
Sylvain Marchal garde la flamme. Photo Pascal BROCARD.
Le capitaine du FC Metz trace sa ligne de conduite pour les derniers matches de championnat. Sylvain Marchal évoque aussi son avenir ; à quelques semaines de l’échéance de son contrat.
Sylvain Marchal, quelle sera la ligne de conduite du FC Metz en cette fin de saison ? « Il faut terminer le championnat en montrant qu’on peut avoir le niveau de la Ligue 1, en étant digne du maillot que l’on porte. Au-delà de l’ego et des carrières personnelles, on représente un club, une ville et il faut essayer de le faire le mieux possible. Montrer qu’on peut aussi faire de bons matches, remporter des victoires et savourer, même si ce n’est pas facile. Jouer en L1, c’est aussi un privilège. Il faut en avoir conscience. »
• Bernard Serin a reconnu que l’avenir du club était en L2. « (Il coupe) Il a dit qu’on avait neuf orteils en L2 ! Il était important que le président se positionne par rapport à la situation, mais elle n’est pas arrivée du jour au lendemain. Cette situation s’est installée petit à petit. On n’est pas fou, on sait compter et on a conscience d’être dans un moment très, très compliqué… Après, j’espère que cela peut nous ôter de la pression, qu’on va maintenant jouer plus libéré, se lâcher sur les derniers matches. »
• Est-il désormais question de préparer la Ligue 2 ? « Ça veut tout et rien dire à la fois, préparer la L2... L’idée, je pense, c’est de mettre l’équipe la plus compétitive pour gagner des matches. Pour moi, la meilleure façon de préparer la saison prochaine, c’est de bien finir celle-ci. De leur côté, j’imagine que les dirigeants sont déjà en train de travailler sur le sujet, mais nous, joueurs, on ne peut pas se présenter sur le terrain en se disant qu’il faut préparer la L2. »
• Ce sont de drôles de retrouvailles avec la L1, pour vous, avec Metz… « C’est comme ça… Je découvre un autre aspect du métier, je n’ai jamais connu ça. C’est une expérience enrichissante, quelque part. Enfin, bon, je m’en serais bien passé. »
• Curieusement, le groupe a l’air de faire l’économie de grosses tensions. C’est rare, non ? « Il n’y a pas de recette miracle et le plus important, c’est ce qui se passe sur le rectangle vert. La seule vérité, c’est qu’on a perdu beaucoup de matches et qu’on n’a pas montré le niveau pour être à la hauteur de la L1. Il y a eu trop d’insuffisances, techniques, tactiques, physiques, pour prétendre à mieux. »
• Votre contrat à Metz expire cet été. Avez-vous réfléchi à votre avenir, sachant qu’il est question d’une possible reconversion à Metz ? « Je suis dans une période de réflexion. L’actualité a fait passer les cas individuels au second plan. Jusqu’ici, on essayait de sauver le club. Je ne sais pas trop encore. Je suis plutôt dans l’envie de continuer à jouer, mais je ne sais pas comment, ni ce que le club prépare pour la saison prochaine. Est-ce que je serai encore sur le terrain ou à un autre poste ? On doit se voir dans les prochaines semaines, avec le président, pour évoquer ça. »
• Vous gardez la flamme, alors ? « Oui. Je veux toujours m’entraîner. Même si la motivation a été soumise à rude épreuve cette année, j’ai encore envie de jouer. »
Christian JOUGLEUX.
Paris préférait Metz…
C’est la petite affaire qui anime gentiment la gazette de la L1. Saint-Etienne n’a pas souhaité décaler sa demi-finale de Coupe de France, programmée le 8 avril, contre le PSG. Le club de la capitale souhaitait en effet se ménager avant une finale de Coupe de la Ligue, le 11 avril contre Bastia, et un quart de finale de Ligue des Champions, le 15 du même mois. Explication du coprésident des Verts, Bernard Caïazzo : « Le club a été informé que (dans cette hypothèse d’un report) le match de L1, PSG-Metz, serait fixé le 8 avril, en remplacement de la… demi-finale. Dès lors, l’ASSE a refusé. »
Au-delà des petits soucis qataro-stéphanois, il fallait lire, entre les lignes, que Paris souhaitait se ménager en jouant plutôt contre le FC Metz, le 8 avril. Au moins, le PSG était certain de faire l’économie des prolongations. Sans doute pouvait-il aussi se permettre de faire tourner son effectif face à la lanterne rouge lorraine sans craindre pour le résultat final.
Qu’en pense-t-on à Metz ? « Ce n’est pas très sympa pour nous ça ! , sourit Sylvain Marchal. C’est une stratégie que je peux comprendre. D’autant que, vu notre classement, tout laisse penser que, pour le PSG, ce sera plus facile de jouer contre nous. Mais ce n’est pas forcément un bon calcul. Faire des calculs, c’est déjà un bon moyen de se planter. Et on va tout faire pour leur rendre la partie difficile. » Parole d’ex-Stéphanois au passage… Sinon, le match Paris-Metz aura finalement lieu le 28 avril.
Ch. J.
Fc Metz express
Tableau de bord. Hier : une séance d’entraînement le matin. Aujourd’hui : une séance à 10h30. Demain : une séance à 15h30 (huis clos). Samedi : Metz - Toulouse à 20 h. Dimanche : repos.
D’un match à l’autre. Derniers matches : Caen - Metz (30e journée de Ligue 1), samedi 21 mars : 0-0. Prochain match : Metz - Toulouse (31e journée), samedi 4 avril à 20 h. À suivre : Metz - Lens (33e journée), samedi 18 avril à 20 h ; Paris SG - Metz (32e journée), mardi 28 avril à 21 h.
À l’infirmerie. Sergei Krivets s’est blessé à la main droite avec la sélection biélorusse (fracture du deuxième métacarpe) mais il a fait savoir au staff messin qu’il était en mesure de jouer. Juan Falcon (ischio-jambiers) est toujours en phase de reprise. Enfin, Romain Rocchi poursuit la rééducation de son genou opéré.
Buteurs. Ligue 1 : Yeni Ngbakoto (5 buts), Juan Falcon, Modibo Maïga (4), Gaëtan Bussmann, Florent Malouda (2), Guido Milan, Ahmed Kashi, Bouna Sarr, Kévin Lejeune, Sergei Krivets (1).