KingKazu a écrit :
Oui bon ok, 0. Le départ de Sarr ne constitue pas en lui seul une excuse pour le coach, je suis d'accord et d'ailleurs je ne crois pas l'avoir écrit. Vendre un joueur cher est un mal pour un bien si cela permet de garder d'autres joueurs et de renforcer l'effectif, comme lors du départ de Mané si je me souviens bien, Proment et Lejeune étaient arrivés de Ligue 1 pour jouer en National et l'équipe n'avait pas trop souffert de cette vente. Ca n'a pas été le cas cette fois avec Sarr et c'est ce que j'estime être une circonstance atténuante pour Hinschberger. Franchement, quand Sarr a été vendu je pensais que deux ou trois types solides allaient signer derrière et je ne suis sans doute pas le seul. Au lieu de cela les départs se sont enchaînés.
Aujourd'hui, on se retrouve à faire le procès d'un gars qui a joué plus de 400 matches sous nos couleurs et qui donne l'impression de se donner à fond dans son job. Les Cartier ou Hinschberger on va les chercher quant on est en galère, on parle de valeurs, d'esprit maison, de couleur grenat; et une fois qu'ils nous ont aidé à redresser le barre ils sont plus assez bon pour nous. Je trouve ça assez incohérent et totalement injuste. Hinsch n'est pas Capello mais est-ce qu'on peut prétendre à mieux? Depuis que Bernard Serin a pris la présidence voilà les entraîneurs "extérieurs" qui nous ont rejoint: Pouliquen, Bijotat, Riga. Que des réussites!
Sauf que si on enlève Riga de l'équation (dont je veux bien qu'on discute par ailleurs pour savoir si c'est vraiment un échec), les 'extérieurs' que tu cites ont été précisément choisis pour leur conformité supposée à l'esprit maison et à la couleur grenat.
Donc on a, effectivement, des entraîneurs maison et des entraîneurs maison-par-proxy.
Jamais (et c'est valable pour toute l'ère post-Muller), on a été confrontés à un choix d'entraîneur qui s'est fait sur sa vision technique et tactique du football. En tous les cas, jamais on n'a eu droit à une exposition de celle-ci comme explication du choix. Sans parler de Capello. Je me refuse à croire (voir par exemple un mec comme Moulin) que seuls les grands entraineurs des grands clubs ont une vision stratégique d'ensemble hors les ressorts identitaires comme mode de gestion de la pénurie.