R.L. 05/04 : Metz enfin libéré

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Amsalem
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R.L. 05/04 : Metz enfin libéré

Messagepar Amsalem » 05 avr. 2015, 07:07

Metz enfin libéré

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Disponible et remuant, Bouna Sarr a livré une prestation de haute volée hier. Photo Anthony PICORÉ

Après dix-huit matches sans victoire, le FC Metz s’est réveillé hier (3-2), aux dépens d’une très faible équipe de Toulouse, fort logiquement relégable elle aussi. La lumière est venue par Maïga, auteur d’un triplé.

Des buts, une possession supérieure (55 %), du jeu et, plus incroyable encore, une victoire du FC Metz. La première en 2015. Un événement. Avec un brin de retard, le printemps a enfin atteint la Moselle et ses fleurs sont apparues sur le tableau d’affichage de Saint-Symphorien. Il indiquait 2-1 aux citrons, 3-2 à l’arrivée. À ce stade de désespoir et après dix-huit sorties sans succès, ce scénario était presque inattendu. Il aura seulement fallu attendre le concours généreux de Toulouse pour renouer avec un parfum dissipé depuis le 1er novembre et le passage de Caen (3-2). Ce jour-là, déjà, ce brave Modibo Maïga avait frappé plusieurs fois…

C’est ainsi. Cet attaquant marque peu avec les Grenats et jamais à l’unité d’ailleurs, mais son premier triplé en carrière, après deux doublés cette saison, a soulagé Metz d’un vilain poids hier. Car les Lorrains ont d’abord été menés. Il a suffi d’un contre toulousain, d’un mauvais jugement de Mfa sur le déboulé de Pesic et d’un retard de Palomino sur le centre pour laisser Ben Yedder ouvrir le score (0-1, 22e ). Et puis, soudain, le miracle s’est produit. Sur une frappe contrée de Ngbakoto, Maïga a hérité du ballon et trompé Ahamada d’un tir intérieur du gauche (1-1, 25e ). Sur une récupération de Sassi et une passe de Bussmann, l’homme du soir a ensuite crocheté Spajic et fusillé le gardien (2-1, 42e ). Enfin, Malouda décalait le Malien pour le 3-1, juste après la pause (54e ). C’était Byzance !

Huit points de retard…

Toulouse n’aura existé que 25 minutes hier. Jusqu’à son but en réalité. La suite fut une longue démonstration lorraine, qui s’est encore accentuée avec la sortie sur blessure de Kana-Biyik (46e ) et l’expulsion de Tisserand à l’heure de jeu. Avec un duo de récupérateurs (Kashi, Sassi) complémentaires, des attaquants incisifs et une expression collective que beaucoup croyaient perdue, Metz s’est tout bonnement promené dans cette soirée. Le score aurait d’ailleurs dû enfler dans des proportions plus spectaculaires, mais Malouda (40e , 49e , 58e ), Sassi (33e ), Ngbakoto (45e ) et Sarr (82e ) n’ont pas connu la fortune de leur confrère malien. Et Doumbia, d’une tête plombante, s’est amusé à leur faire peur en réduisant l’écart sur la fin (3-2, 90e +1)...

Qu’importe, évidemment. Le FC Metz, dominateur et victorieux, ne pouvait se permettre de bouder des plaisirs devenus si rares. D’autant que l’opération lui permet de quitter, au moins provisoirement, la dernière place du classement, en attendant Bordeaux-Lens aujourd’hui. Et puisque tout arrive, la concurrence a aussi fait le nécessaire, hier, pour autoriser quelques vagues espoirs de maintien du côté messin. À sept journées du verdict, les Grenats n’accusent que huit unités de retard sur Lorient, le premier non-relégable. La fameuse tirade du « mathématiquement possible » va jouer les prolongations en Moselle.

Christian JOUGLEUX.

Chapeau Modibo !

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Modibo Maïga ne marque jamais en une seule fois… Photo Anthony PICORÉ

Auteur du premier triplé de sa carrière, l’attaquant messin Modibo Maïga a illuminé la soirée et redonné un semblant d’espoir pour le maintien.

MFA. Le gardien peut et doit sortir devant Pesic qui a tout le loisir de centrer pour Ben Yedder sur l’ouverture du score. Une hésitation coupable. Avant cela, le Franco-gabonais n’avait jamais eu l’opportunité de se chauffer les gants. Vigilant sur sa première intervention de la seconde période (47e ) et solide dans ce duel remporté face à Braithwaite (83e ) qui a fait un bien fou aux Grenats. Il ne peut cependant rien sur la tête puissante de Doumbia.

