
Pour éviter un afflux tardif de supporters, les portes du stade Saint-Symphorien seront ouvertes dès 18 heures. Photo Pascal BROCARD
Stade plein, dispositif de sécurité en conséquence, écharpe spéciale… Le Metz-PSG de vendredi soir constitue une rencontre particulière qui a nécessité une préparation accrue en coulisses.
A guichets fermés depuis deux semaines
Pour la première fois depuis la venue de Nancy la saison dernière, Saint-Symphorien affichera complet vendredi soir. Depuis le mercredi 5 novembre, plus aucun billet n’est disponible. Tous partis… très rapidement. « On avait commencé à proposer ce match contre le PSG via un pack (avec les rencontres contre Toulouse et Guingamp) , explique Jessica Dupuis, gestionnaire de la billetterie au FC Metz. On en a écoulé 5008. Après, on a proposé à chacun de nos 12542 abonnés deux places supplémentaires. »
Cette vente, uniquement sur internet, n’a pas duré bien longtemps. En moins de trois jours, tous les sésames restants étaient écoulés. « Quinze minutes avec l’ouverture, on en avait déjà vendus 500 » , poursuit la salariée, impressionnée par un tel engouement. D’autant que les tarifs avaient augmenté pour faire de ce match « le plus cher de l’année ». Il n’empêche, même les VIP n’ont pas hésité à franchir le pas et seront « 2000 » vendredi. Encore un record.
La sécurité renforcée sans être exagérée
Ce Metz-PSG ne fait pas partie des matches classés à haut risques. « Contrairement à l’an dernier face à Nancy, il n’y a pas de tensions connues entre supporters messins et parisiens , tout simplement parce que le PSG n’en véhicule plus », confirme Jean-François Girard, le directeur du stade et de la sécurité du club grenat.
Ce dernier n’a pas eu à vérifier l’identité des 600 personnes annoncées dans le parcage visiteur – un record –, chaque club gérant ses fans. En revanche, le reste de la billetterie était nominative. « C’est pour éviter que des pseudos supporters viennent, reprend Jean-François Girard. Là, on contrôlera les identités et tout devrait bien se passer. En tout cas, le dispositif mis en place est le même que pour un match à guichets fermés, ni plus, ni moins. »
Une centaine de gendarmes ou CRS seront donc mobilisés, en plus de « 220 à 250 » stadiers. Pour éviter un afflux tardif de spectateurs, les portes du stade seront ouvertes dès 18 heures, soit 2h45 avant le coup d’envoi.
Les commerçants se frottent les mains
« On s’attend à faire notre plus gros chiffre d’affaires de l’année ». Elodie, responsable de la (petite) boutique officielle du FC Metz se réjouit d’avance de l’affiche de vendredi soir où un « point de vente supplémentaire sera installé dehors ». Une première, tout comme l’écharpe du match, arrivée la semaine dernière. « Sur les 300 commandées, on en a déjà écoulées 100. »
A une cinquantaine de mètres, le patron du Sports Palace, le restaurant au pied de la tribune Nord, a également le sourire. « On sera complet le soir du match, soit 110 personnes, annonce-t-il. On a bien eu 150 demandes mais on ne pouvait pas agrandir la salle ! »
Les journalistes devront se serrer
Les demandes d’accréditation pour ce match n’ont certes pas explosé mais sont quand même bien plus importantes que d’habitude, forçant du coup le syndic de presse à en refuser certaines. Au total, une centaine de journalistes contre 50 environ habituellement seront présents vendredi, dont, fait rare, un représentant du bihebdomadaire italien Tuttosport.
T. G.
Guirane N’Daw : « Rien n’est impossible »

Guirane N’Daw. Photo Pascal BROCARD
Le milieu de terrain défensif messin croit fermement que son équipe peut chahuter le Paris Saint-Germain.
