
Jose Palomino s’est affirmé comme un recours sérieux dans l’axe de la défense ou dans le couloir gauche. Photo Anthony PICORÉ
Le défenseur argentin, recruté cet été, a enfin l’occasion de s’exprimer avec le FC Metz. Après avoir vécu l’inactivité sans broncher, il a plongé dans le bain de la Ligue 1 avec sérieux et bonheur.
Une anecdote pour commencer. Elle éclaire sur le personnage. Au premier jour de son arrivée cet été, Jose Palomino avait été pris en charge par un intendant du FC Metz. Stéphane Mittelberger raconte : « Quand j’ai vu qu’il se signait devant l’église Sainte-Thérèse, j’ai fait un crochet pour lui montrer la cathédrale. Il avait été très impressionné. Pour lui faire plaisir, j e lui av ais alors acheté une pièce commémorative dans un distributeur à deux euros. Il fallait voir sa joie ! Ce n’était rien pour moi, mais c’était tout pour lui. Il m’en remercie encore aujourd’hui… »
Et si cette pièce qui accompagne Palomino était une métaphore de sa saison ? L’histoire d’un garçon qui s’accommode des petits riens qu’on lui offre ? Quitte à rester dans le talisman, autant développer la thèse du porte-bonheur d’ailleurs. Avec lui, effet garanti. L’Argentin joue peu mais il ne perd jamais : 10 minutes à Guingamp pour la seule victoire à l’extérieur en L1 (0-1), un match à Nice pour une qualification en Coupe et une autre partie intégrale, contre Caen, avec un succès à la clef (3-2)...
« Le plus rapide »
Jusqu’ici, ce grand gabarit (1,90 m) aux jambes arquées passait pour une petite curiosité. Il était réputé polyvalent, convoité paraît-il par Benfica, mais surtout cantonné au banc. Palomino a enfin pu s’exprimer. Tout en mordant, il a occupé l’axe de la défense à Nice, marqué de la tête et s’est porté volontaire pour les penaltys. Trois jours plus tard, il reprenait un couloir gauche orphelin de Bussmann pour rendre une copie prudente mais globalement propre face à Caen.
« J’ai surtout essayé de bien défendre , dit cet ancien pilier d’Argentinos Junior. Je peux jouer sur ces deux postes. J’ai un peu plus de travail quand je suis à gauche, mais avec le temps et l’entraînement, je vais m’améliorer. En attendant, j e suis content d’avoir enfin pu jouer, d’autant qu’on a obtenu une qualification et une victoire. »
Albert Cartier souhaitait le voir dans un contexte officiel. « Des quatre centraux, Jose est le plus rapide, le plus explosif et il a un très bon jeu de tête défensif , précise le coach. Sa prestation à Nice a été très positive, mais ce n’est pas une surprise. La charnière Marchal-Palomino est en place à l’entraînement et leur complémentarité a été assez visible. »
L’Argentin devrait encore être titulaire à Toulouse. S’il savoure ces moments de compétition, il n’a rien dit de ses frustrations. « Sur nos premiers matches, il a vu qu’un groupe se détachait, qu’il n’était pas dans les 18 (joueurs retenus) et c’était difficile pour lui de ne pas se sentir pleinement intégré , complète Cartier. Comme tout garçon qui ne joue pas, il avait le droit d’être déçu. Si ce n’était pas le cas, je l’aurais dégagé de toute façon (sourire). Mais Jose est resté positif et il a continué à travailler. »
A-t-il regretté, un temps,son transfert ? « Je suis resté tranquille, répond Palomino. J’avais cet objectif de jouer en Europe et je ne regrette rien. Je suis passé par une période d’adaptation, j’ai découvert cette ville chargée d’histoire et ce public passionné. Ensuite, le coach fait ses choix. Moi, je travaille pour devenir meilleur et avoir ma chance. » Il attend sagement que la pièce retombe du bon côté…
Christian JOUGLEUX.
Toujours loin de Saint-Symphorien…

Yeni Ngbakoto, buteur face à Nantes en championnat, retrouvera Papy Djilobodji sur son chemin. Photo Pascal BROCARD
Le tirage au sort des huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue a réservé un nouveau déplacement aux Messins : après Nice la semaine dernière, ils se rendront à Nantes mi-décembre.
Après Nice, où ils se sont qualifiés au bout du suspense (3-3, 3-2 aux tirs au but) la semaine dernière, les Messins se déplaceront à Nantes, le mois prochain, pour les huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue. Il s’agira déjà du deuxième affrontement de la saison entre Grenats et Canaris, sixièmes du championnat et premiers visiteurs en Ligue 1 à Saint-Symphorien où les deux équipes s’étaient quittées dos à dos (1-1), au mois d’août, lors de la deuxième journée.
La rencontre entre Lyon et Monaco sera le choc de ces huitièmes de finale, dont le tirage au sort a eu lieu hier, alors que le Paris SG, tenant du titre, ira jouer à Ajaccio, actuellement douzième de Ligue 2. Ce tour, programmé les mardi 16 et mercredi 17 décembre, voit l’entrée en lice des six clubs qualifiés pour les compétitions européennes : le Paris SG, Monaco, Lyon, Lille, Saint-Etienne et Guingamp. Les dix autres participants sont issus des seizièmes de finale.
Finaliste la saison passée (battu 2-1 par le PSG), l’Olympique Lyonnais va donc débuter en Coupe de la Ligue face à un autre gros morceau, l’AS Monaco. Les deux équipes s’étaient affrontées lors de la cinquième journée de L1 et les Lyonnais s’étaient imposés 2-1 grâce aux jeunes Fekir et Tolisso. Alors qu’il est déjà éliminé de la Ligue Europa, l’OL peut faire de cette Coupe de la Ligue un véritable objectif, alors que pour Monaco, qui se bat pour se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, ce match au milieu du mois de décembre pourrait peser dans les jambes.
Le marathon de Paris
Pour les Parisiens, cette rencontre interviendra au milieu d’une série de quatre matches en dix jours, avec notamment trois déplacements consécutifs : à Barcelone en Ligue des Champions, à Guingamp en Ligue 1 et donc à Ajaccio en Coupe de la Ligue. La série se terminera juste avant la trêve avec la réception de Montpellier au Parc des Princes.
Fc Metz express
Tableau de bord. Hier : une séance d’entraînement le matin. Aujourd’hui : une séance à 10 h. Demain : une séance à 15h30. Samedi : Toulouse - Metz à 20 h. Dimanche : repos.
D’un match à l’autre. Dernier match : Metz - Caen (12e journée de Ligue 1), samedi 1er novembre : 3-2. Prochain match : Toulouse - Metz (13e journée de L1), samedi 8 novembre à 20 h. À suivre : Metz - Paris Saint-Germain (14e journée de L1), vendredi 21 novembre à 20h30 ; Lens - Metz (15e journée de L1), samedi 29 novembre à 20 h.
À l’infirmerie. Romain Rocchi souffre d’une élongation au quadriceps de la jambe droite. Le milieu de terrain messin est à l’arrêt pour une dizaine de jours. Gaëtan Bussmann est, lui aussi, privé d’entraînement pour soigner un genou. Juan Falcon (mollet) est en phase de reprise. Les attaquants Habib Diallo (pied) et Kwame Nsor (genou) demeurent à l’arrêt.
Suspendu. Aucun.
Buteurs. En Ligue 1 : Falcon (4 buts) ; Maïga, Ngbakoto (2) ; Bussmann, Malouda, Kashi, Krivets, Milan (1).