METANIRE. Toujours autant d’activité sur son côté droit. Une bonne entente avec Sarr pour le latéral, qui a multiplié les courses vers l’avant et proposé des centres gênants pour l’arrière-garde toulousaine. Une prestation correcte sur le plan défensif.

MILAN. Promu capitaine pour la première fois, il s’est montré solide dans les duels, ce n’est pas une nouveauté. L’Italo-argentin n’a pourtant parfois pas respiré la sérénité avec son compère de la défense centrale.

PALOMINO. Pas vraiment serein sur la totalité de la partie, notamment sur son marquage. Les larges épaules du défenseur argentin ont quand même remué les armes offensives toulousaines.

BUSSMANN. Le défenseur est dans le coup sur le deuxième but : c’est lui qui sert parfaitement Maïga pour le 2-1. Remuant et inspiré sur ses centres.

KASHI. Le milieu est l’auteur de la première frappe du match (9e ). On le retrouve tranchant et intéressant dans la récupération du ballon. Un jeu simple sans fioriture.

SASSI. Dans l’orientation, le milieu a donné pleine mesure à sa technique. Sa frappe, après un beau jeu à trois, est un peu tendre pour surprendre Ahamada (33e ). L’international tunisien fait la différence pour décaler habilement Busmmann sur le deuxième but. Remplacé par Doukouré (83e ).

MALOUDA. C’était le Malouda des bons jours. Deux grosses occasions pour le Guyanais en première période. Une reprise sauvée sur la ligne par Tisserand (25e ), suivie d’une frappe puissante à ras de terre (41e ). L’ancien Blues sert aussi Maïga sur le troisième but puis tente une reprise de volée de peu à côté (59e ). Cède sa place à Lejeune (83e ).

SARR. Une pile électrique. Un véritable poison pour les défenseurs toulousains. Son coup de rein a fait du mal au TFC. Il est entré dans les espaces laissés par les visiteurs avec beaucoup de réussite. Il continue à fournir des efforts importants pour le club. Du très bon Sarr encore hier soir.

NGBAKOTO. Beaucoup de tentatives avec ses frappes (19e , 45e ). De l’envie et de l’abnégation aussi. Une partie plutôt pleine pour le milieu. Un bon repli défensif aussi. Précieux.

MAÏGA. L’homme de la soirée évidemment. L’attaquant collectionnait deux doublés cette saison (Paris et Caen) : il a inscrit, hier soir, le premier triplé de sa carrière avec un plat du pied gauche, une frappe lourde du droit et un tir à ras de terre. Le tout avec un froid réalisme.

Nicolas KIHL.

« Le week-end de la Résurrection »

Bouna Sarr (milieu du FC Metz). « Non seulement il y a la victoire, mais la manière est également très positive. On doit s’appuyer sur ce genre de prestation. On a su imposer notre jeu même si on a eu un peu peur après l’ouverture du score de Toulouse. Mais on a su vite réagir. On s’est lâché, sans calculer. On est content pour nous et pour nos supporters. Dans quinze jours, on reçoit Lens : il faudra faire la même chose. »

Albert Cartier (entraîneur du FC Metz). « Le week-end de Pâques, c’est le week-end de la Résurrection. C’était donc le soir de la Résurrection du FC Metz. C’est la victoire de tous les joueurs : ceux qui étaient sur le terrain, sur le banc, avec la réserve où dans les tribunes. On a retrouvé ce qui faisait notre force en début de championnat et la saison dernière. C’est-à-dire le pressing, le jeu vers l’avant et cette volonté de bousculer l’adversaire. Bref, ne pas être attentiste. C’est grâce à cet enthousiasme qu’on peut encore espérer. Rien n’est terminé. En attendant, on est tous vraiment content d’avoir gagné ! »

Modibo Maïga (attaquant du FC Metz). « C’était mon jour de chance ! La réussite a enfin été au rendez-vous. Ça fait un bien fou ! Surtout après les efforts réalisés ces derniers mois sans aucune récompense au bout. La grande différence, c’est qu’on a su provoquer la réussite. J’espère que cette victoire va nous donner encore plus de confiance pour la suite. »

