
Jérémy Choplin, ici face à Rennes, estime que le FC Metz a son « mot à dire » face au PSG d’Ibrahimovic. Photo Anthony PICORÉ
Jérémy Choplin est l’un des rares joueurs de l’effectif d’Albert Cartier à avoir déjà affronté le Paris Saint-Germain version qatarie. Le témoignage du défenseur messin.
C’était le 22 septembre 2012 sur la pelouse de Furiani. Pour sa première saison au sein de l’élite, Jérémy Choplin croisait la route du Paris Saint-Germain, alors sous pavillon qatari depuis un peu plus d’un an. L’actuel défenseur messin, alors Bastiais, se souvient d’une « grande fête », d’un « match sous pression » et d’un « bon souvenir malgré la défaite ».
Ce soir-là, les Corses s’étaient, en effet, lourdement inclinés (0-4), victimes d’un doublé de Zlatan Ibrahimovic et de deux autres buts signés Jérémy Menez et Blaise Matuidi. Pourtant, face à cette constellation de stars, Jérémy Choplin assure « qu’au-delà de l’aspect purement sportif », il n’avait « absolument pas été impressionné ». Et, ajoute-t-il, « je ne le serai pas plus vendredi. Ce sont des joueurs pros comme nous. Ils évoluent en Ligue 1, comme nous. » Fermez le ban…
Pourtant, ce 22 septembre 2012, le natif du Mans avait dû se frotter à un bolide suédois nommé Ibrahimovic… « Je le répète, ce n’est pas dans mon caractère d’être troublé ou impressionné par tel ou tel joueur. Allez, peut-être dix petites secondes dans le couloir avant d’entrer sur la pelouse lorsque j’ai croisé son regard », confesse-t-il dans un large sourire.
« Il peut sembler froid au premier abord , poursuit le défenseur lorrain. Mais au fur et à mesure que la rencontre avançait, cette carapace s’est doucement fendue. Nous avons échangé quelques mots… en français ! Il cultive volontairement cette image de joueur froid. Il ne faut juste pas rentrer dans son jeu, resté concentré sur son match sans faire pour autant le cacou. Après, au-delà de toutes ces considérations, de l’aura et de sa réputation, il reste évidemment un super-footballeur. »
« Un grand d’Europe »
Absent demain à Marseille pour la confrontation amicale entre l’équipe de France et la Suède, "Ibra" devrait à nouveau se dresser, vendredi, devant Jérémy Choplin. C’est en tout cas ce qu’attend une grande majorité du public de Saint-Symphorien. « C’est normal , souligne l’intéressé. Mais plus généralement, je pense que le public messin, qui a été longtemps privé d’affiche prestigieuse, est impatient de voir son équipe se frotter aux stars du PSG. Le club parisien est devenu un grand d’Europe. »
Malgré tout, le Grenat d’adoption estime que le FC Metz « a son mot à dire. Il n’est pas question que nous fassions preuve d’une quelconque timidité. L’affiche est alléchante, c’est un match de gala, mais sur le terrain, il s’agira d’une rencontre entre deux équipes de Ligue 1. Nous sommes des professionnels dont l’objectif est de gagner et de poursuivre notre progression. On jouera donc comme d’habitude le coup à fond. »
Quant à la pression, Jérémy Choplin la « laisse pour les personnes de l’extérieur. Jusqu’ici, nous en avons très peu parlé entre nous. Cela va se faire naturellement cette semaine. C’est peut-être un match particulier, mais notre principale motivation sera avant tout de préserver notre invincibilité à domicile. Paris ou pas… »
Jean-Sébastien GALLOIS.
Maïga a déjà marqué…
Outre Jérémy Choplin, trois autres joueurs de l’effectif actuel du FC Metz ont croisé la route du Paris Saint-Germain – et toujours perdu – depuis la prise de contrôle du club de la capitale par le Qatar en mai 2011. À commencer par Sylvain Marchal qui formait la charnière bastiaise avec Choplin lors de la déroute à Furiani (0-4) en septembre 2012. Il était également titulaire lors du match retour au Parc des Princes (défaite 3-1) le 8 février 2013. La saison précédente, Marchal, alors Stéphanois, avait disputé les deux rencontres. Saint-Étienne s’était incliné à domicile (0-1, 21 décembre 2011) et à Paris (2-0, 2 mai 2012).
Cheick Doukouré , lui, a défié les Parisiens avec Lorient la saison dernière. Titulaire au Moustoir, le milieu de terrain franco-ivoirien avait également subi la loi du PSG (0-1, 21 mars 2014).
