
Gaëtan Bussmann reste, après six déplacements, le seul buteur du FC Metz à l’extérieur. Photo AFP
Et si le FC Metz voyageait avide plutôt qu’à vide ? Faute d’esprit de conquête voire de confiance en leurs moyens, les Grenats ont encore échoué à l’extérieur, ce dimanche, à Saint-Etienne (1-0).
Si Bernard Serin a promis des primes sur les buts de Metz à l’extérieur, le président n’est pas ruiné aujourd’hui. La stat’ est terrible : les Grenats n’ont marqué qu’une fois, grâce à un défenseur de surcroît (Gaëtan Bussmann), en six déplacements. C’était à Guingamp, pour la seule victoire à ce jour loin de Saint-Symphorien (0-1). C’est dire si cette équipe voyage en classe très économique. Elle l’a encore démontré, dimanche, à Saint-Etienne (1-0), malgré cette évidence rappelée par Yeni Ngbakoto : « Il n’y a pas de honte à perdre à Geoffroy-Guichard ».
Ce séjour dans le Forez était une rediffusion d’un braquage raté. Encore une fois, Metz a subi volontairement et guetté la petite ouverture sans succès. « On savait qu’on aurait deux ou trois opportunités et qu’il faudrait bien les négocier, regrettait son entraîneur, Albert Cartier. On a eu les occasions, mais on ne les a pas mises au fond ».
Deux visages
Ce mode opératoire n’est pas nouveau. Metz a clairement décidé d’exposer deux visages pour son retour en L1. A domicile : l’esprit de conquête, le mordant, l’allant d’un groupe qui regarde vers l’avant et défend son territoire farouchement (trois victoires, deux nuls). À l’extérieur : le repli sur soi, le bloc bas, les longs dégagements stériles et l’attente du coup de pied arrêté libérateur ou du contre payant. Pour un bilan de quatre défaites, un succès et un nul. Qui dit moins ? Evian (3 points) et Lyon (2), les deux pires équipes en déplacement cette saison.
Entre les absences (Falcon, Lejeune), le manque de recours offensifs et l’inexpérience de certains à ce niveau (Milan, Bussmann, Métanire, Ngbakoto, Sarr, Kashi), Metz peut se retrancher derrière quelques circonstances atténuantes, mais il a aussi le droit de constater ses forces. Ce groupe dispose d’abord de deux bons gardiens, puisque Mfa comme Carrasso ne cessent de convaincre en L1. Athlétiquement, cette équipe n’a rien à envier, non plus, à ses congénères de l’élite. Sans oublier le métier des Malouda, Choplin, Marchal et N’Daw, ni cette capacité à faire bloc qui vaut à Metz d’occuper le 6e rang des meilleures défenses du championnat.
C’est bien l’attitude qui interpelle. « Je pense qu’inconsciemment, il y a un complexe face aux grosses équipes dans des grands stades avec beaucoup d’ambiance , admettait Jérémy Choplin dimanche. On s’était dit qu’il fallait plus poser le jeu et qu’on pouvait rivaliser pourtant. » Le défenseur n’a pas tort. Mais, si Metz se procure toujours des occasions sans s’exposer, il serait intéressant de le voir à l’œuvre quand il a décidé de jouer. Car la méthode de soumission accouche, pour l’heure, de résultats frustrants.
Ce troisième match sans but et sans succès (un nul, deux défaites) rappelle surtout que Metz est un promu avant d’être cette équipe qui occupe la 10e place au classement. « On joue bien le maintien », confirmait Florent Malouda dimanche soir. L’idée du maintien est entendue. À l’extérieur, le concept de jeu est plus nébuleux.
Christian JOUGLEUX.
Fc Metz express
Tableau de bord. Hier : une séance d’entraînement le matin. Aujourd’hui : une séance à 15h30. Demain : Coupe de la Ligue. Jeudi : une séance à 12h30. Vendredi : une séance à 15h30.
D’un match à l’autre. Dernier match : Saint-Etienne - Metz (11e journée de Ligue 1), dimanche 26 octobre : 1-0. Prochain match : Nice-Metz (Coupe de la Ligue) demain à 18h30. À suivre : Metz - Caen (12e journée), samedi 1er novembre à 20 h ; Toulouse - Metz (13e journée), samedi 8 novembre à 20 h ; Metz - PSG (14e journée), vendredi 21 novembre à 20h30.
À l’infirmerie. Kévin Lejeune (nez) s’est entraîné hier avec un masque de protection, comme Romain Rocchi (cheville). Juan Falcon (mollet) et Federico Andrada (contracture) ont passé des échographies rassurantes. Le premier a commencé une reprise individuelle et le second fera un test demain avant de participer, éventuellement, à la séance de l’après-midi. Enfin, Habib Diallo (pied) et Kwame Nsor (genou) restent à l’arrêt.
Suspendu. Ayant reçu trois avertissements en moins de dix rencontres officielles, Bouna Sarr sera suspendu à Nice demain.