Dominique Arribagé (entraîneur de Toulouse). « On espérait évidemment mieux. Mais félicitations aux Messins pour leur production. On savait qu’on n’était pas sorti de la difficulté après notre succès face à Bordeaux. Nous avons eu trop de manques défensifs et nous avons laissé trop jouer notre adversaire. Mais je reste persuadé, malgré tout, qu’on va se sauver. »

Guido Milan (défenseur du FC Metz). « Cela faisait longtemps que l’on attendait cette victoire. En plus, on marque trois buts. On a fait une bonne entame même si on est mené au score. Notre réaction a été immédiate pour égaliser. On s’est lâché quand on était dos au mur, on a beaucoup tenté. Il faudra remettre tous ses ingrédients sur les prochains matches. Il faut garder espoir et se battre jusqu’à la dernière journée. »

Hors-jeu

Milan

Albert Cartier a choisi, hier, de coucher une composition de départ sans surprise. À une exception près : Sylvain Marchal, le capitaine, a été invité à s’installer sur le banc au coup d’envoi de ce Metz-Toulouse. La charnière centrale, en défense, était donc une affaire argentine avec le duo Milan-Palomino. Le grand Guido a également hérité du brassard dans la manœuvre. Une première pour lui.

Scouts

Ce duel des cancres de la Ligue 1 a attiré quelques scouts hier. Les clubs de Karlsruhe, West Ham, du FC Bruges, du Standard de Liège, de Reims et enfin Troyes ont en effet dépêché des émissaires au stade Saint-Symphorien. Étonnant ? Pas vraiment. Il se trouve souvent de bonnes affaires à réaliser dans les rangs des relégués. D’autant qu’une descente stimule souvent les envies de départ…

Tribunes

Saint-Symphorien a chanté hier, mais les supporters n’ont pas oublié, non plus, de revendiquer leur déception. De nombreuses affiches, à l’adresse du président, de Dominique d’Onofrio et d’Albert Cartier ont fleuri en tribune, du côté de la Horda Frénétik. Ainsi que cette banderole sans concession : « Serin, merci pour le fiasco ».


Braun et Curioni : les Artilleurs de Metz

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Nico Braun (à gauche) et Hugo Curioni encadrant le président Carlo Molinari. L’heure était aux souvenirs et aux sourires, hier, du côté de Saint-Symphorien. Photo Anthony PICORÉ

Ils ne s’étaient plus revus depuis trente-sept ans. Hier, Nico Braun et Hugo Curioni, le meilleur duo d’attaque de l’histoire du FC Metz, étaient à nouveau réunis. Séquence émotion. Avec des souvenirs à la pelle.

J’ ai eu un peu de mal à te reconnaître. Tu avais bien plus de cheveux à l’époque ! » Cette petite pique, signée Nico Braun, est lancée dans un large sourire. Quelques instants auparavant, l’ancien international luxembourgeois venait de tomber dans les bras d’Hugo Curioni, son ex-compère de l’attaque messine. Là, sur la pelouse de Saint-Symphorien. Le théâtre de leurs exploits passés. Avec beaucoup d’émotion…

Les deux hommes ne s’étaient plus revus depuis… 1978. À leur côté, Carlo Molinari se délecte de ces retrouvailles. « Cela ne me rajeunit pas , lâche, le regard pétillant, celui qui fut à l’origine de la formation de cette formidable doublette. Mais, surtout, cela me rappelle des souvenirs extraordinaires. Et des buts, beaucoup de buts. »

« On n’avait pas beaucoup de mérite, il n’y avait pas de gardiens , rigole Hugo Curioni, aujourd’hui retiré dans son Argentine natale. Plus sérieusement, nous avions surtout d’excellents joueurs autour de nous qui nous donnaient de très bons ballons. » Nico Braun confirme d’un mouvement de tête : « Oui, Betta, Hausknecht, Coustillet ou Tota », énumère-t-il.

Mais la complémentarité hors-norme de ces Artilleurs de Metz restera néanmoins gravée dans l’histoire du club à la Croix de Lorraine. « On n’avait pas besoin de se parler , souligne encore Nico Braun. Même si au début, il a fallu s’adapter à son style un peu particulier, voire déroutant. Mais on s’y est vite fait. »

Champagne et petits pâtés

Une marque de fabrique que Carlo Molinari n’a pas oubliée : « Une fois qu’on avait perdu le ballon, Hugo revenait en marchant. On aurait dit qu’il était mort. Et puis, dès qu’on attaquait à nouveau, il repartait de plus belle. Une vraie résurrection. Les défenseurs adverses ne voyaient alors plus que son numéro ». L’intéressé mime la fatigue et explique qu’il « faisait déjà ça à Boca Juniors », le club qui l’a révélé.