Enfin, Modibo Maïga n’a, lui non plus, pas connu l’ivresse d’une victoire face aux Parisiens. Par contre, ce dernier peut se targuer d’avoir déjà marqué contre Paris. C’était le 22 avril 2012 au Parc. L’attaquant malien s’était même offert le luxe d’égaliser après l’ouverture du score de Pastore. Mais les Sochaliens avaient fini par lourdement chuter (6-1). Maïga (qui était entré après la pause) et ses partenaires n’avaient pas eu plus de réussite à l’aller à Bonal : défaite 1-0 le 10 décembre 2011.
Fc Metz express
Tableau de bord. Hier : repos. Aujourd’hui : une séance d’entraînement à 15h. Demain : une séance à 10h. Mercredi : une séance à 10h. Jeudi : une séance à 15h. Vendredi : Metz - PSG à 20h30. Samedi : une séance à 10h30. Dimanche : repos.
D’un match à l’autre. Dernier match : Toulouse - Metz (13e journée de L1), samedi 8 novembre : 3-0. Prochain match : Metz - Paris Saint-Germain (14e journée de L1), vendredi 21 novembre à 20h30. À suivre : Lens - Metz (15e journée de L1), samedi 29 novembre à 20 h.
À l’infirmerie. Romain Rocchi (quadriceps), Federico Andrada (cheville) et Juan Falcon (mollet) devraient retrouver le groupe aujourd’hui. Habib Diallo (pied) et Kwame Nsor (genou) sont en phase de reprise.
Suspendu. Aucun.
Avec les moyens du bord

Soyer a mis le feu dans la défense messine. Photo RL
Entre les absences prévues et les blessures en cours de rencontre, Metz/Algrange ne pouvait rivaliser avec Juvisy. Battues 4-0, les Messines doivent retenir le contenu de la seconde période.
Après Lyon (0-15) et le Paris Saint-Germain (7-0), Metz se frottait à Juvisy, troisième gros morceau de la 1re division féminine. Et comme attendu, les Lorraines se sont inclinées. Défaites 4 à 0, elles peuvent néanmoins trouver des motifs de satisfactions. Dans la seconde période notamment, où au-delà d’avoir encaissé un seul but, les Grenats ont produit un peu plus de jeu. Il faut dire que cela n’était finalement pas bien compliqué au vu de la copie des quarante-cinq premières minutes.
La rencontre avait débuté depuis moins de quatre minutes et la première mèche était allumée par Tounkara, à la suite d’une mauvaise sortie sur corner de Laar. Heureusement, la défense veillait au grain. Bousculées par des Essonniennes bien décidées à ne pas douter, les Mosellanes s’inclinaient juste avant le quart d’heure de jeu.
Sur un centre en retrait de Jaurena, Brétigny seule au point de penalty n’avait plus qu’à battre la gardienne (1-0, 13e ). Gaëtane Thiney, après un festival dans la surface de réparation (19e ), ou Guilbert (23e ), n’étaient pas loin d’alourdir la marque, sans réussite. L’inéluctable se produisait à la 30e minute, lorsque Coquet bénéficiait d’un travail de Thiney côté droit pour doubler la mise d’un tir puissant à bout portant (2-0, 30e ). Inattentive à l’approche de la mi-temps, l’arrière-garde lorraine se faisait une nouvelle fois surprendre. Partie dans le dos de la défense, Coquet, dans le couloir gauche, repiquait dans l’axe, entrait dans la surface et d’un tir du droit envoyait le cuir dans la lucarne opposée (3-0, 45e ). Pour ne rien arranger, Gathart ne reprenait pas la seconde période, victime d’une élongation à la cuisse droite.
Metz revenait néanmoins avec de bien meilleures intentions et une maîtrise collective plus solide. Si cela n’aboutissait pas sur une réduction du score – une première depuis six rencontres – Metz contenait Juvisy. Machart pensait bien participer à la fête, mais son but était logiquement refusé pour hors-jeu (70e ), avant que ce ne soit Laar qui repousse le danger sur un tir de Catala (84e ). Cette dernière ne se manquait pas à la 86e d’un tir dans la surface (4-0). En fin de match, Laar s’opposait aux frappes de Catala (88e ) et Thiney (90e ). Au repos le week-end prochain, les filles de Metz auront un rendez-vous important dans quinze jours, à domicile contre Issy.
Julien LEDUC.