Merci pour ton post fort intéressant.messinmarseille a écrit :
Pour que le football génère autant de ressenti émotionnel, c'est que quelque part, on a perdu le sens des réalités. Indignation, colère, vindicte ne sont pas compatibles avec cette futilité parce qu'on y met trop de chose, c'est pourquoi ce texte me met mal à l'aise. Il est pourtant en réalité le reflet qu'est notre société aujourd'hui, mon moi, ma visibilité, mon existence, mon nombrillisme. Le titre en est l'exemple parfait "Peut-on encore sauver le FC Metz", laissant à penser que chacun a le pouvoir d'agir, le devoir d'agir. Pourtant le navire n'a pas encore sombré et le capitaine est toujours a sa barre. Donnons moins d'importance à ce sujet dans notre quotidien, pour prendre un peu recul et d'évacuer ces émotions négatives de nos cerveaux.
Déjà sache que personnellement je ne suis pas en désaccord avec ce que tu écris (au contraire), tout comme je partage et comprends très bien ce que dit, pense, ressent l'auteur de l'article titré "Peut-on encore sauver le FC Metz?".
Je crains qu'ici ne soit le lieu pour situer un débat auquel nous nous adonnerions avec plaisir (enfin pour moi en tout cas) par ailleurs. Car ce lieu se nomme "Passion Grenat". Voilà qui justifie pleinement le fait que la prose passionnée (le "pathos") y soit à sa place (parfois au grand dam de l'équipe de modération, qui pourrait toujours renommer - à des fins de confort modérateur - ce forum "Raison Grenat" :) ).
Alors pour faire simple et ne pas trop raisonner dans un lieu de passion : je partage totalement le début de ta réflexion ( à savoir, je cite : "Pour que le football génère autant de ressenti émotionnel, c'est que quelque part, on a perdu le sens des réalités. Indignation, colère, vindictique (sic) ne sont pas compatibles avec cette futilité parce qu'on y met trop de chose") en revanche là où je trouve que tu fais un raccourci c'est quand tu lies ce constat, sur lequel on pourrait s'interroger et réfléchir, à cet article, oui il y a peut être un lien indirect, celui de la place (trop envahissante) que prend l'émotion-foot. Mais ce n'est pas le sujet, le sujet c'est le dépit que l'on peut ressentir quand on aime, supporte une entité (ici un club de foot), on est totalement en aval du phénomène que tu décris (par ailleurs si bien, je me répète). Tu projettes une reflexion sur cet article, une reflexion qui le dépasse totalement, cet article n'est pas :
1) "le reflet [de ce ] qu'est notre société aujourd'hui", ou alors de la même manière que ton commentaire ou n'importe quel autre car la société ne peut être définie par un seul texte, une seule illustration, c'est la caractéristique de la nuance et de la diversité que de n'être pas saisissable par une catégorisation simpliste et c'est ce qui explique que les "problèmes" sociétaux sont complexes à comprendre et encore plus à résoudre.
2) une manière de laisser "à penser que chacun a le pouvoir d'agir, le devoir d'agir". Le "on" de "Peut-on encore sauver le FC Metz?" ne peut-il pas être compris comme un "on" impersonnel (de la même manière que le "ces gens là" pointé du doigt, plus haut par Cactus qui y voit un signe de haine, peut être remplacé par le pronom personnel "ils") ?
MZ