Tout ce petit monde trinque alors au Champagne. « On en buvait assez souvent, non ? », demande alors Nico Braun à son ancien partenaire. « Oui, rigole ce dernier. Et tu te souviens des petits pâtés chauds de M. Gillet ? » Chez ces deux-là, la gourmandise n’est pas un vilain défaut. Au contraire. C’est bien cet appétit (pour les buts) qui a fait leur réputation. Et mis sur orbite une équipe messine à la peine lors de l’arrivée de l’Argentin en provenance de Nantes en janvier 1975. Une fois encore, Carlo Molinari joue les archivistes : « Hugo a mis quelques semaines à s’adapter. Et puis on va jouer chez le leader, Monaco (le 23 février 1975). Nous, nous étions dix-neuvièmes. On est rapidement mené 1-0. Hugo avait raté de nombreuses occasions. Il avait la rage et… il égalise. » Les Messins s’imposeront finalement 2-1 grâce à un but de Betta et termineront huitième de D1. Le début de la légende des Artilleurs de Metz.

Qui perdure encore aujourd’hui. Qui valait bien ces belles et émouvantes retrouvailles. Et qui, visiblement a inspiré l’attaque messine, hier soir, dont un certain Modibo Maïga. L’effet Braun-Curioni sans aucun doute…

Jean-Sébastien GALLOIS.

Association de bienfaiteurs

À l’heure où la moindre statistique est analysée, décortiquée, épluchée, Nico Braun et Hugo Curioni auraient fait le bonheur de n’importe quel analyste. Car aligner les chiffres fut la grande spécialité des deux attaquants messins.

Déniché du côté de Schalke 04 par Carlo Molinari, Braun le Luxembourgeois disputera 169 matches en Première division (dont 168 en tant que titulaire) et inscrira 95 buts auxquels s’ajoutent 12 réalisations en Coupe de France. Soit un total de 107 buts entre 1973 et 1978.

De son côté, Curioni l’Argentin débarque en Lorraine en 1974. Le soir du Réveillon du Nouvel An, le Nantais exauce, en effet, le vœu du président Molinari en s’engageant, dans un premier temps, « pour six mois » au FC Metz. Grâce à ses coups de pattes de félin, l’ancien joueur de Boca Juniors inscrira, quant à lui, 59 buts en championnat (en 109 matches, 108 titularisations) et 12 en Coupe de France. Total : 71 réalisations entre 1975 et 1978.

178 buts à eux deux

Braun-Curioni ? Le meilleur duo d’attaque que le FC Metz n’ait jamais possédé ! 178 à eux deux en seulement trois saisons et demie. Les soirées du stade Saint-Symphorien étaient alors animées par ces deux Artilleurs.

« C’est leur complémentarité qui leur a permis de briller , assure Carlo Molinari. Nico était très fort de la tête. Ce n’est pas pour rien que je le surnommais le taureau. Quant à Hugo, il n’avait pas son pareil lorsqu’il s’agissait de prendre de la profondeur. »

Bref, une association à buts lucratifs. Une association de bienfaiteurs. Qui ferait le bonheur des statisticiens.

Leurs fiches

NICO BRAUN

Né le 26 octobre 1950 à Luxembourg.

International luxembourgeois (40 sélections).

Attaquant.

Carrière : Résidence Walferdange (Luxembourg), Union Luxembourg (Luxembourg), Schalke 04 (Allemagne), Metz (1973-1978, 107 buts), Sporting Charleroi (Belgique), Thionville (1980-1981), Union Luxembourg (Luxembourg), Minerva Lintgen (Luxembourg).

Palmarès : champion du Luxembourg en 1971 (Union Luxembourg) ; vice-champion d’Allemagne en 1972 (Schalke 04) ; vainqueur de la Coupe d’Allemagne en 1972 (Schalke 04) ; vainqueur de la Coupe du Luxembourg en 1969 et 1970 (Union Luxembourg).

