
Buteur face à Saint-Etienne, Yeni Ngbakoto postule à une place de titulaire ce soir à Caen. Photo Gilles WIRTZ
Le FC Metz court toujours après une victoire en 2015 et rencontre, ce soir, la dernière équipe qu’il a battue en Ligue 1. À Caen, il s’agira donc de retrouver un petit rayon de bonheur.
Deux heures d’éclipse partielle ont occupé l’Europe hier, alors qu’un spectacle plus ébouriffant se déroule sous ses yeux indifférents depuis le 1er novembre 2014. Voici bientôt cinq mois et plus exactement dix-sept journées de championnat que le FC Metz n’a plus vu la lumière. Le phénomène est rare sous les cieux de la Ligue 1 et les Lorrains aimeraient justement y mettre un terme ce soir, à Caen, contre ce même adversaire qui leur avait permis d’apercevoir le soleil pour la dernière fois. Souvenez-vous, nostalgiques, de ce flamboyant coucher à l’Est, sur un score de 3-2, hélas resté sans lendemain…
Treize défaites et quatre nuls plus tard, donc, les Grenats ont la quasi-certitude de retourner en Ligue 2 mais ils ne le disent pas. Au contraire, ils se réfugient derrière un mirage « mathématique », qui finira bien par se dissiper au fil des journées. À quoi bon, d’ailleurs, gratter le vernis de cette communication positive à outrance ? Le classement et les résultats parlent pour le FC Metz de toute façon. Et quand bien même ce club se saurait condamné, il garderait le devoir de continuer à jouer. À la bonne heure, il le fait !
« La tête haute »
C’est un moment, finalement, où les actes importent bien plus que les paroles. Malgré leurs défaites à Rennes (1-0) et face à Saint-Étienne (2-3), les coéquipiers de Sylvain Marchal ont envoyé plusieurs signaux. Enfin, ce message phare surtout : ces garçons ne versent pas dans la démission. Ils n’ont pas renoncé à essayer de jouer mieux et ils n’abandonnent pas, non plus, ce projet un peu fou de regagner un jour. À raison. Car il est question, désormais, de sauver ce qui peut l’être. Fuir les records d’insuccès, combattre toute résignation et, pour le symbole, s’extraire de cette dernière place qui fera tâche dans le CV grenat. Dit autrement : Metz lutte aujourd’hui contre une image trop ternie. « Si on doit descendre , appuie Yeni Ngbakoto, on le fera la tête haute. Il faut jouer les derniers matches à fond et ne pas avoir de regrets. »
Tout à l’heure, Albert Cartier et ses hommes trouveront justement, face à eux, un petit modèle de redressement. Enlisé à la 20e place du classement jusqu’à la mi-janvier, le SM Caen a trouvé les ressources pour inverser sa trajectoire et ressusciter l’espoir. Grâce à une série de six victoires et un nul, portée par un Julien Féret retrouvé (cinq buts), le club normand a repris son destin en main. L’affaire n’est pas réglée pour autant, puisque Metz rend aussi visite à un hôte qui vient de s’incliner deux fois consécutivement, mais force est de constater que le maintien est bien mieux emmanché de ce côté de la France.
Il appartient donc aux Grenats de contrarier les ambitions caennaises en allant chercher cette petite délivrance qui vaut trois points. Sept équipes ont déjà empoché le pactole au stade Michel-d’Ornano cette saison. Et si, exceptionnellement, Metz empruntait le wagon des gagnants ?
Christian JOUGLEUX.
Kashi de retour et titulaire ?

Ahmed Kashi. Photo Julio PELAEZ
Federico Andrada, Janis Ikaunieks, Ahmed Kashi et José Luis Palomino, suspension purgée, effectuent leur retour dans le groupe messin.
Il faut faire vivre un peu le banc et faire en sorte que tout le monde soit dans la même dynamique. Mais, surtout, ces joueurs ont effectué une bonne semaine d’entraînement. » Albert Cartier a ainsi justifié, hier, les retours de Federico Andrada, Janis Ikaunieks et Ahmed Kashi. Ce dernier – qui n’est plus apparu sur une pelouse de Ligue 1 depuis le 20 décembre 2014 et la réception de Monaco – pourrait même débuter la rencontre, ce soir, et ainsi former avec Ferjani Sassi le duo de récupérateur devant la défense.
