi 22 novembre (jour de l’anniversaire d’Albert Cartier), la rencontre entre le FC Metz et le Paris Saint-Germain a finalement été avancée au vendredi 21 novembre. Coup d’envoi de cette affiche à 20h30 au stade Saint-Symphorien.