HUGO CURIONI

Né le 11 octobre 1946 à Bella-Vista (Argentine).

Attaquant.

Carrière : Cordoba (Argentine), Boca Juniors (Argentine), Nantes (1973-1975), Metz (1975-1978, 71 buts), Troyes (1978), Montpellier (1978-1980), Toluca (Mexique), La Plata (Argentine), Cordoba (Argentine).

Palmarès : champion d’Argentine en 1970 (Boca Juniors) ; vice-champion de France en 1974 (FC Nantes).

J.-S. G.

Toulouse dans le rouge

L’effet Dominique Arribagé n’aura pas survécu au deuxième match du nouvel entraîneur toulousain. Son équipe reste engluée dans la zone de relégation et elle n’a pas montré beaucoup d’arguments pour en sortir hier. Seul Ali Ahamada a su faire front, en intervenant devant des tentatives de Sassi (33e ), Malouda (40e ) et Ngbakoto (45e ) notamment. Tisserand a également sauvé un ballon du même Malouda sur la ligne (24e ), mais il s’est surtout distingué en héritant de deux avertissements synonymes d’expulsion. Kana Biyik , lui, a dû quitter les siens après un coup de coude de… Malouda avant la pause. Le Guyanais était décidément partout, mais pas sur le but de Ben Yedder , à la conclusion d’un beau service de Pesic (22e ). Une des rares éclaircies dans la soirée du Téfécé hier. Car ses attaquants ont peu existé et le milieu toulousain a été proprement dévoré.


Nul sur toute la ligne (CFA)

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Fadil Sido. Photo archives Anthony PICORÉ

L’équipe réserve du FC Metz a obtenu à Viry-Châtillon un match nul qui n’est pas satisfaisant. Il faudra montrer autre chose pour se maintenir.

Après trois sorties sans inscrire le moindre but, les Grenats se devaient de retrouver le chemin des filets hier en fin d’après-midi sur le terrain de Viry-Châtillon. En effet, à sept journées de la fin du championnat, le sprint final est lancé dans une poule B extrêmement serrée en queue de peloton et les hommes de José Pinot savaient qu’un succès en région parisienne pouvait être décisif dans l’optique du maintien.

Sur une pelouse à l’état lamentable, les vingt-deux acteurs auront eu bien du mérite à essayer de proposer du jeu. À tel point que ni Johann Carrasso, ni son homologue essonnien Mohamed Benhamou n’ont dû intervenir pendant ces quarante-cinq premières minutes.

Pâle Ben Youssef

On attend forcément plus d’une réserve professionnelle au sein de laquelle Jérémy Choplin a notamment été titularisé en charnière centrale. Mais les Virois, qui jouent eux aussi une partie de leur avenir en CFA, entendent bien porter l’estocade à la moindre erreur messine en comptant avant tout sur la vitesse de leur duo d’attaque Gohiri-Kiaku.

L’entrée de N’Sor après la pause, en remplacement du pâle Ben Youssef, doit permettre à Metz de plus peser offensivement. Pourtant, ce sont les Canaris qui s’installent dans la moitié de terrain visiteuse… Debout devant leur banc respectif, les deux coaches trépignent, sans doute pour se réchauffer parce que le spectacle proposé n’a vraiment pas de quoi enthousiasmer les foules à l’image de cette tentative sans conviction de Sido qui termine à trois bons mètres de la cage viroise (70e ). Au final, un 0-0 à oublier, le FC Metz devra montrer autre chose pour sauver sa tête en fin d’exercice.

VIRY-CHÂTILLON - METZ : 0-0

70 spectateurs. Arbitre : M. More. Avertissement à Metz : Bur (27e ).

VIRY-CHÂTILLON. Benhamou – Senou, Miatoudila, Diakhaté, Oualhazi – Diasivi (cap.), Marcilla (Kourekama, 74e ), Harab, Katshimuka – Gohiri (Manène, 88e ), Kiaku. Entraîneur : Aïchour.

METZ. Carrasso – Donval, Toussaint, Choplin, Udol – Pierrot (cap.), Philipps, Sido, Ben Youssef (Nsor, 46e ), Bur (Diallo, 68e ) – Vion (Seydi, 83e ). Entraîneur : Pinot.