« Ahmed peut nous apporter de la fraîcheur », du dynamisme, explique encore l’entraîneur du FC Metz qui renouerait ainsi avec un schéma en 4-2-3-1 avec Anthony Mfa dans les buts. Derrière, José Luis Palomino retrouve sa place dans l’axe aux côtés de Sylvain Marchal, les couloirs étant occupés par Romain Métanire et Gaëtan Bussmann. Au milieu, Florent Malouda devrait être encadré par Bouna Sarr et Kévin Lejeune. Enfin, devant, même s’il est remis de son entorse de la cheville, Modibo Maïga devrait céder sa place à Yeni Ngabkoto, auteur d’une entrée en jeu intéressante face à Saint-Étienne.
À noter que Sergeï Krivets, Cheick Doukouré, Guirane N’Daw et Fadil Sido quittent le groupe et sont mis à la disposition de l’équipe réserve.
Côté caennais, Patrice Garande doit se passer des services de ses défenseurs Damien Da Silva (suspendu) et Yrondu Musavu-King (blessé), ainsi que du milieu de terrain José Saez touché aux adducteurs. Par contre, en attaque, l’entraîneur du Stade Malherbe récupère Lenny Nangis (suspendu à Lorient) et Fodé Koïta, qui s’était blessé au genou au Parc des Princes, le 14 février.
Sala ou Privat ?
Concernant le choix de l’avant-centre, le technicien haut-normand devra trancher : « Emiliano (Sala) et Sloan (Privat) savent qu’ils ne peuvent pas jouer ensemble dans le système qui est le nôtre , a-t-il précisé. Même si cela peut arriver au regard des circonstances du match ».
Jean-Sébastien GALLOIS.
Fc Metz actu
Malouda
« Florent possède un vécu et une expérience qui lui permettent d’analyser de façon très lucide la situation du FC Metz. Ses propos n’ont pas vocation à offenser qui que ce soit. Au contraire.
Il faut même espérer que son message a été entendu. Pour que cette réaction d’orgueil dont il a fait référence soit bel et bien là. » A la veille du déplacement à Caen, Albert Cartier a réagi
aux déclarations de Florent Malouda (lire RL du 20 mars).
Marchal
Si le FC Metz est en quête de son premier succès depuis le 1er novembre, Sylvain Marchal, lui, n’a pas encore remporté un seul match sur les seize qu’il a disputé cette saison… Une idée de cadeau pour le capitaine messin ?
Paris SG
La LFP a dévoilé la programmation de la 32e journée de Ligue 1. Les Messins se déplaceront au Parc des Princes le mardi 28 avril. Le coup d’envoi sera donné à 21 h devant les caméras de Canal +.
Cette rencontre a été décalée car les Parisiens disputeront la finale de la Coupe de la Ligue le samedi 11 avril.
Important pour Metz (CFA)
Le match. Raon : 16e avec 40 pts (4V, 7N, 10D). Dernier match : défaite à Sarre-Union (4-2). FC Metz : 13e avec 42 pts (5V, 6N, 10D). Dernier match : nul à Drancy (0-0).
L’enjeu. Les joueurs de José Pinot remettent leur calendrier à jour en se rendant à Raon cet après-midi. Si les Messins ont repris quelques couleurs ces derniers temps, les Raonnais, eux, ne décollent pas de la dernière place et ont subi deux revers consécutifs cette semaine (à Saint-Etienne 3-1 et à Sarre-Union 4-2). L’entraîneur raonnais, Jean-Philippe Séchet a ainsi fait les frais de ces mauvais résultats puisqu’il a été remplacé par Eric Champagne. Espérons pour les Mosellans que le déclic psychologique n’aura pas lieu à Raon.
L’avis de l’entraîneur messin, José Pinot : « Nous jouons un match de bas de tableau qui va être important ».
L’effectif. Hein, Lahaye et Millimono sont blessés. Le groupe messin sera composé de : Junker, Kodion – Donval, Toussaint, Udol, Choplin – Nouvier, Bur, Pierrot, Doukouré, N’Daw, Krivets, Sido – Diallo, Vion, N’Sor.
Raon-l’Etape - FC Metz (18h)
L. J.