Vendredi dernier, vous avez inscrit votre premier but sous les couleurs messines face à Charleroi (1-0). Un moment particulier ? ( Large sourire ) « Oui. Ce n’était peut-être qu’un match amical, mais je suis toujours très heureux de marquer, d’autant que cela ne m’arrive pas souvent. Mais le plus important, c’est que nous ayons remporté cette rencontre sans prendre de but. Après la déconvenue à Toulouse ( défaite 3-0 ), il fallait réagir. De ce point de vue, on s’est rassuré. C’est bon pour la confiance juste avant d’accueillir le Paris Saint-Germain. »
• Une affiche particulière à vos yeux ? « Oui et non. Évidemment, Paris n’est pas un club comme les autres. Le public attend ce match avec impatience. Pour autant, personnellement, je l’aborde comme d’habitude. Il n’est pas question de se focaliser sur le jeu du PSG, sur ses stars, etc. Il faut avant tout se concentrer sur nous-mêmes. Nous avons bien conscience que ce sera difficile, mais à domicile nous avons déjà prouvé que nous étions capables de grandes choses. Nous sommes invaincus chez nous et nous allons tout faire pour le rester ! »
« Plus de simplicité »
• Metz a donc, selon vous, les arguments nécessaires pour bousculer l’armada parisienne ? « Et pourquoi pas ? Rien n’est impossible dans le football. Le coach n’aura pas besoin de nous motiver ! On le serra, croyez-moi. Ensuite, à nous de faire ce qu’on sait faire. À Saint-Symphorien, le FC Metz c’est du costaud. On se prépare à un match de guerriers ! »
• À propos de guerrier, vous avez imposé votre style sous les couleurs grenat… ( Il coupe ) « Je ne fais que mon boulot. Je ne suis pas plus important que d’autres dans l’effectif. L’essentiel, c’est que tout le monde se bat ensemble. Et les uns pour les autres. C’est notre marque de fabrique. Après, si le coach me fait jouer, c’est qu’il estime que je le mérite. Même si je pense que je dois encore m’améliorer dans certains domaines. »
• Lesquels ? « Dans l’agressivité et mes passes. Je dois faire preuve de plus de simplicité et de justesse dans mes relances. Par exemple, à Toulouse, je ne suis pas parvenu à être efficace dans ce secteur de jeu. Au contraire, j’ai eu tendance à balancer de grands ballons devant. Qui n’ont rien apporté de bien. Mais tout cela se travaille. Chacun d’entre nous doit sans cesse penser à progresser. Pour le bien du collectif. Si collectivement une équipe répond présent, cela permettra toujours à un ou deux joueurs de faire la différence. Mais seuls, ils n’y parviendront pas. »
Jean-Sébastien GALLOIS.
Ibrahimovic s’est entraîné
Resté aux soins lundi, l’attaquent du Paris Saint-Germain Zlatan Ibrahimovic s’est entraîné presque normalement hier. S’il n’a pas pris part à la séance en entier, il était de la petite opposition organisée face aux jeunes de la réserve (CFA). Durant celle-ci, il n’a semblé ressentir aucune gêne, que ce soit au talon ou à la hanche. Le Suédois pourrait donc être de la rencontre vendredi à Metz, même si cela n’est pas (encore ?) acté.
Le club parisien devrait récupérer à partir d’aujourd’hui ses dix internationaux actuellement en sélection (Aurier, Cabaye, Cavani, David Luiz, Digne, Marquinhos, Pastore, Sirigu, Thiago Silva, Van der Wiel) et ainsi de nouveau travailler au complet. Hier, ils n’étaient que six joueurs professionnels à l’entraînement, comme d’habitude effectué à huis clos : Camara, Chantôme, Lavezzi, Maxwell, Thiago Motta et Lavezzi. Matuidi, plâtré à la suite de son opération à la main droite, n’y a pas participé.
Fc Metz express
Tableau de bord. Hier : une séance d’entraînement en matinée. Aujourd’hui : une séance à 10 h. Demain : une séance à 15h. Vendredi : Metz - PSG à 20h30. Samedi : une séance à 10h30. Dimanche : repos.
D’un match à l’autre. Dernier match : Toulouse - Metz (13e journée de Ligue 1), samedi 8 novembre : 3-0. Prochain match : Metz - Paris Saint-Germain (14e journée de Ligue 1), vendredi 21 novembre à 20h30. À suivre : Lens - Metz (15e journée de Ligue 1), samedi 29 novembre à 20 h ; Metz - Bordeaux (16e journée de Ligue 1), mercredi 3 décembre à 19 h ; Marseille - Metz (17e journée de Ligue 1), dimanche 7 décembre à 21 h ; Lorient - Metz (18e journée de Ligue 1), samedi 13 décembre à 20 h.
À l’infirmerie. Elle est vide. Exception faite d’ Habib Diallo (pied) et Kwame Nsor (genou), en phase de reprise et qui travaillent individuellement, tous les Messins sont aptes au service.
Suspendu. Aucun.
En sélections. Si Chris Philipps (Luxembourg) a déjà effectué son retour au sein du groupe messin, Cheick Doukouré (Côte d’Ivoire), Anthony Mfa (Gabon) et Sergeï Krivets (Biélorussie) sont espérés demain. Fadil Sido (Burkina Faso), lui, ne rejoindra la Lorraine que vendredi matin.
« Ils sont tous candidats »
« Tous les joueurs qui s’entraînent actuellement sont candidats à une place dans le groupe de vendredi. Et si vous leur demandez à tous, s’ils sont aptes à jouer voire à débuter la partie,
tous vous répondront évidemment que oui. » Depuis bien longtemps, Albert Cartier , l’entraîneur du FC Metz peut compter sur un effectif quasi au complet avant la venue du Paris Saint-Germain vendredi. À cette occasion, Juan Falcon et Romain Rocchi pourraient ainsi effectuer leur retour.