M. C.

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Billou Grenat
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Re: R.L. 05/04 : Metz enfin libéré

Messagepar Billou Grenat » 05 avr. 2015, 07:25

Score flatteur pour les Toulousains car les messins auraient pu (dû) gagner avec au moins 3 buts d'avance vu la physionomie du match !
En tout cas bravo à nos Grenats qui ont fait un très bon match, la preuve que quand ils veulent ils peuvent ! :bravo: :metzch:

dede_didi

Re: R.L. 05/04 : Metz enfin libéré

Messagepar dede_didi » 05 avr. 2015, 10:08

Tant qu'il y a la vie, y a de l'espoir!

Quand ils veulent, il y a quand même moyen de bien jouer...dommage de ne l'avoir fait qu'en début et en fin de saison..

On voit bien qu'on ne peut pas se passer de Yéni ou de Bouna, ils sont indispensables! Tout comme Sassi, Malouda et Kashi dans l'entre jeu!

Victoire impérative contre Lens! :metzch:

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Re: R.L. 05/04 : Metz enfin libéré

Messagepar DCD » 05 avr. 2015, 10:12

Yéni indispensable ?

Arthag
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Re: R.L. 05/04 : Metz enfin libéré

Messagepar Arthag » 05 avr. 2015, 11:33

Amsalem a écrit :
Après dix-huit matches sans victoire, le FC Metz s’est réveillé hier (3-2), aux dépens d’une très faible équipe de Toulouse, fort logiquement relégable elle aussi.
C'est le cas de le dire ... certes c'était une belle soirée, mais que Toulouse était faible, surtout au milieu de terrain. On risque de les revoir l'année prochaine s'ils se bougent pas sérieusement.

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Re: R.L. 05/04 : Metz enfin libéré

Messagepar bialbo » 05 avr. 2015, 11:55

Quel artilleur ce Maiga ! :bravo:

Enfin un joueur qui ne se pose pas de questions dans ces tirs et sait cadrer.

Cela fait plaisir !

Certainement l'effet Braun/Curioni... :-D

Si la saison prochaine on garde Saar, Sassi, Palomino, Maiga, Kashi, on peut faire des choses intéressantes (sans oublier Ben-Youssef à côté de Maiga !)...

On va remonter très vite en L1 et cette fois pour s'y maintenir (avec AC car je pense qu'il a appris aussi beaucoup cette année !)...

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Re: R.L. 05/04 : Metz enfin libéré

Messagepar Chevalin » 05 avr. 2015, 12:01

bialbo a écrit :
Si la saison prochaine on garde Saar, Sassi, Palomino, Maiga, Kashi, on peut faire des choses intéressantes (sans oublier Ben-Youssef à côté de Maiga !)...
Maïga? Tu t'enflammes. Impossible à mon avis, sauf si WH veut vraiment s'en débarrasser.
Sassi? Il s'est encore montré ce soir, l'intérêt de Monaco va sans doutes se confirmer. On a vu ce qu'il donnait quand ça jouait.
Sarr? Pareil, il crève l'écran depuis plusieurs matchs (dédicace à Lorange), mais il aime le club et n'a pas un énorme salaire, alors pourquoi pas...

Palomino et Kashi, ça semble plausible, mais à voir.

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Re: R.L. 05/04 : Metz enfin libéré

Messagepar Arty57 » 05 avr. 2015, 12:24

Peut être que si dés le début de saison on leur avait dit qu'on ne se maintiendrai pas , on aurait eu le droit à plus de match comme hier soir :mrgreen:

Musollaie

Re: R.L. 05/04 : Metz enfin libéré

Messagepar Musollaie » 05 avr. 2015, 12:59

Libéréééééééééééééé, Délivréééééééééééééé !

https://www.youtube.com/watch?v=wQP9XZc2Y_c

:oops:

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bialbo
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Re: R.L. 05/04 : Metz enfin libéré

Messagepar bialbo » 05 avr. 2015, 13:32

Arty57 a écrit :Peut être que si dés le début de saison on leur avait dit qu'on ne se maintiendrai pas , on aurait eu le droit à plus de match comme hier soir :mrgreen:
+1000

Et oui cela aurait été une stratégie judicieuse au lieu de mettre la pression à nos joueurs pour que le club se maintienne à tout prix !

Mais bon je retourne ma veste concernant AC, il a enfin compris comment coacher son équipe.

Pour moi c'est un entraîneur qui mérite de rester aussi longtemps aux commandes qu'un certain JM (un peu de stabilité ne fera que du bien au club)...


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